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SAMEDI CONSO : Mon carnet (retail mais pas que…) de la semaine

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Nouveau rendez-vous sur le blog : « SAMEDI CONSO, mon carnet (retail mais pas que…) de la semaine ». L’occasion de revenir sur l’actu de la semaine, en totale liberté comme toujours. S’y mêleront analyses, anecdotes ou – je le confesse avec gourmandise – gentilles provocations. 

MARDI

EGA> Intervention (en qualité de directeur du Think Tank agro-alimentaire des Echos) lors de la première journée des États Généraux de l’alimentation devant les 50 membres de l’Atelier 5 sur les prix agricoles. J’vais pas faire semblant : #FIERTÉ ! D’abord, parce c’est une reconnaissance du boulot accompli depuis trois dans le cadre de ce cercle de réflexion. Ensuite, parce que ces sessions de travail ne sont pas publiques (j’étais le seul journaliste, grâce à ma fort opportune seconde casquette de directeur de ThinkTank !) et que vivre le moment de l’intérieur permet de bien mieux comprendre les postures des uns et des autres. Y compris ceux qui, bien qu’absents de la salle Sully du Ministère de l’Agriculture, se plaisent à rapporter sur les réseaux sociaux mes propos. Déformés évidemment, c’est plus efficace pour déverser leur fiel et souder l’amont agricole contre l’aval commercial. Tristes sires. 

> En guise de voisin lors de ces États Généraux, un « second couteau » de l’UFC Que Choisir. Il m’en voudra terriblement pour le qualificatif. Et davantage encore pour ne pas avoir retenu son nom. Pendant ce temps là, Bazot, « le chef » de la maison UFC, fait le malin devant les journalistes avec son étude sur le prix du bio en GMS. Plus que contestable dans sa méthodologie. Mais qu’importe, le but est atteint. Profiter de la caisse de résonnance des États Généraux pour faire mousser sa boutique, quitte à pourrir l’ambiance. C’est réussi. Triste sire. 

MERCREDI

> Conférence téléphonique de présentation des résultats Carrefour pour le S1. Comme toujours lorsque c’est un « call » (à la différence des réunions « physiques »), c’est en anglais. Premier à prendre la parole : Alexandre Bompard pour une courte présentation générale. Tous les participants (journalistes comme analystes) l’ont noté et rapporté. Aucun ne s’est publiquement étonné qu’il l’attendait à un niveau (d’anglais) supérieur, alors que tant l’ont pensé… Ici, pas de problème pour l’avouer (#LIBERTÉ). Brillant et bardé de diplômes tel qu’il est, je m’attendais à un patron « fluent ». Bon, rien de disqualifiant cela dit ;-)

Sur le fond, même si Carrefour a évité le mot, c’était bien un profit warning (avertissement sur résultat). Il n’y a pas d’autres termes pour évoquer une prévision de résultat 12 % inférieure aux attentes du marché. La sanction boursière du lendemain n’aurait pas été supérieure si Carrefour l’avait reconnu. Mais la communication financière est par principe le royaume du… positivisme. Ca tombe bien pour Carrefour !

JEUDI

LaRedoute

> Galeries Lafayette annonce le rachat de La Redoute (51 % dès à présent, 100 % d’ici 2021). Retour aux sources en fait. Car ce sont bien les grands magasins qui ont lancé la vente par correspondance. Certes pas Galeries Lafayette mais le Bon Marché dont le génial créateur, Aristide Boucicaut, a imaginé le premier catalogue dans les années 1860 pour faire connaître son offre (alors uniquement parisienne) jusqu’en Province.

> A Bourgoin Jallieu (38), Cora reprend son expansion en France, 20 ans après la dernière ouverture, à Rennes. Au même moment, son (grand) allié, Carrefour, dévisse en bourse : jusqu’à – 18 %. Un lien entre les deux infos ??? OK, je provoque…

> Toujours à Bourgoin Jallieu, retrouvailles avec Pierre Bouriez, le boss de Louis Delhaize (Cora, Truffaut, Match, etc). C’est pas le patron qui s’expose le plus (euphémisme), alors lui arracher une photo, et lui emprunter au passage son écharpe Cora, c’est pas loin d’être un exploit journalistique !

Cora

VENDREDI

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> Question de l’une d’entre vous qui veut remplir son frigo de Yop fraise, alors qu’elle navigue sur l’interface Auchan drive. Si elle s’adresse à moi, c’est évidemment parce qu’elle m’imagine tout à fait capable de répondre à ce terrible dilemme… (#PRESSION). Que choisir ? La bouteille à l’unité, vendue 1,49 € mais avec le 3e offert ? Ou « l’offre géante » à 8,70 € les 6 bouteilles et 30 % en cagnotte ? Ben voilà, très chère, je donne ma langue au chat. Trop complexe pour moi. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Demandez donc à Auchan.

SAMEDI

> Direction Grand Frais pour quelques courses. Aujourd’hui, pour 25 € d’achat, je vais repartir avec un paquet de gaufres et 6 briquettes de jus de pomme bio. Euh, Grand Frais, les gaufres c’est… avec ou sans Fipronil ??? Car il est quand même de notoriété publique que c’est “LE” produit mis en cause… Ce qui limite quand même l’intérêt du cadeau. 

Grand Frais