À la uneNon classé

[ EXCLU ] Intermarché se prépare à un conflit au long cours avec Andros

C’est classique… Avec le retour du Printemps, le temps des conflits. Cette année, le plus violent oppose Andros à Intermarché. Et à chaque semaine sa nouvelle étape… Il y a une quinzaine de jours sont apparues les premières affiches en rayon. D’abord sur le thème des difficultés logistiques (euphémisme) puis des difficultés commerciales avec le fabricant. Puis les rayons se sont vidés suite – si j’en crois Intermarché – à l’arrêt brutal des livraisons de la part d’Andros le 8 mars. Désormais, sur certains produits (comme le fondant chocolat Mamie Nova, l’une des réfs normalement les mieux diffusées), seul un magasin sur cinq dispose de quelques produits (voir ci-dessous). En fait le temps d’écouler les stocks jusqu’à la DLC. En clair, la semaine prochaine, la DN du produit devrait être nulle, sauf pour les magasins s’approvisionnant auprès de grossistes locaux. Il y en aura quelques uns, c’est le jeu chez les indépendants.

En attendant, tous les adhérents ont reçu un courrier signé des administrateurs nationaux, des présidents de région et de la direction des achats pour à la fois expliquer la situation et (c’est bien ça qui m’a intéressé) le remettre en perspective. Je passe rapidement sur la justification du non-accord commercial : “L’équation proposée est simple : dégradation de notre image prix sur les marques du groupe Andros, renoncement à notre liberté sur nos assortiments, au détriment de nos PNFM et de nos partenaires PME et enfin une équation économique désastreuse“. En clair, Intermarché reproche à Andros d’avoir voulu faire main basse sur ses rayons et à ses conditions. Forcément ça passe moyen ! Intermarché justifie ensuite l’arrêt des négos : “Nous ne pouvons pas négocier avec un fournisseur qui, en arrêtant de nous livrer, prend en otage la satisfaction de nos clients pour atteindre ses objectifs“. Ce qui, pour le coup, traduit que la ligne est actuellement coupée entre Biars (Andros) et Bondoufle (Intermarché).

La suite du courrier est plus instructive encore, voire… carrément pertinente car, à mes yeux, elle traduit la mission d’un commerçant : sélectionner, construire, bâtir son offre (avec ses partis pris) et non la subir. Je lis. “Nous devons, d’une manière générale, nous organiser sur le long terme pour ne plus être dépendants des multinationales qui prennent brutalement en otage la satisfaction de nos clients pour améliorer leurs comptes d’exploitation. Comme vous le savez, nous avons déjà engagé cette démarche avec certaines multinationales qui ont utilisé les mêmes méthodes. Pour tous ces fournisseurs qui font peser ce risque de destructuration brutale de notre offre, nous devons apprendre à vivre avec un niveau de chiffre d’affaires le plus bas possible. Pour Andros c’est différent, ce fournisseur a décidé d’arrêter totalement de nous livrer, nous allons devoir apprendre à vivre sans ses produits“.

Et la direction d’Intermarché de (tenter de) retourner la situation : “Nous en ressortirons plus forts car totalement indépendant de cette multinationale qui pense qu’elle peut prendre la main sur vos linéaires. Charge à nous à moyen terme de transformer cet arrêt de livraison en opportunité grâce à un travail de référencement alternatif de nos collègues en Scapr, grâce à votre agilité en point de vente pour des référencements locaux et Producteurs d’Ici, et bien sûr, parce que nous sommes Producteurs et Commerçants, grâce à Agromousquetaires“.

Alors, évidemment, pendant quelques semaines et sur certaines catégories, ça va piquer (et tôt ou tard les fâchés d’aujourd’hui se rabibocheront au moins a minima). En attendant – et c’est bien ça qui m’intéresse – ce courrier rappelle aux troupes qu’un assortiment ça se… construit. Dit autrement : qu’un commerçant est un chasseur (il part en chasse de ce qu’il veut vendre) et non un simple cueilleur (qui pioche dans une pré-sélection), même aux meilleures conditions ! Voilà pourquoi – et je maintiens – j’ai trouvé ce courrier bien plus instructif qu’un simple point de situation dans un conflit finalement… classique.

40 commentaires

  1. Pareil chez Leclerc sur les rayons épicerie.
    Finalement C’est Andros le grand perdant de se voir sortir ou de sortir lui même des magasins.
    A suivre dans les prochains mois, mais comme dit intermarché, il y aura des produits de substitutions.

    1. la riposte est simple pour le consommateurs : boycotter les produits de substitution. Il faut que les consommateurs cassent les reins de la grande distribution et leur impose de payer le prix des produits.

      1. Les clients sont des moutons. Rien qu’a voir l’épisode du covid et maintenant avec la guerre en Ukraine. Tout le monde pense qu’à sa gueule donc le boycotte…. LOL!

