
Un p’tit pas de côté aujourd’hui pour DIMANCHE INFOGRAPHIE avec l’évolution du nombre de pharmacies et de leur chiffre d’affaires moyen. Et l’illustration que la pharmacie est finalement un secteur presque comme les autres, victime d’une forme de sélection naturelle. D’un côté donc, le nombre d’officines recule, au rythme d’environ 250 par an selon GERS GIE. De l’autre, la taille moyenne progresse : de 1,6 million d’euros de CA à 2,6 M€ en à peine plus de 10 ans. C’est à la fois la conséquence de la concentration ET de la croissance de la valeur/UB, notamment liée aux nouveaux traitements dont les prix s’envolent. Problème néanmoins : la disparition d’officines en zones rurales pose le sujet du maillage territorial et de l’accès aux soins. C’est là où la pharmacie n’est quand même pas tout à fait un commerce comme un autre 😉





CA en forte hausse, du coup ça donne quoi pour les bénéfices ? Ils se plaignent de plus en plus… à tort ou à raison ?
Et la concurrence des pharmacies en ligne ?
J’ai testé et ça marche très bien. C’est 30% moins cher environ, parce qu’il y a de la concurrence et donc des marges moins abusives.
Hélas, les gens ont peur d’acheter des médicaments sur internet.
Pourtant, c’est exactement les mêmes boites et les mêmes molécules à l’intérieur que dans les pharmacies ordinaires.
D’ailleurs, une grande partie des vendeurs sur internet sont aussi des pharmaciens de ville. Ils arrondissent leur fin de mois comme ça.
Ils sont très encadrés, et ils respectent les législations qui sont très contraignantes.
Pour précisions
1) La CA en hausse n’est pas le reflet de la hausse de marge ou même d’ebidta car il faut prendre en compte le biais des produits chers dont parle m. Dauvers. Ces médicaments qui peuvent représenter 1500 à 15000 euros parfois avec une marge fixée par l’état, 180k CA année peut rapporter au bas mot “seulement” 1k de marge donc le CA n’est plus un indicateur fiable
De même que la concentration des officines aggrave ce phénomène par la fermeture de petite pharmacies dont le chiffre se répartit mécaniquement sur les établissements voisins
2) Ne pas confondre médicaments remboursés au prix fixe, médicaments non remboursés et parapharmacie, par l’effet de loyer, de financement du fond de commerce et des charges salariales, il semble logique qu’une pharmacie physique et la partie commerce en ligne d’une pharmacie ne suivent pas les mêmes ratios, comparer les deux est un raccourci qui ne prend pas la fameuse péréquation de marge ou la seule variable d’ajustement pour un pharmacien physique sont ces produits
3) commerce pas comme les autres, favoriser la pharmacie en ligne c’est aussi priver les pharmaciens de ce revenu complémentaire et aggraver le phénomène de désertification dans un contexte où le système de santé tend a se reposer de plus en plus sur le maillage pharmaceutique faute de mieux…
Ces points ne sont que des précisions et n’ont pas vocation à plaindre ou à défendre mais plutôt à nuancer