
S’il y a bien un mot que je bannirais dans le “PARLER-CLIENT” (l’une des disciplines de mon très cher PENSER-CLIENT !), c’est bien… “interdire”. Il devrait être interdit d’interdire. Parce que c’est un mot négatif, parce que c’est un mot d’empêchement, parce que c’est un mot d’entrave. Bref, c’est un mot qui ne se marie pas avec le commerce.
“Interdit aux caddies” n’a donc pas sa place dans la boutique fleurs d’une galerie marchande (qui plus est exploitée par l’hyper…) même si le problème sous-jacent est bien réel. Le sujet n’est tant dans l’intention, mais bien dans le “dire”. Et, pour ça, la langue française est suffisamment riche. L’imagination peut même faire le reste. Voici donc ce que j’aurais fait… Le fond est le même, la forme non.

Sauf que dans penser-client il y a “penser” et ce n’est pas forcement le fort du client. Donc mieux vaut le dire et vous constaterez par expérience que le client essaiera de passer tout de même…
Je trouve que la solution d’Olivier est tout à fait bien vue. Le Français n’aime pas les interdictions et a plutôt tendance à les transgresser. Quand à savoir si le client pense votre avis révèle une vision bien pessimiste du rapport client/commerçant. Je défend plutôt l’idée qu’il y a aussi des consommateurs qui sont courtois et respectueux des règles quand on les formule de façon intelligente.
Il se trouve que je suis rarement d’accord avec Olivier concernant ses bonnes idées, bonnes pratiques… Bah, une fois de plus, nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde.
Olivier, c’est le rêveur, la poète, le philosophe (le vrai, pas ceux qu’on s’inflige à la télé), il vit dans le monde des https://youtu.be/xEoauS7iVSI?si=WEzVFPSI_kAL8JcI&t=7 D’ailleurs, son meilleur ami est une peluche. Il pense, comme d’autres, qu’un message positif règle tout: “le meilleur moment pour consommer, c’est à la maison” au lieu du bon vieux “INTERDIT DE MANGER DANS LE MAGASIN”. Il préfère un joli “Lisez-moi dans votre canapé plutôt qu’ici” en lieu et place du “INTERDIT DE LIRE TÉLÉ 7 JOURS, TU L’ ACHÈTES AVANT”.
Avec lui c’est “SOURIEZ, VOUS ÊTES FILMÉS” plutôt que le solide “PICTOGRAMME” de la CAMERA QUI FAIT PEUR.
Moi, j’viens de la rue, de la street, de Compton https://youtu.be/TMZi25Pq3T8?si=ayeBJzE65NxhXg-E&t=12 C’est le Darkness autour de nous. (Et là, vous vous dites que je vais mettre un lien avec Darkness. Sachez que c’est très mal me connaître https://youtu.be/HLheiDmUbNA?si=hj-y04Zl_2VYjTZc&t=140) Dans ces ténèbres, c’est la répression qui règne! Faut hausser le ton, en permanence! Il est interdit d’interdire l’interdiction… Agents de sécu partout et pas les plus discrets: https://www.youtube.com/shorts/5knxcug5zW4 pas le gringalet déguisé en pompier comme on voit dans certaines galeries.
C’est dit avec humour, comme toujours, mais c’est un peu-beaucoup (à la folie?) vrai! https://youtu.be/w2yOifYWlFA?si=GK6_b954BIS2I8MQ&t=36 On a besoin de cette répression (Dernier débat en date; “Quoi, ils veulent désarmer les policiers municipaux?”). Nous sommes TOUS indisciplinés. Un seul exemple: Sur la route, des bouchons, une ambulance au loin… Ça s’passe comment chez nous? Bah, tu vas avoir mal aux oreilles car l’ambulance n’est pas prête de passer. Regardez en Allemagne (c’est pour de vrai, je précise) https://www.youtube.com/shorts/8LH1u2jIYCE (Bon, c’est inscrit dans la loi… mais eux l’appliquent directement)
Alors Olivier, tu auras beau mettre des fleurs sur un panneau, mettre des dos d’âne sur le sol… Une fois qu’il est rentré avec son caddie, c’est dur de faire reculer le client. Dans sa marche arrière, il risque surtout de se barrer… Je préférerai donc une bonne interdiction, COMPRÉHENSIBLE par tous, plutôt qu’un slogan sujet à de longues interprétations où, à la fin, je passerai pour le méchant.