    2. les produits de substitution si inter marché y trouve son compte moi client depuis des années je ne comprends pas que la qualité soit sacrifiée ..les produits proposés associés à la pomme n’ont rien de comparable …..

    3. Il faut comparer les ingrédients des produits
      Les autres marques utilisent des épaississants qui, accumulés dans votre organisme, sont néfastes. Les prix peuvent ainsi être plus bas mais la qualité n’y est pas et le goût non plus.
      Je ferai mes courses chez Leclerc et hyper U pour les trouver et tant pis pour Intermarché.

  2. Marrant cette manie de vouloir que le méchant soit toujours une multinationale genre Nestlé, alors qu’on a affaire à un groupe purement français.

    1. Ce n’est pas parce-que la société est française que c’est gage de prix correct et surtout gage de qualité… quand une société vous demande une augmentation de 30% alors que l’inflation n’est que de 7%, il y a matière se poser des questions.

    2. Bienvenue chez MDDland…mdr
      Il n’y a que les multinationales pour payer leurs demandes de RFA abusives ou délais de retard de livraisons et j’en passe. Les producteurs locaux ont fui ce système depuis de longues années…ITM l’arroseur arrosé ? LECLERC même délire! Les clients soit disant pris en otage…la bonne blague…et qui ont encore du pouvoir d’achat vont fuir ces enseignes…mdr

  3. Intermarché cherche surtout à faire passer en premier sa marque “Pâturages de France*” où elle doit gagner
    beaucoup par rapport certains à produits Andros et Bonne Maman où comme pour la “Danette” qui sont des produits
    d’appel pour tous les distributeurs où il ne faut pas se lâcher sur la marge.
    Producteurs en commerçants qu’ils disent !!! mais en réalité certains produits laitiers sont fabriqués par “La Laitière” dans
    son usine des Hauts de France.
    Je suis gros consommateur de produits “Bonne Maman” qui sont pour moi les meilleurs du marché et je vais depuis
    chez un autre distributeur pour les acheter.

  4. Bonjour Mr Dauvers
    Il aurait été extrêmement pertinent d’avoir une approche contradictoire avec le point de vue des 2 parties.
    Considérer le conflit uniquement du point de vue de la communication interne (et externe) d’Intermarché me paraît insuffisant.
    Compte tenu de l’atmosphère des négociations de cette année en particulier, cela me paraît d’intérêt public

    1. Pas faux !! Et j’ajouterais que ITM réalise près de 17 Mds € de CA.
      Mais ce n’est pas une multinationale, juste un petit poucet …..

  5. comme d’habitude les voyoux de la grande distribution veulent imposer leur diktat et refusent de payer au juste prix leur fournisseurs. La réponse des consommateurs doit être simple boycotter les produits MDD concurrents et inonder de réclamations les services clients de ces enseignes en leur imposant de payer correctement leur fournisseurs. Les enseignes de la grande distribution hors Aldi et Lidl sont des truands qui n’ont aucune morale ni dignité.

    1. “Les voyous”, “diktat” HAHAHA !
      On dirait MLP qui poste…

      Sincèrement, pourquoi toujours voir un ange et un démon, et ne pas accepter qu’aucune des deux parties n’est blanche ?

  6. Les méchants fournisseurs qui veulent des hausses de prix face aux gentils distributeurs qui veulent des prix bas pour les clients… Mr Dauvers, j’adore votre travail mais suis très déçu par la tournure de votre article qui plaide à 100% face à un discours interne d’inter qui jamais n’ira forcément jamais se dévaloriser face à ses adhérents concernant la non signature d’andros cette année. Ne pensez-vous pas que la faute n’est peut-être pas partagée ?? Quand à celui qui parlent de 7% d’inflation, c’est une moyenne. Quelle est la hausse dans le secteur fruitier ? Plus que 7% j’imagine. Article instructif, mais dommage de ne défendre qu’un côté et de prendre partie ouvertement pour inter qui n’est surement pas aussi vert que ce que vous voulez le faire croire !

    ✌️

    1. Bsr Antoine,
      Vous me lisez mal (ou j’écris mal). Relisez mon post et dites moi où je dis qu’Intermarché a raison et Andros tort ? Que les demandes de l’un seraient illégitimement refusées par l’autre. Non, je n’écris pas ça.
      Je dis juste que c’est une formidable occasion pour Intermarché de se réapproprier la construction de son assortiment. Et ça je maintiens. Les commerçants doivent être des chasseurs et pas uniquement des cueilleurs. C’est ça le propos analytique du post. Le reste est entre ” ” parce que citations et mentionnées comme telles.
      Olivier

        1. Dites moi où “exactement” (c’est votre terme) j’ai écrit ça… Preneur de me lire le dire.
          A vous…

          1. Bonjour,
            Apprenez donc à lire avant de commenter.
            Il n’est pas écrit qu’Intermarché a raison et Andros a tort.
            Il est juste fait référence aux réelles actions menées par les distributeurs: construire leur assortiment, rester propriétaire de ses linéaires et se battre pour proposer les produits aux meilleurs prix.
            Ceux qui se crachent sur la grande distribution pour ses pratiques commerciales sont ceux qui se précipitent dans les magasins et qui crient au voleur quand les prix augmentent…
            Mr Dauvers, MERCI pour tous vos publications et continuez ainsi.
            Au plaisir de vous lire.

