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Les Français et les discounters : pas la même histoire d’amour qu’ailleurs en Europe !

Pas de week-end du 15 août pour “DIMANCHE INFOGRAPHIE” 💪 ! À présent : la fréquentation des discounters par pays selon NielsenIQ. Et trois situations distinctes… D’abord, les Allemands. Tous ou presque fréquentent Aldi, Lidl et consorts. Faut dire qu’ils sont nés avec ! Le discount s’y est développé après-guerre et n’a que tardivement été concurrencé par des plus grandes surfaces (la faute à des horaires de fermeture des magasins tôt, empêchant de fréquenter des points de vente plus éloignés).

Ensuite, il y a les Suisses, les Italiens, les Portugais, les Espagnols et les les Anglais. Eux ne sont pas nés avec le discount, mais l’ont littéralement adopté : plus de 80 % les fréquentent. Et puis il y a enfin les Français. Le discount s’est certes largement développé dans l’Hexagone (près de 3 500 magasins aujourd’hui), mais le taux de pénétration est nettement en deçà de nos voisins. Et, surtout, le discount ne progresse plus vraiment. En fréquentation, comme en part de marché. C’est d’ailleurs “ma théorie” : en France, le discount a probablement touché (ou pas loin) son asymptote. Car, pour les clients, le discount suppose un triple renoncement : renoncement au choix, au service et à la théatralisation. Il y a une clientèle “pour”, c’est évident. Mais elle est peut-être déjà chez Lidl, Aldi et Netto. Analyse sur le cas spécifique de Lidl dans le prochain VIGIE GRANDE CONSO*.

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