Archives pour août 2011

Carrefour : malheur à l’absent, honneur à l’impétrant

CarrefourRésultatsCe matin à Boulogne c’était… Grand Oral pour Lars Olofsson et le top management du groupe. L’occasion de présenter les résultats semestriels. Décevants (- 9,5 % pour l’EBITDA et – 22 % pour le résultat opérationnel courant), mais là n’est pas le sujet principal du jour. Pour LO, il s’agissait de lancer le chantier « Reset » en France. Au sens littéral du terme : réinitialiser la machine Carrefour ! Car, manifestement, la machine est toujours grippée. Et comme pour justifier d’une « nouvelle feuille de route » (c’est sans doute le mot qui aura été le plus utilisé ce matin), le bilan de la précédente équipe emmenée par James Mc Cann (l’ancien patron France, évidemment absent avoir été remercié au printemps) a été passé à la paille de fer ! Je vous laisse lire, c’est du Lars Olofsson dans le texte. « Les résultats ne sont pas satisfaisants. On essayé de faire trop, trop vite ».  Argument facile mais pourquoi pas… Plus loin : « Le management de France a surchargé les équipes de travail. Ce qui a été amplifié par la décision de sur-centraliser l’organisation». Je sais pas si James Mc Cann lira ces lignes mais le voilà habillé pour l’hiver ! Je repasse la parole à LO : « Tout ceci est arrivé en même temps que s’est intensifiée la concurrence de prix […]. Nous avons concentré nos efforts sur la promotion au détriment de notre compétitivité-prix. Ca a impacté notre profitabilité mais sans dynamiser nos ventes. Les vieux réflexes sont revenus », glissé LO. Ce que je comprends comme : on a augmenté nos prix fonds de rayon. D’ailleurs à la question que je lui pose sur la responsabilité partagée (entre Mc Cann et lui) de la hausse des prix au 1er mars,  LO assume du bout des lèvres et renvoie encore une fois sur Mc Cann. « C’est une responsabilité qui incombe au management de chacun des pays ». D’ailleurs, comme pour tourner définitivement la page, LO aura cette réponse cinglante en fin de conférence de presse : «  Il y a eu, oui, une erreur de casting et j’ai tiré les conséquences de cette erreur ».

Et la conséquence, c’est donc la nomination de Noël Prioux qui, lui, a eu toutes les attentions du boss. Noël par ci, Noël par là, l’impétrant a été à l’honneur. Et a posé lui aussi son diagnostic, style direct et formules à l’emporte-pièce à l’appui. Son « On peut pas mener une guerre si on est pas préparé à la gagner » résume bien le fond de sa pensée sur l’état dans lequel il estime avoir trouvé la maison Carrefour France. Le reste était à l’avenant : « On peut pas tout centraliser. C’est juste impossible […]. Si vous connaissez quelqu’un qui peut prendre des décisions pour le million de clients qui nous fréquentent tous les jours, présentez-le moi je l’embauche ». En clair, Carrefour veut redonner du pouvoir aux magasins. Enième revirement dans l’histoire zig-zagante du management chez Carrefour ! Sur le non-al, qui souffre toujours ? Pas de problème visiblement : « Sur le non-food, le plan d’action est prêt […]. Il faut arrêter d’en parler, faut le faire ! […] On va prendre les décisions, le bras ne va pas trembler ». Sur le prix ? « Depuis septembre (comprendre 2010), on a joué trop le court terme vs le moyen terme et le long terme. On s’est dépositionné en prix ». L’une des explications : l’importance des moyens alloués à la fidélité qui a rendu impossible l’investissement dans le tarifaire. Et, là, la sentence tombe : « Je connais pas de clients qui partent d’un magasin parce que vous n’avez pas la carte. Par contre j’en connais qui partent parce que vous n’avez pas les bons prix ». Style direct… Reste que le plus dur commence pour Noël Prioux : passer du bilan à l’action, puis aux résultats. Comme annoncé ici lundi, une première vague de prix a été opérée dans le courant de l’été. Trop tôt pour en voir l’effet. Mais Carrefour veut continuer en réduisant la voilure sur les promos. Sur les ruptures (autre point noir actuel), le chantier est simplement monumental… Carrefour a ainsi annoncé des chiffres hallucinants que je n’osais pas même imaginer : 7 % en alimentaire, 18 % en non-alimentaire. Ce qui, là encore, participait à l’opération Chargeons la barque de Mc Cann ! Malheur à l’absent, honneur à l’impétrant vous disais-je…

