Géant Hyères : back to basics !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 27 janvier 2012
Journée à Hyères. Visite du nouveau concept Casino Géant en compagnie d’André Lucas (le patron des hypers et des supers du groupe, au centre de la photo) et de mes camarades du Figaro Economie, Linéaires et LSA. Passionnant, comme toujours dès qu’une enseigne réfléchit à son avenir. Pour faire simple (mais je vous raconte tout ça très bientôt en vidéo), la nouvelle mouture marque une certaine forme de retour en arrière par rapport au précédent concept (Pessac) ou aux réflexions de Carrefour (Planet), voire d’Auchan. Ici, c’est back to basics : une vraie pénétrante (elle avait disparu à Pessac), une exécution du prix autrement plus visible (merci le AAB – prix Avant, prix Après, Bénéfice, je bichais !), pas de décorum inutile (Saguez a été « bridé » dit-on), etc. Seule exception : l’extraordinaire travail sur la marchandise en produits frais trad. Histoire que, malgré des prix plus élevés qu’ailleurs, le déplacement le vaille bien. On appelle ça travailler sa valeur et, ça, Casino le fait rudement bien !
A Mouans-Sartoux
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 26 janvier 2012
Après-midi à Mouans-Sartoux, non loin de Nice, consacrée à la visite de l’un des deux sites pilotes de Casino Express, la nouvelle enseigne 100 % drive de Casino. Voilà – enfin – les premiers vrais drives de Casino. Jusqu’à présent (et malgré les plus de 100 sites annoncés), il ne s’agit en effet que de « faux-drives ». Pour faire court (et un peu simpliste je l’accorde), Casino exploite des drives qui ne sont rien de plus qu’une porte ouverte sur la réserve. Pas franchement au top niveau service rendu. Quant à l’organisation – le picking en magasin – rien qui ne permettent d’exploiter une réelle rentabilité du concept. Là, tout a changé. Jean-Charles Nouari, le boss, a dédié une équipe spécifique, laquelle a donc initié de vrais drives : un site autonome (plutôt pas mal placé, au croisement de deux axes très passants : 15 000 et 50 000 véhicules / jour), un picking dans une zone dédiée et de véritables pistes de retrait. La seule formule qui, à mes yeux, a un réel avenir, ne serait-ce que pour escompter ne pas perdre trop d’argent. Je vous en reparle très bientôt…
PS : et pendant ce temps là, l’arrivée de George Plassat à la tête de Carrefour se précisait. Cruauté supplémentaire pour Lars Olofsson, la bourse applaudissait son renvoi programmé : + 7 %. Enorme à l’échelle d’une telle capitalisation.
Primauté du prix, hasard du calendrier
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 25 janvier 2012
Hasard du calendrier. Tribune Grande Conso ce matin avec un rappel de l’indispensable primauté du prix dans la politique commerciale des enseignes en s’appuyant sur le « cas » Carrefour. Dans la foulée, présentation du traditionnel Observatoire Cetelem, un excellent baromètre de l’humeur des consommateurs. Cette année, thème de l’observatoire : la classe moyenne. Et les chiffres sont frappants pour rappeler à quel point l’attente de prix bas est bien réelle. Je vous en glisse quelques uns : pour 46 % (des Français issus des classes moyennes), leur situation financière s’est dégradée ; 44 % estiment plus précisément que leur situation matérielle est moins bonne que celle de leurs parents. Bref, vous l’avez compris, logique que la chasse aux prix bas ait pris autant d’ampleur. Autre façon de « cerner » la question. A la question « Pour améliorer votre niveau de vie, que comptez-vous faire ? », réponse de 3 Français sur 4 : « réduire les dépenses ». Ce qui ne peut que donner de la valeur au prix bas !
Sur le papier, Carrefour a tout compris
Posté par Olivier Dauvers dans Tribunes le 25 janvier 2012
LES FAITS. Carrefour lance la «Garantie Prix le plus bas». Sur 500 produits, l’enseigne promet d’être la moins chère ou de rembourser deux fois la différence. Avec l’objectif de rattraper Leclerc sur son terrain de prédilection : le prix.
Énième initiative commerciale de Carrefour. Après le plan pouvoir d’achat (c’était en 2008 avec, rappelez-vous, le remboursement de la TVA), PromoLibre ou encore Yap-Yap, voici donc la «Garantie Prix le plus bas». 500 produits, pour l’essentiel des majeurs, dont Carrefour entend garantir le meilleur prix possible.
Sur le papier, Carrefour a tout compris. Sur les achats alimentaires, le prix a toujours été, et restera, la clé du succès. Au moins pour une enseigne qui affiche des ambitions autres que d’occuper une niche de marché ! A ceux qui en doutent (il en reste), la saga Leclerc l’illustre à merveille : 0,7 point de part de marché engrangé en 2011, 2,5 pts sur la décennie précédente. Et à ceux qui ont un brin de mémoire, la triste décadence d’Euromarché (dont Carrefour avait profité, c’était il y a 20 ans déjà !) l’avait en son temps tout autant illustré…
«Deux fois la différence» donne du sens à l’engagement
Mais l’intérêt de la Garantie Prix le plus bas va au-delà de la simple promesse. Ce faisant, Carrefour démontre une honorable vision de ce que doit être aujourd’hui une relation-client aboutie. Il y a, en premier lieu, le remboursement de deux fois la différence. N’en déplaise à ceux qui en font pourtant le point cardinal de leur politique commerciale, rembourser simplement la différence n’a pas de valeur. Comme si, d’une manière générale, la justice ne condamnait qu’à la réparation du forfait commis et négligeait toute pénalité. Non ! La contrition prend sa source dans la punition. Sans pour autant en faire une vérité (seule l’expérience en attestera) «Deux fois la différence», ainsi que l’annonce Carrefour, donne du sens à l’engagement, à l’image, par exemple, de Leroy Merlin.
