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Le (pseudo) retour de la proximité

Il aura donc suffit d’une étude TNS Media Intelligence pour remettre à la une le (pseudo) retour de la proximité. 78 % des Français déclarent vouloir faire leurs courses près de chez eux. Sans blague ? Il n’en fallait pas plus, dans certains commentaires, pour faire de la proximité l’avenir du commerce. Evidemment très loin de la réalité. Et conséquence d’une confusion sémantique récurrente. Car il y a d’un côté la proximité-circuit de distribution (des petites surfaces généralement implantées au cœur d’un tissu urbain dense et dont il est quand difficile de penser qu’elle soit l’avenir du commerce !). Et de l’autre côté la proximité-distance entre le chaland et le point de vente. Une distance multi-facettes : distance du lieu d’habitation (c’est la proximité d’habitat), distance par rapport à un trajet courant (proximité de flux) et enfin distance humaine (qualité de la relation entre client et commerçant). Autrement dit : un hyper à l’autre bout de la ville, mais sur la route d’un trajet régulier, et dans lequel l’empathie du personnel à mon égard est évidente sera bel et bien un magasin de… proximité !