
Je l’ai révélé plus tôt dans la journée via mon fil X : Leclerc va annoncer demain l’adoption et le déploiement de l’indicateur de coût environnemental sur 6 000 produits alimentaires MDD. Dit autrement, l’enseigne va donner une visibilité à grande échelle au scoring voulu par le Ministère de la Transition Écologique, dans le prolongement de la loi Climat et Résilience. L’an dernier, à pareille époque, l’enseigne avait déjà généralisé l’impact carbone de ses MDD (revoir ici).
Désormais, avec le coût environnemental (annoncé pour le textile il y a quelques semaines, mais avec une trop faible fréquence d’achat pour frapper les esprits), Leclerc va au-delà du carbone. Le coût environnemental prend en compte 16 indicateurs d’impacts environnementaux (climat, eau, santé des sols, biodiversité…) liés à la fabrication des produits alimentaires. L’ensemble des étapes sont considérées, du champ à l’assiette, en incluant notamment la transformation, les emballages ou encore les transports. Avantage : l’indicateur est donc plus complet et a vocation à devenir un standard multi-enseignes. Inconvénient : c’est un brin plus abstrait que la seule empreinte carbone. Il faudra du temps et de la pédagogie pour par exemple savoir si 63 points d’impact pour un paquet de petits beurres est un bon ou mauvais score. Moins intuitif donc que le Nutriscore par exemple avec ses lettres et ses couleurs. Mais l’adoption à grande échelle (Carrefour et U ont aussi choisi le coût environnemental du gouvernement pour le textile) permettrait d’installer l’indicateur et de fixer les repères. A court terme, le coût environnemental est déjà disponible sur le site Leclerc drive. Il devrait arriver en magasins dans la foulée, via les étiquettes électroniques.
NB : pour les curieux, + d’infos sur moins-de-carbone.leclerc. Le site était d’ailleurs annoncé sur l’affichage digital des magasins dès hier 😉




