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Georges Plassat à la Cité de la Réussite : entre web, prix et pigeons…

PlassatCitédelaRéussiteA/R à Paris ce samedi pour écouter Georges Plassat à la Cité de la Réussite. On a les moments de détente que l’on veut… ;-) Le cadre est prestigieux : le grand amphi de La Sorbonne (à revoir absolument : la sono, indécente, mais là n’est pas l’essentiel). Une heure trente d’échange, pour l’essentiel face à des étudiants. Et l’occasion pour le patron de Carrefour de partager sa vision du commerce de demain, et notamment de la place du digital. Comme d’hab, Jeff Bezos, l’Amazonien-en-chef, et Jack Ma, Alibaba, se sont faits tailler un short : “Je ne crois pas du tout à ces entreprises qui représentent 200 à 250 milliards de market cap’ (en anglais dans le texte !) et qui ne gagnent pas un sou“. Puis de GP de pronostiquer : “L’avenir appartient à ceux qui auront des réseaux virtuels et des réseaux physiques“. Et à un étudiant qui lui suggérait un rapprochement Carrefour-Amazon, la réponse : “Il y aura des rapprochements  de ce type. Et plus rapidement qu’on ne le pense…“. Bon, cela dit, avant le rapprochement avec Amazon (sic), des annonces sont quand même à attendre côté Carrefour. Plassat dans le texte : “On va rentrer dans une phase de réactivation de l’innovation“. A suivre…

A suivre aussi les négos 2015. Là, j’ai senti du nouveau. A demi-mots, j’ai entendu un Georges Plassat plus vindicatif qu’à l’ordinaire. “Quand vous regardez le résultat net des grands fournisseurs mondiaux, en dix ans, il a progressé 2,5 fois plus vite que celui des grands distributeurs“. Vous comprenez où il vous faut un dessin ? Plus loin : “C’est avec ces fabricants qu’il faut se battre“. Oubliées les grandes envolées sur le côté destructeur de la guerre des prix ? Pas complètement mais l’angélisme n’a visiblement plus sa place : “On ne peut pas tout seul décider d’arrêter la guerre des prix“.

Enfin, juste pour boucler avec les posts d’hier sur les prix différenciés entre drive et hyper, j’ai adoré cette phrase (vous pouvez écouter la bande, je n’ai rien inventé). “Un distributeur qui prend ses clients pour des pigeons, ça ne dure pas longtemps“. Euh, comment vous appelez, vous, un distributeur qui vend des produits plus chers en hypers (là où le client doit “préparer” sa commande) qu’en drive (là où il n’a rien à faire). Des pigeons ? Non, vraiment ?