La rentrée, les économies, la conso : c’est Capital
Posté par Olivier Dauvers dans Notes, Tribunes et Vidéos le 3 septembre 2010
C’est un grand classique du premier dimanche de la rentrée ! Un Capital (M6, 20h50) consacré à la consommation avec un prisme très marqué sur les prix,le discount (et, à l’arrivée, une audience supérieure à 5 millions quasi garantie !). Cette année, le sujet principal de l’émission c’est la « contre-attaque des hypers ». En clair, comment les hypers bataillent contre les hard-discounters. Sans connaître l’intégralité du sujet, j’avoue en avoir déjà une bonne vision, mon associé (Jean-Philippe Gallet) et moi-même ayant été sollicités pour apporter notre concours. D’abord pour constater la « pertinence-prix » de Carrefour Discount vs Lidl, ce qui ouvre sur une enquête – notamment en usine – sur la stratégie de Carrefour pour baisser le prix de ses MDD ; ensuite sur l’initiative « Prixbas » d’Auchan que je décode pour un public non averti, donc de manière forcément réductrice… A dimanche donc !
Déviance (suite)…
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 2 septembre 2010
Autre déviance, mais même source : A3 Distrib (révélée par le patron de ce spécialiste de la pige prospectus, Alain Guinberteau, sur son blog). Voici donc le premier prospectus de Prixbas, la nouvelle enseigne d’hyper low-cost d’Auchan. Pour baisser les prix (outre l’absence de carte de fid, la disparition des rayons à services, etc.), Prixbas avait notamment mis en exergue en mars dernier, lors de l’ouverture, l’absence de prospectus. Le tout pour économiser environ un million d’euros de charges d’exploitation à l’année (sur un CA hors essence d’environ 40 millions). Mais voilà, un hyper peut-il vraiment vivre sans prospectus ? Pas si sûr. Au-delà de la clientèle captive de (relative) proximité, l’hyper est par principe un format de vente d’attraction, dont le meilleur outil de recrutement a toujours été, et restera probablement encore un bon moment, le prospectus. A son corps défendant, Prixbas en apporte une nouvelle illustration.
La déviance du hard par l’exemple
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 2 septembre 2010
Etude passionnante d’A3 Distrib (le spécialiste de la pige prospectus) dont je vous livre « une bonne feuille ». Sur quelques critères signifiants (dont la part de produits porteurs d’une mécanique promo), A3 Distrib a remonté le temps ! Flash-back sur 10 ans. Alors forcément, les évolutions prennent un sens stratégique évident avec pareil recul. Un exemple donc : Lidl, et plus généralement le hard-discount. Pendant longtemps, les produits porteurs d’une mécanique promo (bon d’achat, lot virtuel, etc.) sont demeurés marginaux sur les tracts des enseignes, absents ou inférieur à 5 % de l’offre. Désormais, ils dépassent 20 % des catalogues. Et une nouvelle illustration de la déviance du hard-discount, contraint d’habiller ses promos pour leur donner un pseudo sex-appeal.
Résultats Auchan : le choix des mots
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 1 septembre 2010
Auchan – comme Carrefour d’ailleurs – a présenté hier à la presse ses résultats pour le 1er semestre. Sur le fond, je renvoie les plus curieux à l’Observatoire Vigie Grande Conso (1). C’est, ici, la forme qui m’intéresse, et plus particulièrement chez Auchan. Au commentaire, Xavier de Mézerac, le directeur financier du groupe, et Vincent Mignot, le nouveau DG d’Auchan. A la différence de Carrefour, Auchan n’a pas d’actionnaires « court-termistes » à séduire. Pas de superlatif, pas d’emphase. Non, tout le contraire. Un profil étonnement modeste, comme s’il fallait cacher ces centaines de millions engrangés. C’est vrai que l’heure est à la rigueur… Alors Auchan a fait preuve d’une sacré rigueur dans le choix des mots. La croissance est « modeste ». Le résultat net (à 1,1 % du chiffre d’affaires) est « faible » comparé aux entreprises de l’alimentaire. Le second semestre ? « Difficile et incertain ». Et c’est avec un art consommé de la litote que Vincent Mignot livre un premier bilan de Prixbas à Mulhouse : « Le caractère familial de l’actionnariat d’Auchan nous laisse le temps de peaufiner le modèle de Prixbas ». Pour les mal-comprenants et avec des mots moins… choisis : Prixbas, c’est pas encore ça !
(1) L’Observatoire Vigie Grande Conso est une étude mensuelle sur la conso et le retail publiée par Editions Dauvers. Pour recevoir un exemplaire*, adressez un mail avec nom / fonction / adresse professionnelle à Jean-Philippe Gallet (* offre valable dans la limite de la prospection disponible).
Devinette (pour esprits supérieurement intelligents quand même…)
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 31 août 2010
Allez, c’est parti pour une petite devinette que je réserve quand même à des esprits supérieurement intelligents, au moins dignes de la centrale d’achat Casino…
Prenez une opération qui promet 75 % de remise en bon d’achat sur le second produit. Jusque-là, c’est encore accessible, la mécanique commence à être bien comprise par le chaland. Là où ça se complique, c’est quand le produit concerné bénéficie déjà de 40 % gratuit sur la 2e boîte… Donc la question, en suivant fidèlement les « accroches » du prospectus : avec « 40 % gratuit sur 2e boîte » et « - 75 % sur le 2e en bon d’achat », combien pour le paquet ?
