Le , par
Lundi 16 mars : l’étonnant paradoxe d’une journée folle

IMG_4498

Encore une journée folle dans la quasi-totalité des magasins français ce lundi. Pour l’heure, la plus forte journée de l’année, digne d’une veille de réveillon. Sur historique (c’est-à-dire comparé au même lundi de l’année précédente), les performances nationales – au-delà donc de quelques magasins – donnent le tournis. Par exemple + 150 % chez Auchan ou + 250 % chez Intermarché pour ne prendre que deux exemples. Imaginez donc les performances encore supérieures des seules activités drive… En apparence, de quoi se réjouir. Après des années de disette où toutes les enseignes commençaient à perdre le goût d’une croissance “à deux chiffres”, voilà la griserie d’une croissance “à trois chiffres”. Mais la griserie s’efface désormais devant une forme de lassitude devant les efforts à consentir, à tous les niveaux de la hiérarchie, patron de magasin ou caissières, encore trop rarement équipées de protections. C’est l’étonnant paradoxe de cette journée folle pour le commerce. Oui, “le commerce est bon”, le chiffre encore plus rentable qu’à l’ordinaire car le taux promo baisse et le mix-produits meilleur. Mais le prix à payer est lourd en termes d’engagement et parfois – pour l’avoir observé en caisse – aussi en termes de relation client dégradée (euphémisme). Dans cette crise, il y a évidemment les soignants, indispensables, mais aussi les commerçants, pas loin d’être aussi indispensables, au moins pour rassasier un peuple d’affamés !