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Filière poulet en France : voilà qui devrait (en théorie) mettre tout le monde d’accord…

Il y a eu la proposition de loi Duplomb en 2025. Puis la loi d’urgence agricole, actuellement en débat. A chaque fois, les mêmes oppositions (au développement des capacités de production agricole). Souvent pour des raisons environnementales, dont on finit par douter du niveau de rationalité. Comme si s’opposer aux paysans était la raison d’être des opposants… Empêcher la production en France, c’est, automatiquement, faire le lit des importations. Une conséquence à mon avis accessible à un enfant de 6e (même distrait). De fait, plus d’un poulet sur deux aujourd’hui consommé en France vient d’ailleurs. Avec le bilan environnemental qui va bien… Parce que traverser l’Europe en camion hein…

Second argument et opposition : “Non aux usines à poulets”. Là, il faut quand même rappeler à ces citadins à mocassins (et aux certitudes agricoles dont ils sont repus) que leur référent façon Martine à la France est une construction imaginaire. Même un micro-élevage de 4 000 poulets Label Rouge doit leur paraître gigantesque alors que c’est… minuscule. D’ailleurs, côté “usines à poulets”, la France est même le meilleur élève de la classe avec des élevages beaucoup plus modestes qu’ailleurs. Encore faut-il placer les faits avant les croyances.

En clair – et au-delà des postures TikTok pour souder leur communauté d’idéalistes – il faut poser une question simple aux grands penseurs écolos : mieux vaut-il un poulet français en élevage moyen ou un poulet élevé à des milliers de kilomètres d’ici et parmi 400 000 autres gallinacés ? A moins que leur sujet soit en fait (mais sans l’avouer aussi nettement) de vider l’assiette de leurs congénères de protéines animales…

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