Tant que ce n’est pas l’enfant aux mains tripoteuses qu’on interdit, le chiard turbulent en mode “TOUCHE À TOUT”… Tout va bien.
–
En fait le seul problème: Où mettre ce caddie indésirable?
“Si je le laisse dehors, ils vont me voler mes courses” quand le client a fait le plein. Ou alors, c’est le plus drôle: “Même s’il est vide, ils vont me voler mon jeton!”. Si tu ne vends que de la porcelaine dans une galerie, place tout en hauteur, sur des étagères et dans le bas, pense au crossmerchandising… J’en sais rien, moi, des fausses fleurs, de l’Ajax ou de la colle forte, pour recoller les morceaux. Tout ça à cause de ces enfants à problème!
https://youtu.be/rVECfHskACw?si=-BmC6nKLiGWvLpeu&t=32
D’accord avec l’amélioration proposée.
Les clients potentiels de ce genre d’articles sont en grande partie des Bobos, des Bourgeois Bohèmes, donc des rebelles. Ils détestent les interdictions. Par contre, ils veulent être aimés.
Les gars de la rue, de la street, de Compton réagissent différemment, mais ils ne recherchent pas une décoration d’intérieure qui soit végétale, apaisante et Feng shui.
Non R’né, non!
Je répète: Tu fais quoi de ton caddie? Rares sont les personnes à entrer dans une galerie sans le caddie. (si le caddie est mentionné, c’est qu’il s’agit bien d’une galerie!)
Vide, tu vas stresser pour ton jeton et tes vieux sacs roulés en boule. Plein, pour tes précieux achats et ton dernier sac vide, toujours roulé en boule.
Je prends toujours l’exemple de la voiture pour expliquer les choses: Sur la route, il y a des obligations, des interdictions, des indications… Toutes sont symbolisés par les panneaux de signalisation. On gagne un temps fou, on comprend de suite (tant mieux parce qu’en générale on roule en même temps). S’il faut commencer à philosopher, à interpréter, à discuter, à justifier, à faire adhérer… On n’est pas là pour ça!
Je sais, qu’ici, on voudrait un nutriscore, un écoscore, une origin’info, un label pour toutes les causes… Bref, de la lecture sur tous les emballages. Si en plus, tu rajoutes, non pas de l’ILV mais du BLV (baratin sur lieu de vente)…
L’interdiction n’est pas un repoussoir, c’est un guide. Dans le parking de l’immeuble, le pictogramme “hauteur limitée 2.20m” et un balisage rouge et blanc suffisent. Tout le monde comprend et ne pense pas “Les salauds, ils ne veulent pas de moi!” Pourquoi, dans cette logique, les remplacer par un poème “Votre assureur apprécierait grandement que vous n’abîmiez pas le toit de votre SUV que vous n’avez pas encore fini de payer”?
En fait, dans ce monde des bisounours, on réagit comme si les caissières avait le temps de prendre des nouvelles de chaque client, qu’on avait 10 points-info au m², du personnel au chevet de chaque caddie… C’est hélas pas notre monde. Ça, tu l’as dans un Palace mais sûrement pas chez nous.
–
La poésie n’a pas sa place dans ce monde où l’on nous presse de nous dépêcher, sans cesse.
Toujours dans cette logique, retirons les antivols, les spiders, les portiques. Les clients pourraient croire qu’on les soupçonne d’être des voleurs