Le , par
Carrefour et les prix différenciés hypers/drives : la pression monte !

EditoLinéairesRetour sur le devant de la scène des prix différenciés entre hypers et drives observés chez Carrefour. Mes camarades de Linéaires apportent ce mois-ci une nouvelle contribution au sujet que j’avais révélé ici même en janvier 2014 puis chroniqué à nouveau en novembre dernier. C’est dire si la problématique m’intéresse ! Pour faire court : Carrefour propose des prix plus agressifs en drive qu’en hyper depuis un an, histoire de soigner sa place dans les comparateurs. Alerté, Leclerc a mandaté Nielsen il y a six mois pour une étude exhaustive sur le sujet mais n’en a pas (encore ?) fait usage dans sa communication (relire mon édito sur le sujet ici). Désormais, Linéaires remet le couvert et titre logiquement : quand Carrefour joue avec le feu. Car pareille différenciation de prix est évidemment injustifiable. “Il ne serait pas choquant que les amateurs de drive paient une petite plus-value au nom du service rendu, écrit Florent Vacheret de Linéaires. Mais que les “bons” clients, prenant encore la peine d’arpenter les allées chaque samedi, sponsorisent indirectement les “paresseux” drivers défie les lois du bon sens. Est-ce donc ainsi qu’ils optimisment ?”. Naturellement, je partage ! Oui, Carrefour joue avec le feu. Mais sait aussi reconnaître l’absurdité de la situation (en tous les cas si j’en juge par mes conversations à très bon niveau…). Pour faire court, chez Carrefour, on estime aujourd’hui, en “off” bien évidemment, que le risque pris (l’éventuelle médiatisation à une échelle plus grand public que la presse professionnelle) est largement compensé par une place plus flatteuse dans les comparateurs, notamment Quiestlemoinscher de… Leclerc.