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Cdiscount et l'alimentaire : promesse mal-tenue

CdiscountalimentaireSi Cdiscount s’est d’abord fait connaître en vendant des DVD à prix cassés, le site internet élargit progressivement son offre à de nombreux univers. Ainsi, le leader du e-commerce français a étendu son champ d’action à l’alimentaire, d’abord via le vin, puis carrément dans les produits d’épicerie, sucrées, salées ou liquides, et le DPH. Rien de comparable toutefois avec les “e-linéaires” des enseignes de cybermarchés, l’offre y est plutôt restreinte. Cdiscount ne s’en cache pas d’ailleurs, son patron, Olivier Marcheteau, revendiquant une stratégie basée sur des “coups“ où son site peut se revendiquer moins cher que la concurrence. Ni une ni deux, j’ai choisi de matcher Cdiscount et Leclerc Drive… Et le constat est sans appel : sur un panier composé d’une vingtaine de produits strictement comparables (il y a en fait très peu de réfs. comparables), le drive Leclerc se trouve 4,9 % moins cher que Cdiscount. Illustrations : Cdiscount vend ainsi le BN fraise 1,29 € vs 1,13 € pour Leclerc, ou encore 1,95 € la boîte 140 g de thon Petit Navire contre 1,60 €. Ponctuellement, Cdiscount se montre cependant très agressif comme sur les pâtes Barilla vendues au prix unique de 0,89 € la boîte de 500 g contre 0,96 à 1,16 €, selon les références, chez Leclerc. Autre exemple en faveur du webmarchand : grâce aux rabais supplémentaires consentis sur de nombreux articles vendus par lot de 5, il arrive à tirer son épingle du jeu. Ainsi, Leclerc est mieux disant que Cdiscount sur la boîte 300 g de bretzel Ancel, 1,82 € au lieu de 1,99 €, mais en revanche, sur le lot de 5, il ne peut que s’incliner : 9,10 € vs 7,99 €.

Conclusion, assez directe : en l’état actuel de la politique commerciale, je peine à comprendre ce que Cdiscount fait sur l’alimentaire, en tous les cas sur les PGC !