Le , par
Promo : les enseignes encore loin de l’état d’esprit EGA !

Promo1

 

Nouvelle forte croissance de la pression promotionnelle au T1. A contre-courant donc des attentes du gouvernement, des fournisseurs et des producteurs agricoles…

Au T1 2018, l’effort promo des enseignes a encore progressé de 6 % selon l’étude PromoFlash (A3 Distrib/Ed. Dauvers). Il y a certes un « effet Pâques » (sur le T1 en 2018, vs sur le T2 en 2017). La tendance est néanmoins claire : c’est le treizième trimestre consécutif de hausse de la pression promo. Et, en cumul 12 mois, la progression atteint 7,5 %.

Une fois n’est pas coutume, les enseignes n’ont pas augmenté le nombre d’opérations nationales (les plus impactantes dans l’effet promo global, elles pèsent pour 93 %). En revanche, c’est l’offre moyenne de chaque opération qui a cru : + 14 références, soit + 6 %. En clair, il y a toujours plus de produits en promo années après années ! 

Dans le détail des enseignes, cinq se démarquent par la forte progression de leur effort promo : Géant et Monoprix avec + 25 %, Intermarché (+ 17 %), Lidl (+ 13 %) et Carrefour (+ 10 %). A l’inverse, Auchan est à nouveau en recul : – 11 %. Mais Auchan promet une inversion de tendance à court terme désormais. Indispensable pour relancer le commerce.

L’esprit des États Généraux de l’Alimentation, qui appelait à une modération promotionnelle, ne souffle donc pas encore. Car la promo est avant tout un mal nécessaire. Le succès des opérations « Nutella/Carte Noire/Pampers » d’Intermarché en début de trimestre a rappelé à ceux qui en doutaient à quel point la promo était une arme indispensable pour assurer le trafic en point de vente. Et que le niveau de remise était un facteur déterminant.

Là encore, les enseignes n’ont pas intégré les futures contraintes réglementaires. Selon A3 Distrib, 12 % des 51 746 produits en promo sur le T1 annonçaient un niveau de discount supérieur à 34 % (qui sera probablement le nouveau plafond légal). Et, selon Nielsen, nombre de catégories alimentaires sont encore au-delà du maximum de CA prévu sous promo (25 %). Mais, d’évidence, aucune enseigne n’a intérêt à prendre les devants…

 

Pour suivre de manière synthétique les stratégies promo des enseignes, rendez-vous dans l’étude PROMOFLASH (A3 Distrib / Ed. Dauvers). Tous les trimestres, les chiffres-clés et enseignements principaux.

Infos et extrait gracieux ici >>

PubPromoFlash