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À Reims-Thillois, Match frais éprouve son modèle de magasin “solution repas”

Tout juste 3 mois après Faches-Thumesnil (59), Carrefour inaugure aujourd’hui son 2e Match « frais » dans la banlieue ouest de Reims (51). Le magasin exploite une cellule de 800 m2, seulement, contre 1 000 pour le premier. La cellule était occupée auparavant par Office Depot, dans le retail park de Thillois, qui accueille déjà un Lidl, un Intermarché et un Naturéo. Sans compter l’hyper Carrefour de Tinqueux, à 3 minutes en voiture.

De façon très symbolique, Match Thillois est un pur magasin alimentaire : les deux éléments de DPH proposés à Faches ont été supprimés ici (pour l’avoir autant pronostiqué que souhaité, je m’en réjouis !). Et avec 200 m2 de surface disponible en moins, le PGC a été réduit de moitié – autant dire du dépannage amélioré – et le frais LS de 25 %, afin de préserver l’essentiel : le PFT.

60 % de la surface est dédiée aux produits frais (PFT et LS), pour 7 300 codes au global. Comme à Faches, les produits locaux y représentent 10 % de l’offre totale et le bio 10 % des PGC.

Sur 800 m2, ce petit super répond présent là où on l’attend. Il offre une masterclass de solutions repas et de produits élaborés « maison » (comprendre en atelier central ou, le plus souvent, sur place). Pain en tout farine, pâtés ou pizzas faits au labo, viandes et charcuteries fumées sur place, foie gras maison, élaborés en boucherie, etc. Et demain un pôle friture (poulet et poisson). L’idée sous-jacente : offrir un large panel de solutions prêts à cuire, à réchauffer ou à manger que le client ne trouverait pas ailleurs. Sans verser dans le premium, tout est qualitatif.

Dans l’expérience client et le niveau de produit-service proposé, ce haut degré de “traiteurisation” fait toute la différence. Avec n’importe quel HM/SM, mais aussi avec Grand Frais, qui excelle sur les rayons gérés par Prosol (F&L, crémerie, marée) mais reste très décevant sur ce volet en particulier. Match cultive ainsi une 3e voie originale, qui mérite largement d’être explorée !

En termes d’objectif, Thillois vise les 10 000 €/m2, comme Faches. A Faches, justement, le démarrage de ce s’avère plus lent que prévu en raison d’un trafic mollasson. L’optimisme reste de mise à ce stade, la fidélité des (trop rares) clients étant excellente. Le challenge sera relevé aussi à Reims, ville dans laquelle Match est absente de très longue date. Le 3e Match Frais ouvrira en février à Ste Geneviève-des-Bois (91) là encore une terre de conquête pour l’enseigne, et le 4e à Kingersheim (68) fin mars. L’objectif de 30 magasins au concept frais à fin 2030 reste dans le viseur.

Pour la visite en images, à vous de scroller

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