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Fournitures scolaires : la vérité qui dérange

LES FAITS. Une seconde association de consommateurs (la Confédération Syndicale des Familles) vient de publier son estimation du coût de la rentrée. Son bilan : + 3,1 %. Une information reprise en boucle toute la journée.
A quelques jours de la rentrée des classes, toujours cette même interrogation dans les médias nationaux : quelle augmentation des prix ? Et il se trouve toujours une association de consommateurs pour publier un chiffre choc, donc largement relayé. Aujourd’hui, c’est la Confédération Syndicale des Familles (CSF) qui rend son verdict : + 3,1 %. Il y a quelques jours (car la concurrence règne aussi au sein du mouvement consumériste !), Familles de France avait publié son propre résultat :      + 6,8 %. A chaque fois, les fournitures scolaires sont abondamment citées, la faute à cette satanée «hausse de la pâte à papier» ! Le résultat ? Une couverture média impressionnante… Et, étonnement peut-être, avec une rigueur toute relative. Jugez plutôt… Les méthodologies des deux associations se ressemblent dans leurs… approximations.
Des articles
pas forcément comparables
Pour Familles de France en effet, l’enquêteur relève «le prix de la référence correspondant au bon rapport qualité/prix, pour une durée d’utilisation d’au moins 1 an». Pour la CSF (et je cite toujours pour ne déformer en rien la méthodologie)  : «Aucune consigne n’est donnée quant au choix des articles : pas forcément le plus cher ou le moins cher, mais celui que la personne aurait choisi en fonction de ses habitudes de consommation». A la suite de quoi le panier 2011 est comparé au panier 2010. Avec le risque évident que tous les articles d’une année ne soient pas comparables avec ceux de l’année précédente ! La sophistication de certains articles, le niveau d’exigence des parents (voire des enfants), ainsi qu’un enrichissement des listes rédigées par les professeurs pouvant largement impacter le résultat. En fait, si les études consuméristes ont le mérite d’estimer le coût de la rentrée à un instant donné, elles n’ont pas la rigueur pour en mesurer l’évolution d’une année sur l’autre. Mais peu importe en fait…
Les médias ont besoin d’une inflation spectaculaire pour conforter l’opinion ? Ca tombe bien ! Les enquêtes des associations de consommateurs donnent donc cette amère impression d’être là pour ça…  Des résultats tels que plusieurs enseignes sont sorties de l’ombre, mais sans grand écho.  Casino avance ainsi que le prix de ses essentiels a baissé de 16 %. Pas rien. Mais – c’est vrai – très partiel et portant sur des articles de piètre qualité (ce que dénoncent à juste titre les associations). Auchan s’est montré nettement plus complet. Sur l’ensemble du rayon papeterie, et       en pondérant par les volumes,         précise l’enseigne, les prix ont baissé de… 4,8 %.
Concours de circonstances, je me suis posé la même question il y a une dizaine de jours pour le magazine RENNES CONSO que j’édite sur Rennes (130 000 exemplaires mensuels depuis 2004). Sur les 150 produits communs en 2010 et 2011 sur les tracts de Carrefour, Leclerc et Super U (ces trois enseignes sont très présentes sur Rennes et représentent plus de la moitié de la surface commerciale, d’où le périmètre de l’étude), il est factuel que les prix n’ont pas augmenté. Ils ont même baissé ! De 1,7 % en moyenne. C’est sans doute modeste, mais bien réel.  La base de l’étude est certes resserrée mais les articles ont ce premier mérite d’être… comparables ! L’exercice est d’ailleurs assez facile à faire pour peu d’archiver soigneusement les prospectus. Mais il est vain. Car malgré la baisse avérée de la papeterie (et je renvoie aux calculs d’Auchan) personne n’y croît. C’est le principe même d’une vérité qui dérange !
Olivier Dauvers

TGC 100LES FAITS. Une seconde association de consommateurs (la Confédération Syndicale des Familles) vient de publier son estimation du coût de la rentrée. Son bilan : + 3,1 %. Une information reprise en boucle toute la journée.

