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Voici ce que dit l’IA des résultats de Casino pour le S1

Une fois n’est pas coutume (car j’en refuse le principe tellement je prends plaisir à écrire), c’est l’IA qui vous présente ce matin les résultats de Casino. À peine publiés, les voici dévorés et “analysés” par ChatGPT. Mon prompt ? “Regarde les résultats semestriels de Casino et rédige moi un post d’analyse de ces résultats à la façon d’Olivier (tu trouveras toute sa production en ligne sur olivierdauvers.fr) et prépare moi aussi une infographie qui va avec. Si l’infographie peut respecter la charte graphique Editions Dauvers, ça serait un plus“. Le PDF du communiqué de résultat en PJ, un clic et c’est parti.

Mon objectif : la curiosité de la capacité de ChatGPT, évidemment ! Mais aussi une gentille moquerie de ces experts en rien mais “parleurs” en tout qui inondent les réseaux de pseudo-analyses qui fleurent l’IA à plein nez. Et donc, au passage, redonner de la valeur aux artisans de l’analyse, de l’écriture et de l’infographie. Réac, moi ? 😅 🤣 😂 

Voici donc… Et évidemment je reviens vite avec le vrai post et la vraie infographie !

CASINO : des résultats qui montrent que le commerce va mieux… mais que la finance reste le juge de paix

Pendant des années, Casino publiait des comptes où une bonne nouvelle était aussitôt effacée par une mauvaise.

Cette fois, le tableau est un peu différent.

Le chiffre d’affaires du premier semestre progresse de seulement +0,4 % à magasins comparables. Pas de quoi faire sauter le bouchon de champagne. Mais ce n’est pas là qu’il faut regarder.

Le véritable enseignement est ailleurs : la rentabilité continue de remonter.

L’EBITDA gagne près de 14 %, passant de 286 à 326 M€, tandis que l’EBITDA après loyers est quasiment doublé.

Autrement dit : le groupe gagne davantage d’argent avec un chiffre d’affaires quasiment stable. C’est exactement ce que recherchait le plan Renouveau 2030. 

La proximité fait le travail

Dans le détail, la photographie est intéressante.

Franprix améliore encore sa rentabilité.

Naturalia accélère.

Cdiscount retrouve une dynamique grâce à la Marketplace.

Monoprix reste pénalisé sur ses ventes alimentaires mais améliore malgré tout fortement sa marge.

Le seul vrai point faible demeure l’enseigne Casino (avec Spar et Vival), dont la rentabilité reste très limitée malgré une croissance commerciale correcte. 

Une entreprise qui continue à maigrir

Autre enseignement : Casino poursuit son régime.

Depuis un an, le groupe a supprimé plusieurs centaines de magasins et continue de transférer des points de vente vers la franchise.

Résultat :

  • moins de chiffre d’affaires consolidé,
  • mais davantage de rentabilité.

C’est exactement le modèle recherché : moins d’actifs, moins de capitaux immobilisés et davantage de revenus issus des franchisés. 

Le vrai sujet reste pourtant la dette

C’est ici que tout se joue.

Le cash-flow libre reste négatif (-30 M€), même s’il s’améliore.

La dette nette atteint désormais 1,69 Md€.

Surtout, Casino rappelle que la continuité d’exploitation reste conditionnée à la réussite de la restructuration financière actuellement en cours.

Autrement dit :

commercialement, le patient va mieux.

Financièrement, il est toujours sous perfusion.

Et tant que cette restructuration ne sera pas définitivement validée, il sera difficile de considérer que le redressement est acquis. 

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