
L’hyper de demain sera alimentaire ou ne sera pas ! Il faut en effet être grandement naïf pour imaginer que le non-alimentaire de destination (les grosses pièces) puisse encore avoir une place majeure, hormis situations locales particulières. En conséquence, “le poids du corps” se déporte mécaniquement sur l’alimentaire. Problème : les supermarchés sont de sacrés concurrents, souvent très compétitifs en prix (notamment les U ou Intermarché). Pour faire le match, l’hyper n’a d’autres choix que d’élever son niveau de jeu. Dans mes conférences sur “le magasin/le commerce du futur”, je résume ce défi en une idée : l’hyper doit devenir un “temple de la bouffe”. Dit autrement : un magasin où on finit presque par regretter de n’avoir que 3 repas par jour à assumer tant le désir est fort d’un rayon à l’autre. Comme un restaurant où le client se désole d’avoir à choisir un seul plat !
Dans la périphérie de Strasbourg, Leclerc Geispolsheim est de cette “race” des “temples de la bouffe”. Longtemps moribond sous son ancienne enseigne Rond Point, le voilà désormais tout en haut des Leclerc de la Scapalsace. 140 M€ sur l0 000 m2. Un joli score. Et, surtout, de véritables aspérités alimentaires. Exemple : le rayon boucherie (9 M€ annuels quand même). Les “viandards” ne sauront pas où donner de la tête (voir la visite photos). Et les plus pressés s’arrêteront même pour déguster au comptoir du “bar à viande” : 20 couverts et 2 services tous les midis. Temple de la bouffe, vous dis-je !
























Carrefour Planet était 15 ans trop tôt !