A quelques jours de la rentrée des classes, toujours cette même interrogation dans les médias nationaux : quelle augmentation des prix ? Et il se trouve toujours une association de consommateurs pour publier un chiffre choc, donc largement relayé. Aujourd’hui, c’est la Confédération Syndicale des Familles (CSF) qui rend son verdict : + 3,1 %. Il y a quelques jours (car la concurrence règne aussi au sein du mouvement consumériste !), Familles de France avait publié son propre résultat : + 6,8 %. A chaque fois, les fournitures scolaires sont abondamment citées, la faute à cette satanée «hausse de la pâte à papier» ! Le résultat ? Une couverture média impressionnante… Et, étonnement peut-être, avec une rigueur toute relative. Jugez plutôt… Les méthodologies des deux associations se ressemblent dans leurs… approximations.

Pour Familles de France en effet, l’enquêteur relève «le prix de la référence correspondant au bon rapport qualité/prix, pour une durée d’utilisation d’au moins 1 an». Pour la CSF (et je cite toujours pour ne déformer en rien la méthodologie) : «Aucune consigne n’est donnée quant au choix des articles : pas forcément le plus cher ou le moins cher, mais celui que la personne aurait choisi en fonction de ses habitudes de consommation». A la suite de quoi le panier 2011 est comparé au panier 2010. Avec le risque évident que tous les articles d’une année ne soient pas comparables avec ceux de l’année précédente ! La sophistication de certains articles, le niveau d’exigence des parents (voire des enfants), ainsi qu’un enrichissement des listes rédigées par les professeurs pouvant largement impacter le résultat. En fait, si les études consuméristes ont le mérite d’estimer le coût de la rentrée à un instant donné, elles n’ont pas la rigueur pour en mesurer l’évolution d’une année sur l’autre. Mais peu importe en fait…

Les médias ont besoin d’une inflation spectaculaire pour conforter l’opinion ? Ca tombe bien ! Les enquêtes des associations de consommateurs donnent donc cette amère impression d’être là pour ça…  Des résultats tels que plusieurs enseignes sont sorties de l’ombre, mais sans grand écho.  Casino avance ainsi que le prix de ses essentiels a baissé de 16 %. Pas rien. Mais – c’est vrai – très partiel et portant sur des articles de piètre qualité (ce que dénoncent à juste titre les associations). Auchan s’est montré nettement plus complet. Sur l’ensemble du rayon papeterie, et en pondérant par les volumes, précise l’enseigne, les prix ont baissé de… 4,8 %.

Concours de circonstances, je me suis posé la même question il y a une dizaine de jours pour le magazine RENNES CONSO que j’édite sur Rennes (130 000 exemplaires mensuels depuis 2004). Sur les 150 produits communs en 2010 et 2011 sur les tracts de Carrefour, Leclerc et Super U (ces trois enseignes sont très présentes sur Rennes et représentent plus de la moitié de la surface commerciale, d’où le périmètre de l’étude), il est factuel que les prix n’ont pas augmenté. Ils ont même baissé ! De 1,7 % en moyenne. C’est sans doute modeste, mais bien réel.  La base de l’étude est certes resserrée mais les articles ont ce premier mérite d’être… comparables ! L’exercice est d’ailleurs assez facile à faire pour peu d’archiver soigneusement les prospectus. Mais il est vain. Car malgré la baisse avérée de la papeterie (et je renvoie aux calculs d’Auchan) personne n’y croît. C’est le principe même d’une vérité qui dérange !

Olivier Dauvers

Pour télécharger le PDF c’est ici
PS : C’est aujourd’hui le 100e numéro de TRIBUNE GRANDE CONSO, une lettre d’opinion créée en octobre 2004 avec un seul objectif : partager un avis original (au premier sens du mot !) sur le commerce. Le tout sur une périodicité aléatoire seulement dictée par l’envie de partager un point de vue. Un point de vue parfois dur, impertinent, à contre-courant d’une pensée dominante ou simplement décalé. Mais toujours sans concession et avec argumentation : ce qui est sans doute le minimum aujourd’hui pour mériter votre attention ! Le hasard de l’actualité fait de ce 100e numéro une TRIBUNE GRANDE CONSO 100 % en ligne avec ces objectifs.