NB : pour être un plus « pro » quelques instants (et, je vous l’accord, moins provoc vis-à-vis de Casino), un dogme que je conseille dès que j’en ai l’occasion, des services marketing des enseignes jusqu’aux états-majors : jamais plus d’une (et une seule) mécanique promo par produit. Un dogme à graver dans le marbre pour le rendre indiscutable.
Le RENNES CONSO nouveau
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 30 août 2010
Comme tous les mois, voici le dernier numéro de RENNES CONSO* en téléchargement, dès sa publication. Le voici donc ! Pour les plus curieux d’entre-vous, c’est l’occasion de voir comment nous traitons en version grand public des sujets qui sont au cœur des métiers du commerce et donc souvent au cœur de nos publications. Et pour les encore plus curieux, c’est l’occasion de suivre le positionnement prix des enseignes sur Rennes.
* RENNES CONSO est un magazine grand public que j’édite à Rennes depuis 2004. Il est diffusé tous les mois en boîtes-aux-lettres à 130 000 exemplaires.
Le nouveau Carrefour se met au m-coupon
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 29 août 2010
C’est l’une des originalités mises sur pied à Ecully et Vénissieux la semaine dernière à l’occasion de la réouverture des magasins sous leur nouveau concept « Planet » (la visite des magasins va suivre sur le site !). Les clients pouvaient télécharger sur le site spécifique des magasins un coupon de réduction de 8 euros à valoir sur un panier de 80 euros. Le principe technologique ? Assez simple. Le client indique son numéro de portable sur le site, reçoit aussitôt un lien (en SMS) sur lequel télécharger le coupon.
Auchan se noie dans le lait
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 27 août 2010
Comme d’autres, Auchan a, au fil des ans, multiplié les opérations promotionnelles et donc les prospectus. Selon l’étude PromoFlash, sur les 26 semaines du S1 2010, l’enseigne a par exemple édité 36 prospectus nationaux (non compris donc des OP régionales ou locales). Soit plus d’un prospectus par semaine à concevoir et exécuter en point de vente. Forcément, la qualité s’en ressent. Exemple cette semaine… Depuis mercredi, les hypers Auchan relaient 2 OP : la seconde vague des catalogues « Rentrée » et un thème « Gros volumes / grosses économies ». Dans les deux catalogues du lait. Dans les deux cas, la même marque : Lactel. Première question : quel intérêt de doublonner pareille promo ? D’autant qu’à l’œil, le problème se corse… D’un côté, un lait Lactel à 0,99 euro le litre. De l’autre, celui qui est en apparence le même lait (les deux photos le laissent à penser), mais à 0,55 euro. En fait (attention, concentrez-vous, va falloir suivre, mais après tout, c’est ce que vous imposez aux consommateurs, vous les marques et les enseignes, alors il est bien normal de faire au moins autant d’efforts qu’eux ;-) ), en fait, vous disais-je, sur le catalogue « Rentrée », l’agence d’Auchan s’est manifestement trompée et a utilisé le visuel produit du catalogue « Gros Volumes ». Seule la description du produit peut permettre au consommateur de comprendre qu’à 0,99 euro/litre en promo il s’agit en fait du lait 123 Ecole, un lait supplémenté. Vous êtes perdu ? C’est normal. Le client l’a probablement aussi été… La solution ? Toujours identique. Moins de promo pour une promo mieux exécutée, et ce à tous les stades. Un poncif ? Sans doute. Un vœu pieu ? Hélas…
Une (autre) idée toute simple
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 26 août 2010
Les rayons regorgent de « paquet gratuit », de « prix choc », d’« offre spéciale », etc. Bref, côté superlatifs, rien ne manque. Info ou intox ? Dans les faits, qui, en magasin, a vérifié la réalité du bénéfice ? Une petite idée toute simple que je suggère aux chefs de département ou directeurs de magasins : prenez quelques produits ainsi mis en avant dans votre point de vente. Demandez à votre chef de rayon qu’il vous démontre l’intérêt de l’offre pour client. Renouvelez l’opération toutes les semaines et vous créerez dans votre équipe une culture du bénéfice. Pas la marge commerciale, ça vous l’avez déjà ! Non, la culture du bénéfice-client. Pour ne plus mettre en rayon une offre avec un « paquet gratuit » sans avoir validé s’il était vraiment… gratuit pour le client.
Une idée toute simple
Posté par Olivier Dauvers dans Notes le 25 août 2010
J’ai souvent l’occasion de contester la qualité de l’exécution du prix en point de vente (voire, soyons honnête, d’en faire mon miel !). Illisible, incompréhensible, insincère, etc. Les adjectifs ne manquent pas. Cette fois-ci, c’est l’inverse : une tranche de vie, au hasard d’un magasin normand, il y a quelques jours. Tout y est et clairement. Le prix et le bénéfice-client. De l’avantage direct, inconditionnel, voilà qui change quelque peu de l’embrouillamini habituel ! En fait, derrière cette photo, une idée toute simple : l’exécution d’un prix promo devrait respecter ce « tryptique mnémotechnique » que je vous propose : AVANT / APRÈS / BÉNÉFICE, ou, puisque l’époque est au sigle le AAB. Sous-entendu : quel était le prix avant ? quel est le prix à présent ? quel est l’avantage-client ? Voilà qui participerait singulièrement à une meilleure exécution (donc compréhension) de la promo en magasin. Evidemment, pour ce faire, il est nécessaire qu’il y ait un prix « avant ». En clair que la promotion ne s’effectue pas sur les formats spéciaux, ce que les enseignes n’ont aujourd’hui pas le courage (pour ne pas dire plus) d’interdire à leurs fournisseurs…





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