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Mousquetaires : reprise des hostilités !

Intermarché

L’été n’aura donc pas apaisé la situation au sein d’Intermarché. Le départ annoncé d’Alexandre Falck, le DG de la SLM (la holding de contrôle de l’empire), pour prendre la tête de But non plus. Depuis hier soir, une nouvelle “Lettre ouverte à Didier Duhaupand”, le président de la SLM, circule parmi les Mousquetaires. Après “l’affaire” de la PUA (promesse unilatérale d’achat) accordée à Marc Legrand (revoir ici), voici donc “l’affaire Sodimer”, du nom de l’ancien Leclerc de Méru dans l’Oise. Le contexte : en reprenant ce Leclerc, Intermarché a récupéré au passage des participations dans d’autres hypers Leclerc. Un scénario classique chez Leclerc où, via le parrainage, les adhérents possèdent quelques titres d’autres magasins, histoire d’avoir un droit de regard, et éventuellement de contrôle. Forcément, ça coinçait chez Leclerc, contrarié qu’Intermarché possède quelques “billes” dans ses affaires.

Jusque là, rien que du très normal. Ce qui l’est moins, selon les Mousquetaires frondeurs réunis dans le collectif Athos, c’est la cession à Leclerc de ces parts pour 2 euros, précise le courrier auquel j’ai eu accès. Un “abus de bien social” selon eux, eu égard à leur valeur réelle. Et ces Mousquetaires de soupçonner Didier Duhaupand d’un arrangement. En clair d’avoir cédé ces actions à prix ridicule en échange un accord plus moins tacite que Leclerc n’attaquerait pas les zones de Senlis et Angy dans lesquelles le Mousquetaire-en-chef aurait des intérêts. Vrai ou faux, je ne sais (et, sur le fond, peu m’importe). Le plus intéressant est bien dans ce que ce courrier révèle : qu’Intermarché n’est toujours pas sorti de ses turpitudes. Ce qui ne pourra que réjouir… ses concurrents. Car, pendant ce temps-là, Intermarché en oublie de faire du commerce. Un comble alors que le 16 octobre, réunis en convention à Paris, les adhérents Intermarché doivent lancer les festivités du 50e anniversaire de l’enseigne. Nul doute qu’on y parlera donc autant du prix du Nutella dans les prospectus de début d’année que de cette énième secousse.