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Carrefour : le relais magasin des baisses de prix

PrixCarrefourPour prolonger la note d’hier, voici comment Carrefour met en musique ses baisses de prix en magasin. Je vous en reparle de toute façon demain car, évidemment, l’enseigne évoquera le sujet lors de sa conférence de presse (très attendue) de demain matin.

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On est jamais mieux servi…

CamionIntermarchéUne tranche de vie que m’adresse un lecteur du site. Rayon jouet d’un Intermarché de Dinan (22). Un camion… Intermarché. Normal ! On est jamais mieux servi que par soi-même.

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EXCLUSIF : Carrefour a baissé ses prix cet été

IndicesPrixC’est mercredi matin, à l’occasion de la présentation des résultats du 1er semestre, que Carrefour doit dévoiler sa nouvelle stratégie commerciale, consécutive à la nomination de Noël Prioux à la DG France. En toute hypothèse (à la fois parce que Carrefour l’a déjà évoqué et… parce que c’est l’évidence !), l’enseigne va annoncer vouloir « remettre du prix ». En clair : moins de promos et davantage de prix bas permanents. Si tel est le cas, l’application de la nouvelle stratégie a déjà commencé : cet été, selon des données exclusives auxquelles j’ai eu accès, Carrefour a baissé ses prix (sur l’exhaustif). Presque 1 point de moins. Dans le même temps, comme les prix Leclerc ont (très) légèrement progressé, l’écart entre les deux enseignes est passé, en un mois, de 2,9 % à 1,9 %. Et, ce faisant, Carrefour rejoint Système U au rang de premier challenger de Leclerc. Une position qui était la sienne en début d’année, juste avant la folle hausse de mars. De son côté, Carrefour Market a profité de l’été pour… augmenter ses prix, après avoir pourtant sérieusement revu à la baisse ses étiquettes pendant plusieurs mois, là encore après la hausse de mars. Résultat : Carrefour Market est désormais en queue de peloton des enseignes. Géant Casino et Monoprix font certes moins bien, mais est-ce vraiment motif de satisfaction ?

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Le RENNES CONSO nouveau

RennesConsoSeptComme tous les mois, voici le dernier numéro de RENNES CONSO* en téléchargement, dès sa diffusion. Pour les plus curieux d’entre-vous, c’est l’occasion de voir comment nous traitons en version grand public des sujets qui sont au cœur des métiers du commerce et donc souvent au cœur de nos publications professionnelles. Et pour les encore plus curieux, c’est l’occasion de suivre le positionnement prix des enseignes sur Rennes. Et, là, y’a de l’info ce mois-ci ! Certes, si vous regardez bien le Hit-Parade (p 10), le podium est toujours trusté par les trois Leclerc de Rennes. Mais Carrefour a manifestement réagi cet été. Les deux hypers Carrefour sont redevenus les premiers des challengers de Leclerc. Pas très ambitieux me direz-vous pour le numéro 2 mondial du commerce ! Peut-être… Mais bien mieux que lors de notre précédente enquête fin juin : Carrefour Cesson pointait ainsi en 9e position, devancé par deux Super U, un Intermarché et un Carrefour Market ! Incontestablement, il y a du mieux. Donc de la baisse de prix ! Sur les PGC du panier de RENNES CONSO (j’ai extrait les produits frais trad de la comparaison), Carrefour Alma a baissé ses prix de 0,5 % et Carrefour Cesson de 1,2 %. A ce stade, certains d’entre-vous sont forcément perplexes : que vaut la méthodologie de RENNES CONSO comparée à cette des grands panélistes ? C’est effectivement pas comparable, je l’admets. A une nuance de taille : notre panier (à l’image de celui du magazine Linéaires par exemple) a toujours détecté en temps réel les grandes tendances nationales, simplement parce qu’il est composé de produits majeurs, toujours en première ligne des stratégies pricing des enseignes. D’ailleurs – et pardonnez de l’immodestie de la remarque – c’est bien ici même qu’avait été annoncée en avant-première la forte hausse des prix de Carrefour en mars dernier. Cela dit, je vous promets de revenir lundi avec les indices nationaux des enseignes… Je n’ai pas encore tout recoupé, mais il n’est pas impossible que je vous annonce que Carrefour ait baissé ses prix cet été, au niveau national cette fois. A lundi donc !

