
La désalcoolisation de la société se poursuit. Que ce soit la conséquence des campagnes de prévention ou une relation à la santé qui évolue, les faits sont là : les Français boivent moins. Mais derrière la moyenne, il y a d’importants écarts…
Après le vin, l’ensemble du rayon alcools est victime de la désaffection des consommateurs. L’an dernier, les ventes ont reculé de 0,7 % en volume selon NielsenIQ. Et impossible de voir un effet de vase communiquant avec le hors-domicile. Les ventes y ont reculé davantage encore : – 2 %. La sobriété gagne ! D’ailleurs, comme un signe, les apéritifs sans alcool s’envolent : + 7 % en hypers/supers.
Deux exceptions dans ce marasme : la bière et la vodka. Point commun : la cible (jeune) et leurs moments de consommation conviviaux. À l’inverse, les alcools plus traditionnels (par exemple whisky, anisé ou vin rouge) reculent fortement.
Au-delà, cette étude NielsenIQ pointe une véritable dualité sociale. La déconsommation est très marquée parmi les foyers aisés (parce que plus soucieux de leur santé ?). Leurs achats ont reculé de 10 % ! À l’inverse, la consommation progresse fortement au sein des foyers modestes et nombreux. Deux typologies qui, sans généralisation excessive, peuvent se recouper. Ce qui n’est d’ailleurs pas le moindre des paradoxes eu égard au prix des spiritueux…



