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Hypers Carrefour : la chasse aux irritants, ça marche !

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Publication des résultats Carrefour ce matin. Ici et là, vous allez en lire des chiffres et des chiffres… Du CA, du ROC, de l’EBIT, du cashflow net, etc. Perso, j’ai choisi une seule grille de lecture : les hypers Carrefour en France. D’abord, parce que c’est souvent via ce prisme que les analystes financiers ont lu les performances (inquiétantes) de Carrefour. Ensuite, parce que depuis plusieurs mois, je dis et j’écris que la “méthode Rami” qui consiste à s’intéresser avant tout aux irritants va payer (relire ici). Et… ça paye. De manière spectaculaire d’ailleurs. Au 4è trimestre, les ventes des hypers en comparable ont ainsi progressé de 3,9 %, un niveau inédit. Alors, oui, le marché dans sa globalité a été favorable et Carrefour en a logiquement profité (les supers affichent, eux, + 9,8 %). Mais les hypers (toutes enseignes) ont été pénalisés par la fermeture des rayons non-essentiels pendant plusieurs semaines. Autant dire qu’il y a dans la performance des hypers Carrefour davantage que des seuls éléments de contexte. Il y a l’effet de la chasse aux irritants initiée par Rami Baitiéh, le patron de la France depuis l’été. En clair, il s’agit d’éliminer du parcours d’achat toutes les raisons pour lesquelles un client ne transforme pas ses intentions d’achat. C’est sans doute moins ambitieux que les grandes réunions au siège pour imaginer l’hyper de 2030 mais… ça marche ! Depuis longtemps, j’appelle ça le Penser-Client (l’exécution de l’offre / l’exécution du prix / l’expérience d’achat). Rami, lui, l’a baptisé 5.5.5. Qu’importe le nom… Quand on pense vraiment au client (sur le carrelage), le client pense à vous. Ce métier est simple.