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Éducation à l’alimentation : un premier pas dans la porte !

A l’unanimité ! L’Assemblée Nationale a adopté hier la proposition de loi d’Olivia Grégoire visant à créer un enseignement obligatoire d’éducation à l’alimentation. A court terme, il s’agit d’abord d’autoriser à titre expérimental pour trois ans (et sur la base du volontariat des académies et établissements), trois séances minimum par an d’éducation à l’alimentation, de la petite section de maternelle au CM2. En apparence, c’est modeste parce que pas encore obligatoire. Mais c’est clairement un premier pas ! Et, en la matière, il faut accepter les petits pas (pour “faire bouger le mammouth”, comprendre L’Éducation Nationale)

Voilà des années que je milite (d’abord via la direction du Think Thank Agri des Échos, ensuite en soutien assumé d’Olivia Grégoire) pour l’inscription de l’éducation à l’alimentation dans le programme scolaire. Trois grandes raisons : 1/ d’abord, le lien alimentation / santé publique est avéré ; 2/ ensuite il n’y a malheureusement plus assez de transmission intra-familiale sur ces sujets, conséquence notamment de l’urbanisation ; 3/ enfin, “éduquer” les consommateurs est encore la meilleure manière d’en faire des alliés de la souveraineté alimentaire par les produits qu’ils choisiront en toute connaissance de cause. Donc des alliés de la Ferme France (et vous comprenez pourquoi et comment j’arrive sur ce combat, et Olivia Grégoire aussi).

Dit de manière un peu triviale (j’en conviens), apprendre à choisir/préparer/manger est bien un enseignement fondamental, au même titre que d’autres. On peut certes regretter qu’il faille en passer par l’école. Mais l’école a justement été imaginée pour ça : pour que tous, et partout, aient accès au même niveau de connaissances.

4 commentaires

  1. Cher Olivier,

    Il serait -peut-être- bon de glisser dans ce bor… programme un quatrième point : celui de cultiver des bons aliments, dans tous les sens du terme, que ce soit des fruits, des légumes, de la viande, du poisson et autres denrées alimentaires qui existent et que dont on peut -doit- préserver la qualité.
    Petit exemple : pour une pomme d’il y a 50 ans, il faut 100 pommes actuelles, quelque soit la variété -surtout que le nombre a exponentiellement augmenté pour une bénéfice proche de zéro-.

    Autant vous dire que l’on n’est pas du tout mais alors pas du tout arrivés, surtout avec l’éducation nationale -sans majuscules, mon clavier souffre-.

    1. Oui pour vos pommes, mais j’ai les mêmes variétés qu’il y a 50 ans, vous voulez dire qu’elles ont été modifier ? Ou que les variétés récentes ont plus été créer pour les padou et leurs résistances a se conserver ? Vous pouvez en citer?

  2. Quand le sage montre la lune, le crétin regarde le doigt… Bruce Lee. Encore une nouvelle mission pour les profs et l’école et tout le monde s’en félicite : quelle connerie.
    L’école doit tout faire en s’appuyant sur des personnels mal payés et peu considérés, d’ailleurs le métier ne fait plus rêver et on baisse le niveau de recrutement pour trouver du monde.
    De moins en moins de temps pour les fondamentaux et la conséquence vous la connaissez : un niveau calamiteux en math, français, mais plus de 70% des bacheliers ont une mention : cherchez l’erreur. L’école est devenue ce qu’était l’hyper dans les années 70 : le tout sous le même toit. Cela ne fonctionne plus dans le retail et cela mène l’éducation nationale dans le mur.

    1. 100% d’accord, ce serait plutôt le rôle des parents, certainement pas de l’école qui n’arrive déjà plus à instruire

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