Le , par
Google dicte sa loi aux enseignes, la preuve…

GoogleDictesaLoi

Direction les États-Unis aujourd’hui pour évoquer Google. Pas le moteur de recherche tel que les Français le connaissent. Mais le portail commercial (ex-Google Shopping), agrégateur d’offres et de flux que je vous ai présenté in situ depuis New-York, Los Angeles et San Francisco il y a bientôt deux ans (revoir ici). Depuis, je suis ça comme le lait sur le feu parce qu’il y a dans ces initiatives (j’intègre aussi Instacart, revoir ici) la menace sérieuse d’une désintermédiation des enseignes classiques*. En clair que les commerçants actuels ne soient plus, à terme, que les sous-traitants des portails dont la vertu première sera l’agrégation (d’offres comme de flux). Déjà un signe, pas uniquement anecdotique. Regardez ces deux écrans. A gauche, l’interface Google il y a quelques mois. A droite, la nouvelle charte graphique. La différence ? Google a imposé aux enseignes SA charte graphique faite de ronds. Et tant pis pour ceux qui ne vivent que “carré”. Ce qui revient pour les enseignes (en forçant à peine le trait) à faire allégeance à Google pour monter à bord. Oui, au moins sur ce point, Google Shopping impose sa loi aux enseignes. Simplement parce que c’est lui, dans ce modèle, qui gère la relation avec le client. 

* Pour les curieux, la désintermédiation du commerce par ces “nouveaux barbares” sera l’un des thèmes de ma conférence dans le cadre du SIEC mardi prochain (13 septembre) à Paris. Plus d’infos ici