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De l’inutilité des promos et du panier des essentiels

Laissez moi vous raconter ma journée de mercredi, parce qu’elle préfigure quelques éditos à venir via Tribune Grande Conso. Le matin, intervention devant le Club ISA (les utilisateurs des solutions d’A3 Distrib sur la pige prospectus). En forçant (à peine) le trait, je démontre… l’inutilité la promo. Bon, je vous l’accorde, je force le trait. Mais quand même… La non-corrélation est fascinante entre l’évolution de la pression promotionnelle sur le T1 et l’évolution de la part de marché. On peut même évoquer des évolutions exactement opposées (c’est dire si promotion et performance commerciale ne sont pas nécessairement liées). Pour Leclerc (eh oui…) par exemple : – 5 % de pression promo, + 0,8 pt de PDM sur l’univers PGC/FLS. En fait, il est temps d’envisager une approche qualitative de la mesure promo et non plus simplement quantitative. Mais, promis, je vous en reparle.

L’après-midi, tournage pour l’émission conso de France 5, C’est notre affaire. Tournage dans un Super U de la région parisienne. Première question de Valérie Durier, la présentatrice : « Quel bilan peut-on faire du panier des essentiels ? ». La réponse fuse parce que voilà plusieurs jours que ma religion est faite : « C’est un flop. Et pour une raison simple : les enseignes faisaient déjà de la promo bien avant que Frédéric Lefèbvre ne s’y intéresse. Alors 10 produits en promo en plus dans un magasin qui en propose déjà 250 à 450 chaque semaine (selon les enseignes), c’est comme verser un verre d’eau dans une piscine en espérant constater une élévation du niveau ».  Mais de ça aussi, promis, je vous reparle.