      1. Il faut comparer les ingrédients des produits
        Les autres marques utilisent des épaississants qui, accumulés dans votre organisme, sont néfastes. Les prix peuvent ainsi être plus bas mais la qualité n’y est pas et le goût non plus.
        Je ferai mes courses chez Leclerc et hyper U pour les trouver et tant pis pour Intermarché.

  7. Se réapproprier la construction de son assortiment est un vieux fantasme de chaque Directeur de l’offre des grandes enseignes, hors Lidl et Aldi.
    “soyez dès sélectionneurs avisés ! L’achat achètera ce que l’offre veut vendre ! Les mdd au cœur de l’assortiment !”
    Cela reviendrait à supprimer une grande partie des 80/20 des mn. Ah bon ? Mais, il y toutes les innovations… Votre assort va être ringard! Supprimer aussi des 20/80 leaders qui font chuter la renta car bagarrés sur le marché. Pas de bol, là, c’est le chiffre qui chute car le client veut le produit leader.
    Réduire l’assort des mn ? C’est aussi réduire les ristournes de fin d’année, donc risque de perte de renta sur la catégorie.
    La part croissante des mdd va augmenter la renta ? Dans des marchés marketés, ce sont les mn qui tirent le marché, cf le récent sujet sur les Catman chez les fournisseurs.
    Donc, en conclusion, le courrier d’ Inter est purement politique. Ceux qui n’ont jamais construit et négocié une offre y croient bien évidemment. Ceux qui ont eu les mains dans le cambouis rigolent doucement… J’en ai fait partie.

  8. Je suis allé ce matin faire mes courses au magasin d’Orgeval et ne suis pas prêt d’y retourner de sitôt.
    Effectivement les produits du groupe Andros sont clairsemés en rayon, mais pas qu’eux où de nombreux
    vides sont constatés pour d’autres marques et l’on avait l’impression de se retrouver au début du covid lorsque
    les consommateurs faisaient des stocks.
    Beaucoup de promos n’étaient plus disponibles. Il restait bien un rôti de veau en rayon, mais étant un tas de
    gras et de nerfs, on comprend pourquoi il était toujours là !!!!!!!!!!
    La promo sur les avocats était valable jusqu’à hier soir samedi et non plus ce matin dimanche, ceux-ci étaient
    facturés au prix fort alors que l’affiche était toujours en rayon.
    Intermarché m’avait habitué à mieux dans la tenue de ses magasins.
    En ce qui concerne le référencement, j’estime que le consommateur à le droit de choisir ses produits sur une
    large gamme et ne pas subir le seul choix d’un distributeur plutôt intéressé à faire passer en priorité ses MDD
    beaucoup plus margées.

    1. Ami jfb78, juste une petite remarque sur le referencement :
      la satisfaction client par un choix large et au bon prix est évidemment primordiale mais la rentabilité finale est aussi vitale le commerçant. La sélection des produits est devenue un casse-tête : développement des mdd et 1ers prix car réponses au pouvoir d’achat, réduction des mn certes mais “nécessité” de rentrer leurs innovations pour l’image moderne et l’apport en rentabilité , sans oublier les fins de stock des promos non issues du permanent, tout ceci avec des linéaires non extensibles… Pas Fastoche, non ? Vous l’avez….?

  9. Encore une fois un article digne de la publi-information à la gloire d’un distributeur et qui fleure bon le renvoi d’ascenseur en bonne et due forme. C’est consternant. Alors, pour reprendre une formulation qui aurait pu être pertinente si son pendant chez les fournisseurs étaient aussi exposé dans l’article pour le rééquilibrer a minima, je dirais que si les commerçants doivent être des chasseurs et pas uniquement des cueilleurs, les observateurs devraient être des éclaireurs et pas uniquement des tailleurs…

    1. Hey Laurent.
      Pas certain qu’Intermarché ait grandement apprécié que je publie son courrier interne… Donc, pour le côté publi hein… Mais si vous le pensez vous en avez bien sûr le droit !

