
Par tradition, la Foire aux Vins est un excellent thermomètre pour la consommation. On est, là, sur une dépense “discrétionnaire”. Rien d’indispensable donc. Et les premiers signes sont inquiétants : à J+14, chez Lidl, les ventes se sont écroulées. – 15 % sur un an. On est bien dessus du trend naturel de la déconsommation du vin (environ – 5 %). Le sujet ne réside pas dans les engagements (les quantités commandées) mais bien dans la demande consommateurs. Toujours en deux semaines, moins de deux bouteilles sur trois auraient été écoulées. Même déception chez Intermarché, en tous les cas à magasins comparables.
L’insuccès des FAV millésime 2026 est un avertissement sérieux pour la conso. On peut comprendre les clients, ballotés entre les craintes géopolitiques et – plus terre-à-terre mais tellement important – le prix de leur dernier plein. Sans compter les menaces (réalistes) sur l’inflation alimentaire à venir dont la petite musique s’installe. En ce sens, l’ampleur du recul de la FAV Lidl doit être pris pour ce qu’il est : le signe que, côté consommation, les Français ont les deux pieds sur le frein. A quelques semaines du lancement de Noël. Inquiétant comme rarement.




