Géant plus que jamais face à son destin

LES FAITS. Le réseau Géant Casino a bouclé l’année sur une baisse de ses ventes de 7,4 % à magasins comparables et hors essence. Selon des données exclusives Tribune Grande Conso, seuls deux magasins ont maintenu leur chiffre d’affaires. A l’inverse, 18 hypers ont reculé de plus de 10 %.
Trimestre après trimestre, dans sa communication financière, Casino n’en finit plus de justifier l’hémorragie de ses hypers Géant : concurrence accrue, contexte difficile sur le non-alimentaire, etc.  Des explications évidemment valables mais qui masquent l’essentiel : Géant Casino est aujourd’hui la moins attractive des enseignes d’hypers. En témoigne son rendement : désormais moins de 7 500 e/m2 lorsque toutes les enseignes atteignent ou dépassent 11 500 e. Globalement, en 2009, les ventes des Géant Casino ont reculé de 9,4 % (et – 7,4 % en comparable hors essence). Enorme ! Si deux hypers sont parvenus à maintenir leur chiffre d’affaires (Valence et Bordeaux-Villenave), 18 ont perdu plus de 10 %. A Lannion et Rennes, le reflux atteint même 13 %. Et c’est guère mieux dans le fief stéphanois où l’enseigne est pourtant historiquement légitime : – 9,5 % pour l’hyper de Monthieu,  – 10,3 % pour La Ricamarie et – 11 % pour Firminy.
Conséquence : Géant est plus que jamais face à son destin… Le modèle économique du retail est en effet simple à comprendre : le chiffre d’affaires est avant tout un «diviseur de charges». Et, avec pareils indicateurs, c’est la survie même d’une enseigne, quelle qu’elle soit, qui se pose. D’autant que les efforts semblent fort mal payés de retour, probablement parce que tardifs. Toujours selon ce même document confidentiel auquel Tribune Grande Conso a eu accès, les hypers qui, en 2009, ont bénéficié de baisses de prix ont logiquement perdu du panier (- 1,9 %) mais également des clients (- 4,2 %). Nouvelle illustration qu’une image-prix se construit dans la durée et bien davantage sur les marques nationales que sur les MDD, par principe non comparables.
Là est bien le fond du problème de Géant Casino : ses prix et, par ricochet, son image-prix. Les rares indices rendus publics (notamment ceux de Linéaires ou, plus localement, ceux du magazine RENNES CONSO) sont sans appel. De 6 à 8 % d’écart selon les cas avec les meilleurs. Très difficilement justifiable pour les clients. Ce à quoi Casino réplique généralement par son «commerce de précision». Une approche quasi chirurgicale du métier, permise par son association avec le spécialiste anglais des bases de données (Dunnhumby), selon laquelle le profilage des clients permet d’affiner au plus près les offres, et donc les prix. Dit (vraiment) très simplement : oui aux efforts de prix, mais uniquement pour les clients réactifs et sur les catégories «élastiques». Séduisant sur le papier certes. Mais un brin insuffisant. Car ce commerce de précision ne repose «que» sur l’exploitation des achats des clients. Hors, dans un magasin, un client voit bien davantage que ce qu’il achète. Ce qui constitue autant de déterminants de l’image-prix. Et qui en fait d’ailleurs toute sa subtilité ! En clair, la meilleure des stratégies (et plus particulièrement pour un hyper), sera toujours de viser le «moins cher sur tout et pour tous». Ce qui est, au passage, plus proche de la définition du commerce de masse que du commerce de précision.