  10. Bonjour Monsieur Dauvers,
    Mais à quand un vrai travail journalistique sans partie pris !
    Avoir l’avis d’Intermarché est très intéressant ! Avoir des explications du fournisseur eut été très pertinent et malheureusement sans ces explications, vous restez dans le constat, l’interprétation et les suppositions … Une analyse m’intéresserait bien plus, plutôt qu’un simple constat peu travaillé qui ne sert pas les consommateurs in fine …

    1. Sans blague… ? Mince, j’avais totalement oublié de solliciter Andros. Heureusement que vous êtes là.
      Non, j’déconne.

    2. Sans rire Mr Dauvers?
      Tout bon journaliste signale généralement qu’il a contacté l’entreprise qui a refusé ou non de répondre…….
      Je n’ai pas l’impression que ce soit un oubli
      Et non je ne déconne pas….

      1. C’est ça qui est génial alors. J’ai encore une marge de progression pour devenir “bon”.
        Merci de vos encouragements. Par moment nos scores d’audience auraient pu nous laisser à penser qu’on y était. Mais non mais non, on remet ça, hop hop au boulot.

  11. M. Dauvers
    Vous vous dites spécialiste de la grande distribution mais quand je lis votre article je me pose des questions…..
    Votre “travail” est entièrement à charge et vous ne prenez même pas la peine de décrypter et corriger les erreurs grossières qui sont dites dans le courrier que vous citez.
    Vous choisissez votre camp tant mieux
    Les consommateurs eux choisiront mieux leur enseigne pour faire leur achats
    Et vos lecteurs devraient allez voir ailleurs par la même occasion ……
    Sur ce bonne continuation

    1. Juju
      Je respecte profondément votre avis. Par principe.

      Par contre, sur les faits, vous manquez de développement. Vous écrivez : “Votre “travail” est entièrement à charge et vous ne prenez même pas la peine de décrypter et corriger les erreurs grossières qui sont dites dans le courrier que vous citez”.
      A vous d’expliquer donc où sont les “erreurs grossières”. Je n’aurai aucun mal à les admettre si vous développez un brin.

  12. Bonjour je vous trouve bien énervés contre cet article qui a le mérite de rappeler les bases du commerce et qui a peut être comme défaut de ne pas avoir signalé que, sans doute Andros n’a pas voulu donner sa version.
    La situation est naturelle, comme dans la forêt après un incendie ou une tempête, certains grands arbres meurent et c’est l’occasion pour les “petits” d’enfin voir la lumière est de tenter d’être grands à leur tour.
    dura lex sed lex…

    Nombreux sont les fournisseurs qui ne peuvent pas, légitimement faire “passer” des augmentations justifiées (par exemple DPH hors egalim 2) mais ne soyons pas naïfs, la situation sert aussi pour certain à améliorer leur rex.

  13. Andros a demandé +30, ses concurrents immédiats +7 (Charles et Alice, MDD, les autres jus frais, etc.)

    Donc oui ils se moquent des distributeurs et veulent faire passer ça aux consommateurs. A se griller avec Leclerc et ITM ils s’assoient sur un tiers du marché FR, c’est très joueur

  14. Je me suis toujours demandé si entre eux, en interne ils y croient eux même à leurs éléments de langage foutage de gueule ou s’ils ont quand même un brin de lucidité face à la réalité…

  15. ok, on peut se gargariser du caractère équilibré de l’article
    – mais dans les faits, la conclusion reste partisane / pas la meilleure publication de l’année.
    après l’affiche magasin ne parle pas de Mamie NOVA 🙂

  16. Houlala, la lecture de certains commentaires font croire qu’on est dans Cash Investigation avec accusation et réponse contradictoire demandée au fournisseur..
    Que nenni ! On est juste en présence d’un cas classique de négo avec un grand fournisseur qui doit sortir ses resultats et satisfaire ses actionnaires et un distributeur qui veut sortir ses résultats et satisfaire ses clients grâce à son image-prix.
    Chacun défend ses intérêts ! La négo gagnant-gagnant, ça date de grand papa, ça n’existe plus. D’ailleurs, à titre perso, quand vous négociez l’achat d’un truc important, une voiture, un appart,… vous vous souciez de savoir si le vendeur gagne de l’argent ? Non. Alors..
    La hausse de 30% est elle justifiée ? Peut être ou pas… Je rappelle que les fournisseurs ont des services Achats qui négocient durement aussi.. et que dans la hausse annoncée, il est prévu une marge de négo. “il me faut une hausse de 20%, j’annonce +30, ça me laisse 10 de marge de manœuvre. Etc…”
    Du classique, quoi. Donc pas de quoi fouetter un observateur expérimenté de la vie commerciale ! (pour être journaliste, faut une carte de presse…)

    1. ” (pour être journaliste, faut une carte de presse…)”
      Disponible à l’achat pour tout le monde, même plus garante de quoi que ce soit, mais ou va le monde ?

  17. Et savez vous Olivier si casino est dans la même position lui qui a une centrale commune avec Intermarché?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page