
C’est pas comme si on en manquait… Orange a lancé hier sa marketplace. 8 000 réfs (vendues et expédiées par des tiers donc) ont débarqué sur la boutique en ligne de l’opérateur téléphonique. D’ici à la fin de l’année, Orange annonce déjà plus de 40 000 réfs et promet (on n’en attendait pas moins) des “critères exigeants” de sélection des fournisseurs, “un suivi régulier de leur performance et de la qualité de leurs prestations“. Bref, le bla-bla habituel (connaissez-vous une marketplace qui dit l’inverse… ?)
Sur le fond, l’initiative est intéressante pour ce qu’elle raconte du commerce. D’abord (et le mot est employé par Orange dès les premières lignes de son annonce), Orange exploite la “confiance” dont la marque jouit dans son univers d’expertise, en l’occurrence la tech prise au sens large. Dès qu’un acteur est reconnu comme tiers de confiance, il peut de fait porter des offres autres que les siennes stricto sensu. En ce sens, rien de nouveau. Ensuite, il y a le principe économique même des marketplaces : pour “l’hébergeant” ici Orange, c’est une activité sans risque direct. Pas d’achat, pas de stockage, juste une commission sur les ventes (à laquelle peut s’ajouter un ticket d’entrée). Bref, tout bénéf !
Reste, comme toujours, les mêmes deux écueils. D’abord, en dépit du contrôle annoncé, la marque Orange (comme Amazon ou Cdiscount par exemple) peut être affectée par les pratiques d’un vendeur opérant dans son environnement : offre, prix, service, etc., les raisons d’insatisfaction ou de défaillance ne manquent pas. Ensuite, la valeur d’une marketplace est directement corrélée à son assortiment. C’est le nombre de références qui fait l’attractivité. Et, pour le coup, comparé aux mastodontes Amazon, Aliexpress et consorts, Orange et ses 40 000 offres (même resserrées au champ de la tech) sera… une market place “de petite taille” (pour rester poli 😉 ).