O. DAUVERS
TGC 74LES FAITS. Le réseau Géant Casino a bouclé l’année sur une baisse de ses ventes de 7,4 % à magasins comparables et hors essence. Selon des données exclusives Tribune Grande Conso, seuls deux magasins ont maintenu leur chiffre d’affaires. A l’inverse, 18 hypers ont reculé de plus de 10 %.
Trimestre après trimestre, dans sa communication financière, Casino n’en finit plus de justifier l’hémorragie de ses hypers Géant : concurrence accrue, contexte difficile sur le non-alimentaire, etc.  Des explications évidemment valables mais qui masquent l’essentiel : Géant Casino est aujourd’hui la moins attractive des enseignes d’hypers. En témoigne son rendement : désormais moins de 7 500 euros/m2 lorsque toutes les enseignes atteignent ou dépassent 11 500 euros. Globalement, en 2009, les ventes des Géant Casino ont reculé de 9,4 % (et – 7,4 % en comparable hors essence). Enorme ! Si deux hypers sont parvenus à maintenir leur chiffre d’affaires (Valence et Bordeaux-Villenave), 18 ont perdu plus de 10 %. A Lannion et Rennes, le reflux atteint même 13 %. Et c’est guère mieux dans le fief stéphanois où l’enseigne est pourtant historiquement légitime : – 9,5 % pour l’hyper de Monthieu,  – 10,3 % pour La Ricamarie et – 11 % pour Firminy.
Conséquence : Géant est plus que jamais face à son destin… Le modèle économique du retail est en effet simple à comprendre : le chiffre d’affaires est avant tout un «diviseur de charges». Et, avec pareils indicateurs, c’est la survie même d’une enseigne, quelle qu’elle soit, qui se pose. D’autant que les efforts semblent fort mal payés de retour, probablement parce que tardifs. Toujours selon ce même document confidentiel auquel Tribune Grande Conso a eu accès, les hypers qui, en 2009, ont bénéficié de baisses de prix ont logiquement perdu du panier (- 1,9 %) mais également des clients (- 4,2 %). Nouvelle illustration qu’une image-prix se construit dans la durée et bien davantage sur les marques nationales que sur les MDD, par principe non comparables.
Là est bien le fond du problème de Géant Casino : ses prix et, par ricochet, son image-prix. Les rares indices rendus publics (notamment ceux de Linéaires ou, plus localement, ceux du magazine RENNES CONSO) sont sans appel. De 6 à 8 % d’écart selon les cas avec les meilleurs. Très difficilement justifiable pour les clients. Ce à quoi Casino réplique généralement par son «commerce de précision». Une approche quasi chirurgicale du métier, permise par son association avec le spécialiste anglais des bases de données (Dunnhumby), selon laquelle le profilage des clients permet d’affiner au plus près les offres, et donc les prix. Dit (vraiment) très simplement : oui aux efforts de prix, mais uniquement pour les clients réactifs et sur les catégories «élastiques». Séduisant sur le papier certes. Mais un brin insuffisant. Car ce commerce de précision ne repose «que» sur l’exploitation des achats des clients. Hors, dans un magasin, un client voit bien davantage que ce qu’il achète. Ce qui constitue autant de déterminants de l’image-prix. Et qui en fait d’ailleurs toute sa subtilité ! En clair, la meilleure des stratégies (et plus particulièrement pour un hyper), sera toujours de viser le «moins cher sur tout et pour tous». Ce qui est, au passage, plus proche de la définition du commerce de masse que du commerce de précision.
Olivier Dauvers
Encadré

