Le , par
Les prix engagés de Carrefour supposent un minimum d’engagement

Retour (comme promis vendredi sur mon fil Twitter @Dauvers70) sur les prix engagés de Carrefour, illustration classique de l’écart entre les idées “d’en haut” et l’exécution “en bas”. Pour ceux qui ont manqué le début de la séquence, Carrefour a lancé une nouvelle campagne de comm’ il y a 3 semaines autour de la notion de prix “engagés”. Pour faire simple : des prix garantis dans les réseaux HM / SM / Proxi rurale sur des produits plus vertueux que la moyenne (composition, origine de la matière, etc.). Sur le papier, évidemment rien à dire (d’ailleurs je n’en avais rien dit de mal en révélant la campagne en avant-première / revoir ici). 

Mais voilà, comme le résume un phrase déjà ancienne de ma composition : une bonne idée mal exécutée est… une mauvaise idée. Et c’est bien là, comme trop souvent, que le bât blesse. Exemple ici dans un supermarché normand où cohabitent deux prix – l’engagé et… le non-engagé –, conséquence d’un Penser-Client tout relatif de la part des équipes.

Suivez moi sur le carrelage… Dans certains cas, le prix en évidence sur la réglette est plus élevé que le prix engagé. Ce qui ne peut que semer le doute (or le doute est l’ennemi de l’achat, c’est ma seconde phrase basique).

IMG_0824 IMG_0827 IMG_0828 IMG_0829 IMG_0830 IMG_0832

Dans d’autres cas, le prix a été visiblement augmenté pour devenir engagé. C’est le cas ici sur ces retouches Kera. 

IMG_0834

Ici, c’est le prix promo du moment qui vient “lutter” avec le prix engagé. Mais pas dans le bon sens.

IMG_0820

Dans tous les cas, la même question : quel est le bon prix ? Pour le ketchup et les lardons, c’était bien le plus cher qui est passé en caisse… Inutile de me rembourser Carrefour, j’ai les moyens. Mais je repars quand même du supermarché avec l’étrange sentiment d’être le pigeon de votre engagement. 

IMG_0836 IMG_0835

Et pour être “constructif”, un p’tit truc. L’exécution du prix est un élément de ce que j’appelle le Penser-Client (au même titre que l’exécution de l’offre ou l’expérience d’achat). Et c’est bien un sujet managérial car les étiquettes prix sont rarement posées autrement que par une main humaine à laquelle il convient d’expliquer que chaque geste a une conséquence. Et que l’on ne pose JAMAIS un nouveau prix sans chercher l’ancien. Voilà pourquoi, ici, je blâme davantage les managers (qui n’ont pas du sonner le sens du geste) que les “petites mains” qui l’ont effectué.