* RENNES CONSO est un magazine grand public que j’édite à Rennes depuis 2004. Il est diffusé tous les mois en boîtes-aux-lettres à 130 000 exemplaires.

Pour télécharger RENNES CONSO, c’est ici (désolé du poids ce mois-ci, mais RENNES CONSO fait 24 pages et non 16, la faute au nombre d’annonceurs !!!)

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Rentrée des classes : la question

Question EquerreBientôt la rentrée des classes. L’occasion de tester vos connaissances ! Regardez bien cette photo et décodez-là. Un indice : le produit qui est mis en avant est une équerre millimétrée. Eh oui, ça existe ! Un livre Editions Dauvers à la première bonne réponse (circonstanciée, la réponse, évidemment…).

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Produits Carrefour : goûtés et approuvés

MDD CarrefourPeut-être en avez-vous vu en magasins : des produits Carrefour avec un curieux autocollant indiquant « inspiré, testé et approuvé par le Panel Test Carrefour ». Kesako ce Panel Test Carrefour ? C’est un panel de 15 000 familles européennes (mutualisation des coûts oblige) qui testent à domicile les MDD Carrefour. Chaque famille reçoit un panier de 10 produits à tester accompagnés d’un questionnaire à remplir. Une démarche intéressante mais en soit pas inédite. Il y a une quinzaine d’années, Casino avait déjà mis en place un panel de consommateurs-testeurs encadrés, si ma mémoire est bonne, par la Sofres. Perso, j’étais alors rédacteur-en-chef de Linéaires et j’avais réussi à me faire recruter dans le panel (évidemment sans avouer ma véritable identité). Autre inspiration possible pour Carrefour : Asda (la filiale anglaise de Wal-Mart). Sa MDD coeur de marché est d’ailleurs baptisée « Asda, chosen by you » (voir photo). Asda

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Prix de la rentrée : la vérité qui dérange

PrixdesfournituresA quelques jours de la rentrée des classes, toujours cette même interrogation dans les médias nationaux : quelle augmentation des prix ? Et il se trouve toujours une association de consommateurs bienveillante pour calculer une inflation éhontée. Ce qui a visiblement agacé nombre d’enseignes au point de les inciter à communiquer. Mercredi par exemple, Auchan et Casino se sont fendus d’un communiqué de presse pour détailler l’évolution des prix vue de chez eux ! Casino avance ainsi que le prix de ces essentiels a baissé de 16 %. Pas rien. Mais – c’est vrai – très partiel. Auchan est plus complet. Sur l’ensemble du rayon papeterie, et pondéré par les volumes précise l’enseigne, les prix ont baissé de 4,8 %. Concours de circonstances, je me suis posé la même question il y a une dizaine de jours pour le magazine RENNES CONSO que j’édite sur Rennes. Sur 150 produits communs en 2010 et 2011 sur les tracts de Carrefour, Leclerc et Super U (ces trois enseignes sont très présentes sur Rennes), il est factuel que les prix n’ont pas augmenté. Ils ont bien baissé ! De 1,7 % en moyenne (cliquer sur l’image pour lire l’article). Il y a donc manifestement une déflation de la papeterie (malgré l’évolution du prix de la pâte à papier) et personne n’y croît. C’est le principe même d’une vérité qui dérange !

NB : pour les habitués, mise en ligne complète de RENNES CONSO lundi. Je peux déjà vous annoncer que ça bouge sur le terrain des prix. Petit scoop en perspective. A lundi…

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En Chine, Auchan et Carrefour font jeu égal

Nouvelle étape d’une série de VIDEO GRANDE CONSO exceptionnels autour du monde à la découverte des activités des distributeurs français. Direction aujourd’hui la Chine, le nouvel eldorado de la distribution mondiale. Les enseignes internationales convoitent logiquement ce marché gigantesque (220 villes de plus d’1 million d’habitants à l’horizon 2025 contre 35 en Europe), au premier rang desquelles Auchan et Carrefour.

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