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3 ans après son arrivée en France, Tedi taille déjà dans son parc

Lens et Bruay-la-Bussière fin février, Couzeix, Marsac, Malemort et 5 magasins bretons en mars, Chantepie près de Rennes le 4 avril : Tedi fait le ménage dans son parc. J’ai recensé 11 fermetures ces dernières semaines. Et ce n’est peut-être pas terminé… Des fermetures « à l’arrache », avec des clients qui trouvent porte close un beau matin et des équipes « commando » venues des pays de l’Est vider fissa les magasins à peine le rideau tiré.

Faut-il en conclure que Tedi, arrivé en France il y a tout juste trois ans, va déjà plier bagage ? Malgré les apparences, pas du tout. L’enseigne allemande rationalise son parc mais continue d’ouvrir dans le même temps : Roubaix, Gonfreville ou St-Germain-du-Puy sur le mois écoulé. Déjà 6 ouvertures en 2026, après 34 (excusez du peu) en 2025 pour un parc total de 82 unités à ce jour.

Les 11 unités fraîchement fermées sont toutes d’anciennes coques de Max Plus, dont Tedi avait repris la grande majorité des sites (42) après la mise en liquidation du destockeur breton en 2023. Surface peu adaptées, loyers trop élevés, fréquentation décevante ? Sûrement un peu de tout ça.

Mais ces fermetures disent aussi que Tedi brûle trop de cash. D’autant que les performances de ses magasins sont encore très modestes : de l’ordre du million d’euros de CA par unité (820 K€ selon mes calculs), quand Action fait 7 fois plus, avec des magasins plus petits ! Pour un business de “centimiers” ça ne pardonne pas. Tedi France perd de l’argent : 10 millions de pertes d’exploitation sur l’exercice à cheval entre 2024 et 2025, pour seulement 36 M€ de CA. Couper les branches mortes devenait donc indispensable. Sans présumer de la suite.

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