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Amazon sur l’alimentaire : changement de modèle, la suite…

AmazonPrime

Amazon et l’alimentaire, la suite. Hier, via mon fil Twitter et sur le blog, je révélais l’arrêt de l’activité de l’entrepôt historique du Boulevard Ney à Paris. Une activité de cybermarché classique : des fournisseurs livraient l’entrepôt (sur la base d’un assortiment défini et négocié par les acheteurs Amazon), des préparateurs préparaient et des livreurs livraient. En parallèle, Amazon assurait une fonction de logisticien (en clair la livraison) pour ses partenaires Monoprix, Naturalia et Truffaut. Les commandes sont alors passées via PrimeNow mais la préparation assurée en magasins. 

Voilà pour le contexte. A compter du 17 avril, l’activité commerciale classique (achat et revente) s’arrêtera donc. La “fenêtre” Amazon sur la home-page (ci-dessus) s’effacera. Il ne restera donc que Monoprix, Naturalia et Truffaut. Ce qui actera un changement de modèle : sur l’alimentaire, Amazon ne sera plus un cyberépicier classique (façon Houra, CarrefourLivréChezVous, Auchan Direct, etc.) mais un logisticien pour ses partenaires au premier rang desquels Monoprix. Version marketplace donc. A date, Amazon exploite déjà 6 bases en région parisienne et trois bases en Province : Nice, Lyon, Bordeaux. A court terme, Amazon prévoit même deux nouvelles bases. Une mue bigrement intéressante car elle illustre bien la révolution actuelle du commerce : l’essentiel n’est pas de posséder des actifs commerciaux (magasins + stock) mais des clients qui pensent à vous dès qu’ils ont un besoin. Ce qui se passera demain sur Amazon qui, bien qu’abandonnant la gestion directe de l’alimentaire (l’activité cybermarché), veut continuer à être une porte d’entrée pour des livraisons express alimentaires. Car, pour une livraison en J+1, le client Monoprix aura quand même intérêt à passer par MonoprixPlus, l’activité gérée en interne par l’enseigne via le site Ocado.