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L’hétérogénéité du e-commerce selon les pays

EcommerceUne étude du cabinet Centre for Retail Research publiée aujourd’hui met en lumière la très forte hétérogénéité du e-commerce en Europe. En Espagne et Italie par exemple, le « budget électronique » moyen par habitant se situe à environ 150 euros, contre près de 400 euros en France et environ 700 euros au Danemark, en Norvège et au Royaume-Uni. Pour l’essentiel, ces écarts s’expliquent à la fois par le taux d’équipement en PC des ménages et l’importance (ou non) du marché de l’internet haut-débit. Car, sur le fond, difficile s’expliquer de tels écarts entre France, Italie et Espagne par exemple. D’ailleurs, le budget moyen par internaute actif est finalement assez proche entre ces trois pays : 778 euros en Espagne, 944 euros en Italie et 998 euros en France. C’est l’illustration du fort potentiel de développement du e-commerce en Espagne et en Italie au fur et à mesure de l’équipement des foyers.

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Des patrons bien loquaces !

Des patrons bien locaces !
Le début de l’année est une période généralement propice aux interviews de grands patrons. Et pour cause… Alors que la fin des négociations approche, ils ont des messages à faire passer aux industriels. Après Michel-Edouard Leclerc dans le Figaro (20 janvier), c’est donc au tour de Serge Papin, président de Système U de s’épancher dans l’hebdomadaire LSA. Chaque année, c’est le même défi pour les U : comment se rapprocher des conditions d’achat des meilleurs, sans en avoir la taille ? Réponse : en se faisant le meilleur ami des marques ! Ainsi peut-on apprendre dans LSA que Système U est «la seule enseigne dont le chiffre d’affaires réalisé avec les marques nationales a augmenté. Le marché des marques nationales est à – 1,1 % quand nous sommes à + 1,8 %». Et pour les mal-comprenants, Serge Papin  enfonce le clou : «Nous comptons améliorer nos conditions d’achat auprès des industriels. Rares sont les distributeurs qui peuvent offrir aux industriels notre niveau de croissance» (+ 3,3 % en 2009). Et, de fait, dans les négos, les industriels «achètent» soit la taille soit la croissance. C’est ce que Serge Papin voulait rappeller aux quelques comptes-clés qui l’auraient oublié !
Le début de l’année est une période généralement propice aux interviews de grands patrons. Et pour cause… Alors que la fin des négociations approche, ils ont des messages à faire passer aux industriels. Après Michel-Edouard Leclerc dans Le Figaro (20 janvier), c’est donc au tour de Serge Papin, président de Système U de s’épancher dans l’hebdomadaire LSA. Chaque année, c’est le même défi pour les U : comment se rapprocher des conditions d’achat des meilleurs, sans en avoir la taille ? Réponse : en se faisant le meilleur ami des marques ! Ainsi peut-on apprendre dans l’interview que Système U est «la seule enseigne dont le chiffre d’affaires réalisé avec les marques nationales a augmenté. Le marché des marques nationales est à – 1,1 % quand nous sommes à + 1,8 %». Et pour les mal-comprenants, Serge Papin  enfonce le clou : «Nous comptons améliorer nos conditions d’achat auprès des industriels. Rares sont les distributeurs qui peuvent offrir aux industriels notre niveau de croissance» (+ 3,3 % en 2009). Et, de fait, dans les négos, les industriels «achètent» soit la taille soit la croissance. C’est ce que Serge Papin voulait rappeller aux quelques comptes-clés qui l’auraient oublié !

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Odysseum : le four ?

Fin septembre, l’inauguration du centre commercial Odysseum a donné lieu à une couverture médiatique dithyrambique. Localement, c’était l’événement de l’année. Même nationalement, Odysseum avait alors suscité éloges et admiration jusqu’à « faire » la couverture d’un hebdomadaire reconnu. « Parce que ça le vaut bien », écrivait alors son directeur de la rédaction. Pour ma part, en déplacement à l’étranger lors de l’inauguration, j’avais évidemment fait le voyage de Montpellier quelques jours plus tard et avais découvert avec stupeur l’incroyable complexité des accès. Première grossière erreur. Cerise sur le gâteau de l’impensable : le parking qui devenait payant à partir de 2 heures. Un comble pour un centre commercial de destination proposant près de 50 000 m2 de plancher commercial à arpenter ! Seconde surprise : le Géant Casino, manifestement sur-dimensionné, malgré de très intéressantes initiatives merchandising. 12 000 m2 à l’heure où les grands hypers sont boudés, c’est presque se jeter dans le vide sans filet de sécurité. Résultat : c’est aujourd’hui la soupe à la grimace du côté d’Odysseum où bien peu de commerçants avouent être dans leurs objectifs. Un seul chiffre, hautement confidentiel et donc exclusif (clin d’œil amical à ceux qui le reprendront ;-) : les ventes du Géant Casino. 26,5 millions avaient été budgétés sur les trois derniers mois de l’année, seulement 15,8 millions ont été réalisés. A peine 40 % d’écart. Un four ? Sans doute…

