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Avec FlyMenu, l’heure des “shoppable recipes“ a sonné sur le marché français

FlyMenu

Pouvoir intégrer d’un clic les ingrédients d’une recette dans son panier de courses drive est la promesse de la start-up FlyMenu (flymenu.fr). Ancien business analyst chez Procter & Gamble et passionné de cuisine, Philippe Le Maître s’est lancé sur la voie des “shoppable recipes“, jusque-là peu encombrée dans l’Hexagone. Le marché est beaucoup plus mûr aux Etats-Unis avec des opérateurs comme Chicory, Myxx, eMeals ou EatLove qui collaborent avec les principaux acteurs de la distribution (Walmart, Kroger, Amazon Fresh, Instacart…). Des initiatives existent aussi en Allemagne (Kptn Cook) ou au Royaume-Uni (Whisk).

Nombre d’observateurs prédisent à ce phénomène un bel avenir. Les “shoppable recipes“ favorisent le taux de conversion du e-commerce alimentaire en évitant les abandons de panier. Au-delà, ce concept de solution repas a un très net avantage sur les kits repas : son prix. Le service est en effet généralement gratuit pour l’utilisateur.

Lauréat des Trophées de l’innovation 2018 E. Leclerc, FlyMenu fonctionne pour l’heure avec deux distributeurs : Franprix et Toupargel. D’autres partenariats de plus grande envergure sont en cours de signature avec des enseignes de drive. Quant à Leclerc, ironie de la situation, le distributeur a du mal avec le modèle économique consistant à reverser 2 % par panier transformé pour rémunérer les sites de recettes et la plateforme.

Côté recettes, FlyMenu a signé avec 750 g, L’Atelier des Chefs et le Journal des Femmes. De plus, son bouton “Acheter les ingrédients“ pourrait assez vite rejoindre les pages d’un site leader de la cuisine… Autres pistes de développement : la mise à disposition de la technologie en marque blanche pour de grandes signatures des PGC ou encore l’intégration de la plateforme à des équipements électroménagers connectés.

6 commentaires

  1. Merci pour cet article.
    Par contre, Chronodrive propose déjà un système de recette -> panier. C’est probablement moins poussé, mais ca existe.

  2. Sur un site drive, la start-up Flymenu propose des shoppables recipes. Le patron est un ancien business analyst.
    Bon, mais ça se passe où ? A première vue pas en France…

  3. “shoppable recipes“
    HAHAHAHAHA encore un néo anglicisme du gallo-américain OD. On n’arrête pas la soumission, heu pardon le progrès.

    1. Tom, on est bien d’accord ! Sept anglicismes dans le sujet. En moyenne, presque deux par paragraphe.
      On dirait que les anglophones n’ont aucun problème pour nommer quoi que ce soit, dans n’importe quel domaine. Et en particulier les nouvelles technologies et leurs corollaires, bien entendu.
      On est si cons que çà en France pour ne pas y arriver ?

  4. Un financement par le distributeur me semble voué à l’échec. Si vous ne les avez pas tous (ou au moins une très grande partie, votre modèle est mort). Par contre proposer une connexion “gratuite” pour le distributeur financée par les marques, là le modèle me semble plus pérenne. C’était la voie choisie par Whisk au Royaume Uni (vous remarquez, je fais attention à mes anglicismes) avant qu’ils ne soient acquis par Samsung (https://whisk.com/blog/whisk-is-joining-samsung-next/). Une jolie sortie pour Whisk. Je souhaite sincèrement la même chose à Fly menu et Philippe.

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