Le , par
Carrefour et le zéro-prospectus : premier bilan

IMG_0108

Retour sur le test mené actuellement par Carrefour dans deux hypers (et révélé ici) de cesser la distribution des prospectus. Rappel des faits : à Euralille (59) et Angoulême (16), Carrefour ne diffuse plus ses tracts dans les boites-aux-lettres depuis le 28 juin. A la place, les clients peuvent les consulter en ligne (jusque là, rien de nouveau) ou choisir de les recevoir en digital (sms, WhatsApp, mail) ou encore, pour les irréductibles, par courrier postal adressé. Comme je l’ai déjà mentionné, c’est bien ici l’originalité de la démarche : initier la vie sans prospectus mais sans radicalité puisque les clients qui le souhaitent les recevront toujours. Mais au prix fort, puisque Carrefour substitue une distribution non adressée (Adrexo, Médiapost) à un envoi nominatif et adressé (voir ci-dessous ce que reçoivent les accrocs au papier). Pour faire simple, suivant le poids des docs, le coût de la diffusion adressée peut être 10 fois plus élévé. Autant dire que, pour Carrefour, l’enjeu est à la fois de ne pas braquer les clients qui veulent toujours “leur” prospectus tout en limitant au maximum le nombre d’envois. Pour l’heure, selon mes informations, le premier enseignement réside dans l’écart important entre les deux situations (ce qui était aussi l’intérêt d’un test entre, d’un côté, un hyper de centre-ville dans une métropole et, de l’autre, un hyper de périphérie dans une ville moyenne de province). A Lille, sur les clients qui se sont manifestés (c’est le principe du test) pour recevoir les prospectus en digital ou en papier, moins de 5 % ont choisi le papier. En revanche, à Angoulême, c’est plus de 50 %, soit environ un millier de clients. Reste que, même à Angoulême, seule une minorité de consommateurs se sont faits connaîtr. La grande majorité d’entre-eux ne reçoivent donc plus rien. Et seul le temps dira si ça leur manque… Ou pas. 

image000001-2 image000002 IMG_0109-bis