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Syndicalisme agricole : les vrais problèmes, enfin

TGC68Nouvelle action des agriculteurs aujourd’hui à Bordeaux qui ont offert aux passants la bagatelle de 5 tonnes de pommes pour attirer l’attention de l’opinion et des gouvernants sur leurs difficultés économiques. Jusque là, rien de nouveau, hélas. Ce qui l’est davantage, en revanche, c’est le message que les Jeunes Agriculteurs (la version junior de la FNSEA) ont souhaité faire passer, mettant davantage en cause la puissance publique que la distribution. Une idée que j’ai régulièrement l’occasion de défendre sur les estrades (y compris agricoles) et qui avait nourri la Tribune Grande Conso 68 « Paysans-distributeurs : l’Etat si coupable ». Pour une bonne part en effet, l’Etat est largement responsable du mal-être paysan en ne s’attaquant pas aux racines du mal : les incroyables distorsions de conditions de production entre pays de l’UE. En clair, la puissance publique laisse se créer les conditions d’un dumping social ou environnemental entre pays et accuse ensuite les acheteurs des enseignes – qui ne font alors que leur métier ! – d’en profiter. Avec bien plus d’honnêteté intellectuelle que leurs aînés FNSEA, les Jeunes Agriculteurs Aquitains posent enfin les vrais problèmes. Leur message aujourd’hui ? Les allègements de charges sur les salaires agricoles en Allemagne, Italie ou Espagne par exemple qui abaissent l’heure de main d’œuvre à 6 ou 7 euros contre 11 euros en France. Ce qui, convenons-en, est davantage de la responsabilité de Bruno Lemaire, le Ministre de l’Agriculture, que de Michel-Edouard Leclerc ou Serge Papin !

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Comment alimenter la défiance envers les marques et les enseignes…

CoraDorlshiheimKubOr-BDVues du client, marques et enseignes sont souvent dans le même sac. Pour faire simple (mais pas forcément si éloigné de la réalité), elles posent plus de problèmes qu’elles n’apportent de solutions. Problèmes de compréhension de l’offre et du prix. Ce qui est tout de même l’essentiel du commerce. Pour qui « traine » en rayon, les cas sont nombreux. En voici un… D’un côté, l’étui « historique » de Kub Or : 1,02 e. De l’autre, le même produit dans version herbes de Provence : 1,94 e. Quasiment du simple au double pour une pincée d’herbes. Comment le comprendre ? Vu du client, très simplement : « On se fout de moi » ! Qui ? La réponse est au début de cette note…

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Leclerc est bien… le numéro 1

Leclercn°1Un samedi dans un hyper pour quelques courses (rien que de l’ordinaire, j’vous rappelle que c’est bien à ce moment là qu’il faut être dans les rayons pour voir, vivre, humer l’air commercial). Cette fois-ci, c’est un Leclerc de la Scaouest qui – ô incongruité – me propose des kiwis Numéro 1, la marque premier prix de Carrefour ! Deux réflexions sur l’instant : 1) Forcément troublant pour les quelques clients qui l’auront remarqué 2) Mais que font les services de réception/d’agrément en centrale ? Trop occupés à pointer l’heure d’arrivée des camions (pour, le cas échéant, appliquer des pénalités pour retard de livraison) n’en oublieraient-ils pas l’essentiel de leur mission : la conformité de la marchandise…

