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L’effet du drive piéton sur la proximité (suite)

Le chiffre Leclerc Piéton
Nouvelle contribution à la réflexion que j’ai initiée il y a déjà plus de trois ans (revoir ici / et dans de nombreux posts depuis) sur l’effet des drives piétons sur les magasins de proximité environnants.
Comme à chaque fois pour l’exercice, NielsenIQ compare les ventes des magasins de proximité parisiens suivant qu’ils sont ou non exposés à un Leclerc drive piéton (“l’exposition” s’entendant dans un périmètre de 200 mètres). Résultat, sans surprise, parce que telle est ma conviction depuis longtemps, il y a bien un effet ! Les magasins de proximité qui “cohabitent” avec un Leclerc piéton à moins de 200 mètres reculent cette année de 9 %, les autres de 5 %. Certes, tous reculent, mais la raison est à chercher dans l’historique 2020 plus que favorable. Ce qu’il faut regarder c’est naturellement l’écart d’évolution : 4 pts. Ce qui est trop pour n’y voir qu’un effet – malencontreux – du hasard. 

Sur ce sujet, ma grille de lecture (partagée régulièrement à l’occasion des Ateliers du Drive) est de considérer qu’il y a trois critères déterminants pour choisir un magasin (dans le duel proxi/piéton) : l’offre, les prix et la disponibilité. Le drive piéton l’emporte classiquement sur deux critères : l’offre (12 à 14 000 réfs vs 7 à 10 000) et le prix (20 % d’écart en moyenne). En revanche (et c’est consubstantiel), la proxi l’emporte sur la disponibilité : immédiate vs différée pour une commande drive. Et avec 2 items remportés sur 3, il est dès lors impossible que le drive piéton soit sans effet.