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Drive : pourquoi les délais de retrait s’allongent autant…

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C’était hier après-midi… Une commande drive banale, disponible au retrait samedi prochain. Aucun créneau disponible avant la fin de la semaine. Et encore, dans quelques drives, il n’y avait tout bonnement aucun créneau (pour ceux qui doutent, c’est ici). Pour expliquer pareil encombrement, il y a bien sûr une explosion de la demande conso. Nielsen a ainsi mesuré une envolée du chiffre d’affaires de 29 % la semaine du 2 au 8 mars, et de… 61 % la semaine du 9 au 15 mars. Du jamais vu. Mais ce n’est pas la seule explication. Car le drive est en fait pris entre deux mouvements contradictoires : d’un côté, donc, des consommateurs toujours plus nombreux ; mais, de l’autre, une productivité en chute libre. 

L’explication est à chercher du côté des gestes barrière. Et notamment de la distance minimale (1 m) à respecter. Pour quiconque a déjà visité / travaillé dans un drive, facile d’imaginer les conséquences : dur d’être à deux dans la même allée, impossible de se doubler, etc. En tous les cas en respectant (même à peu près) les gestes barrière, sans compter le temps pour désinfecter les différents outils (le terminal notamment) et le lavage de mains régulier. Résultat, selon plusieurs patrons de drive interrogés, une productivité qui chute de 30 % environ, parfois jusqu’à 50 % pour les drives aux implantations les plus denses. Reste “la” question politiquement très incorrecte (et que j’assume de poser, parce qu’elle se pose forcément alors que les clients attendent) : faut-il vraiment respecter ces règles qui brident la productivité ? Réponse (de bon sens) d’un adhérent Leclerc auquel je posais la question : “Pas le choix ! Si demain l’équipe drive “tombe”, les employés de l’hyper qui remplaceront les préparateurs seront encore moins productifs“. Résultat : logique que les délais de retrait s’allongent, même en dépit d’un élargissement de la plage horaire de préparation.