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Leclerc, le prix et l’OPUS

LeclercReimsmoinscher2A Reims (comme souvent ailleurs !), Leclerc se proclame le moins cher. En général, l’enseigne renvoie alors ses clients, en guise de preuve, vers le site quiestlemoinscher.com. Ici, pas de site web, mais une aimable invitation à consulter les « sources » à l’accueil du magasin. D’expérience, je m’attends à une étude bricolée, que l’on montre certes aux curieux qui le demandent mais qu’on ne laisse surtout pas circuler. Ici surprise. « Le cadre de permanence descend vous présenter l’étude », répond l’hôtesse au client. Mazette : le cadre de permanence pour un vulgum pecus ! Et pour cause… Il s’agit manifestement d’impressionner. Car l’étude n’est autre que l’OPUS (Nielsen) du site que les enseignes ont en effet interdiction de rendre public. On y apprend ainsi que Leclerc est « noté » 98,8, Carrefour 99,2 et Cora 105,6. Reste à savoir si pareille communication de l’étude s’assimile à une communication publique ou à une simple conversation privée entre un cadre du magasin et un client curieux ! Une conversation que le cadre ne cherche d’ailleurs à prolonger.

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D’une taxe sur les caisses automatiques…

VéroCaissesL’émission Service Public sur France la semaine dernière, à laquelle j’ai participée, m’a valu un certain nombre de réactions de « bons contacts » dans la distribution (comme j’aime à les qualifier pour m’émanciper du caractère forcément « off » de nos conversations). « C’est gonflé d’évoquer une taxe sur les caisses automatiques », remarque l’un. « Pensez-vous vraiment qu’il faille souffler ce genre d’idée à ceux qui nous gouvernent », me dit un autre.

Rappel des faits et de quelques vues sur le sujet. La « libre-servicisation » est une tendance structurante – et ancienne – du commerce. L’objectif étant de transférer un maximum de tâches au consommateur pour abaisser le coût-outil des magasins tout en apportant ce qui peut être perçu – paradoxalement sans doute ! – comme un service. Le relatif échec du premier hyper presque entièrement automatisé (voir Tribune Grande Conso ci-dessous), l’Intermarché de Rennes, ne remet en rien en question la lame de fond à venir. Il pose juste le problème de la méthode. Les SCO (pour self check-out) vont donc continuer à se développer, c’est une évidence. Tout aussi évident, et n’en déplaise à ceux qui les vendent ou les installent, les SCO détruisent de l’emploi. C’est un calcul que même un enfant de 10 ans comprend aisément : une caissière pour un îlot de 4 caisses (ce qui est la norme courante pour les SCO), c’est forcément moins qu’une caissière par caisse. Autre façon de le comprendre : une tâche que des clients accepteront de réaliser ne génèrera plus d’heures de travail à répartir ensuite entre du personnel. En clair : le bilan social des caisses automatiques est par principe négatif. C’est un débat qui reviendra forcément dans l’opinion à moyen terme. Comment réagiront alors nos gouvernants ? C’était le sens de la conversation avec Isabelle Giordano au micro de France Inter. Laisseront-ils les SCO se déployer au risque d’apparaître comme les complices d’une destruction d’emplois organisée ? C’est mal connaître les politiques ! Interdiront-ils ces nouvelles caisses ? Difficile d’imaginer sur quelle base juridique faire reposer pareille interdiction… En revanche, songer à une taxe sur ces caisses pour en limiter l’intérêt économique m’apparaît d’une probabilité… probable. Ce n’est donc en rien un souhait. Juste une froide réflexion sur un problème qui (re)échauffera forcément bientôt les esprits.

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Qu’est devenue… Destination Saveurs ?

DestinationSaveursCréée en 1999 par Promodès dans la foulée du succès de Reflets de France, Destination Saveurs a, depuis, disparu des rayons Carrefour. Disparu ? Pas complètement… La marque est toujours exploitée dans le réseau de cash&carry Promocash. Mais, ce jour-là, sur un seul produit : les oranges d’Espagne.

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