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Bal des hypocrites, la suite

PromoNestlé

Retour sur l’édito de lundi dernier : le bal des hypocrites (relire ici). Un édito qui m’a valu quelques messages courroucés, pour l’essentiel de dirigeants de Nestlé. N’en déplaise (peut-être ?) à leurs auteurs, je les en remercie. J’adore le débat, l’échange d’arguments, les positions tranchées, etc. Dit autrement, l’eau tiède m’insupporte ! Et je revendique même ma liberté de penser. Voilà pour la forme. 

Sur le fond à présent et en reprenant les sujets les uns après les autres… Un premier correspondant m’explique que Nestlé n’a aucune influence sur la politique commerciale de Lactalis, comme pour nier sa valeur à l’exemple pris en photo (un pack girafe de yaourts Nestlé Sveltesse en 4 + 4 gratuits). Les liens qui unissent Lactalis à Nestlé m’avaient tellement peu échappé (le groupe lavallois assure la mise en marché des marques de Nestlé sur l’ultra-frais) que je le précisais dans l’édito ! Il n’empêche que si la folie promotionnelle conduisant à la dévalorisation des marques posait un véritable problème à Nestlé, le Suisse n’aurait pas hésité à le faire savoir à son partenaire, non ? 

Autre problème soulevé : justement la dévalorisation des marques. Absolument légitime. Tellement légitime que c’est un bon cas marketing pour les écoles de commerce. Intermarché en-a-t-il le monopole ? Non ! Il y a, là et depuis longtemps, un jeu de dupes entre marques et enseignes. La “hard promo” sert autant les unes que les autres. Prenons (pas tout à fait au hasard) le rayon eaux. Qui a, le premier, initié les promos 1 pour 1 ou 2 ou 2 ? Nestlé Waters. Un peu de mémoire que diable ! Ou de benchmark : Contrex en 2 pour 2 chez Cora la semaine dernière, je l’invente ? Et, on peut même passer d’un rayon à l’autre. Les céréales à présent (OK, c’est une JV entre Nestlé et General Mills) : ces packs “100 gratuit” chez Auchan il y a quinze jours, je rêve où ils sont bien sortis de l’usine comme ça ? Donc, oui, la promo lourde dévalorise les marques. Mais la responsabilité n’est pas exclusive. C’était tout le sens de l’édito auquel je n’enlève pas une virgule pour une raison qui me paraît suffisante : c’est mon avis et… je le partage ! Mais je lis aussi volontiers celui des autres…