Au-delà, Carrefour a, au passage, revu sa signature. Après le retour du «positif», bien trop abstrait, voici donc «Les prix bas, la confiance en plus». C’est toute l’audace du nouveau Carrefour que Noël Prioux veut inventer, neuf mois après avoir pris la tête de l’activité française. Neuf mois pour accoucher d’un «claim» qui résume l’ambition ultime de tout distributeur. Le prix, bien sûr. Mais surtout la confiance. Car la préférence (qui doit être l’élément fondateur de toute politique de relation-client digne de ce nom) a la confiance comme préalable absolue. Dans une époque marquée par une objective sur-abondance d’offre (qui peut décemment estimer manquer de surfaces commerciales ?), point de préférence sans confiance. C’est sans doute parce que Carrefour en souffre plus que les autres – la faute à un extraodinaire zig-zag stratégique sur les dernières années – que l’enseigne en a acquis la conviction.
Être le moins cher ne se décrète pas mais se construit
Comme souvent néanmoins, le plus dur commence pour Carrefour. Et les chantiers sont immenses. Être le moins cher ne se décrète pas mais se construit : par une maîtrise absolue du coût-outil, par un pricing millémétrique, par une motivation sans faille des équipes pour parfaire l’exécution prix en points de vente et, faut-il le rappeler, par une certaine dose d’abnégation lorsque, au nom de l’objectif ultime, il s’agira de sacrifier sa rentabilité sur tel ou tel produit. Dit encore plus directement : le bon Docteur Prioux inflige, là, une cure de commerce à un groupe jusque là dopé à la finance. Un véritable remède de cheval ! Mais l’état de Carrefour nécessitait bien plus qu’une simple tisane homéopathique. Reste à suivre le traitement…
Olivier Dauvers
Pour télécharger la version PDF, c’est ici
Les U plus fort que Leclerc !
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 24 janvier 2012
Aller-retour express à Paris ce matin pour la conférence de presse de Système U, bilan 2011. Pour faire simple, un bon exercice. Les U ont progressé de 5,6 % (c’est certes 0,4 pt de moins qu’annoncé l’an dernier à pareille époque, mais quand même…) et 2012 s’annonce encore meilleur : + 8 %, grâce notamment au renfort de Coop Atlantique. Mais le plus intéressant est ailleurs : dans la volonté de Système U, revendiquée ce matin par Serge Papin de contenir l’inflation à… 0 %. Une « ambition » plus qu’un « objectif » dans la terminologie U. Et un sacré challenge. A date, dans les box négos, la demande des industriels est encore à + 5,97 %. Franchement, et malgré le fait que les U « vendent » de la croissance à ses fournisseurs, je ne vois pas comment ramener l’inflation de 6 % à 0 % ! D’autant qu’hier, dans une interview à Ouest-France que nombre d’industriels auront lu, Michel-Edouard Leclerc a répété qu’il s’attendait à une inflation de 2,5 %. En clair, sur ce terrain, les U ont donc un objectif autrement plus ambitieux que Leclerc.
Le commerce de demain en direct du NRF (New York)
Le NRF (National Retail Federation) est le plus important salon retail au monde, capable de mobiliser 22 000 visiteurs et Bill Clinton en tête d’affiche ! C’était de lundi à mercredi dernier à New-York. Parmi les centaines de solutions et technos proposées, en voici 4 que j’ai plus particulièrement retenues…
Retour en France
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 23 janvier 2012
Retour en France. Au propre comme au figuré. Je boucle RENNES CONSO* demain et les instructions de créa graphique de deux de nos annonceurs me font sourire. L’un qui propose des chaussons made in France souhaite que nous le mettions en exergue dans sa pub, « au besoin avec un coq bleu-blanc-rouge » me dit-il. L’autre me demande de spécifier que 80 % des cartouches d’encre qu’il recharge sont « faites en local« . Comme un écho au vent de l’achat français que la campagne électorale fait actuellement souffler ! C’est le retour de la France.
* RENNES CONSO est un magazine grand public que j’édite tous les mois à 130 000 ex sur l’agglomération rennaise. Pour ceux qui ne connaissent pas et veulent découvrir, c’est ici
Carte postale de New-York (15)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 21 janvier 2012
Dernière carte postale de NY et un peu de légèreté comme c’est le week-end. Mais une légèreté toute professionnelle. Avec un sujet qui m’obsède : le… merchandising. Comment mieux définir le « merch » qu’en évoquant l’objectif de faire comprendre l’offre ? C’est ainsi qu’il faut « lire » cette tranche de vie commerciale. Quel intérêt aurait en effet ce love store de proposer une large gamme de préservatifs (vous n’en voyez qu’un bout) et de ne pas les montrer ? Aucun. Ben, vous voyez, le merchandising, c’est aussi simple que ça ! Faire comprendre l’offre.
Carte postale de New-York (14)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 20 janvier 2012
Les produits verts sont-ils toujours très verts ? Pas davantage à New-York qu’à Paris. Et c’est bien souvent la limite du green-washing (cette technique marketing qui consiste avant tout à se donner bonne conscience). Exemple ici : ce papier-toilette est 75 % tree free. Autrement dit (et c’est noté sur le produit) élaboré à partir d’une ressource naturelle et renouvelable, la canne à sucre. Bravo ! Pour autant, le faire venir de Chine (ce qui est tout autant écrit mais en petit et dos du pack) est nettement moins durable !





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