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La conso responsable selon Leclerc (suite)

IMG_0083Fin de la conférence de presse de Leclerc. 25 journalistes dans la grande salle du Pavillon Gabriel, autant dire qu’on était à l’aise. Sur le fond, rien de différent de la note précédente, si ce n’est la description des 39 sous-critères qui composent les fameux 5 grands critères (vous me suivez ?) sur lesquels se fonde la décision d’attribuer ou non le label Conso Responsable. Quelques chiffres aussi : 700 références labellisées début 2012, un objectif à terme de 3 000 produits pour 5 % du chiffre d’affaires. Chose promise, j’ai interrogé MEL sur la présence de l’acheteur dans le « jury » d’attribution du label (là aussi, voir la note précédente). « Le risque n’existe-t-il pas que des critères plus commerciaux que responsables ne guident le choix ? Ne fallait-il pas se passer de l’acheteur à ce stade ». Sa réponse : « Cette question a fait débat en interne, je le reconnais. Mais aujourd’hui, on assume. Ce sont tous les métiers de l’enseigne qui sont concernés. Les achats comme la qualité ou la logistique par exemple. Je n’ai ainsi pas voulu avoir une équipe dédiée Conso Responsable, j’ai voulu que ça irradie toute l’enseigne. Les acheteurs ne sont pas que des acheteurs de produits ou de service. Ils sont tout à fait à même, ils doivent, intégrer ces aspects-là. Ca fait partie du job. Si on sépare les fonctions Conso Responsable et achats, ce label ne sera qu’un élément marketing. Or je veux que ça soit un véritable changement pour l’enseigne. Et puis on nous jugera sur pièce ! ». A suivre donc.

Parmi les autres questions, j’en retiens une. Un journaliste de Philosophie Magazine (vous avez bien lu, 25 journalistes, dont Philosophie Magazine). Question intéressante : « Vous parlez de mieux consommer. Mais un jour ne faudra-t-il pas moins consommer. Et quel serait alors votre rôle ? ». Réponse du “maître” en philo MEL, à la hauteur de la question : « Dans les faits, c’est probable. Dans le rôle, je ne pense pas que ça soit à nous de dire qu’il faille déconsommer. Nous devons pas devenir des censeurs ». Et MEL de s’inspirer d’André Compte-Sponville et de ses Pensées sur la morale : « On ne doit pas faire la morale au consommateur, on doit lui donner les moyens de sa morale ».