Le , par
Edouard Leclerc

EdouardLeclercTriste journée. La distribution perd l’un de ses grands hommes. Edouard Leclerc. J’ai appris sa disparition en milieu d’après-midi, en atterrissant à Limoges avec Serge Papin sur le chemin du Super U écolo d’Aixe-sur-Vienne dont j’avais prévu de vous entretenir ce soir. Mais tel n’est plus le sujet du jour, évidemment. Le Super U écolo attendra. Edouard Leclerc donc. Grand homme parce que ses vues originelles ont imprégné 60 ans de commerce. J’y reviendrai très prochainement de manière plus longue et structurée. Ce soir, me reviennent en mémoire les différentes occasions où j’ai eu à le croiser. Notamment cette rencontre “intimiste” à Landerneau, une flute de champagne rosé à la main. “Acheter moins cher pour vendre moins cher“, répétait-il. Je me souviens aussi de cette remise de Légion d’Honneur à l’Elysée avec Hélène, sa femme (lire ici). Sous les ors de la République, j’avais été marqué par ses retrouvailles avec Gérard Mulliez, le fondateur d’Auchan. C’était en décembre 2009. Quelques mois plus tôt, c’était la dernière fois que je l’avais vu en magasin (et photographié, ci-dessus), ici aux côtés de Michel Buchard, l’adhérent de Clermont-Ferrand, fidèle parmi les fidèles. Comme toujours, lors des inaugurations, j’étais frappé de l’admiration que lui vouaient les adhérents. Normal, penseront certains. Il les a rendus si riches. C’est vrai. Mais, croyez-moi, dans l’admiration que je lisais dans les yeux d’un Yvon Peinturier, Jean-Michel Bordais, Michel Buchard ou d’autres encore, il y avait bien plus qu’une simple reconnaissance du ventre…