
Dans quelques semaines, l’expérimentation ReUse pour tester à grande échelle la consigne aura donc un an. 16 millions de Français ont – en théorie – la possibilité de passer à la consigne pour quelques dizaines de références, des boissons essentiellement. Dans les faits, combien seront passés à l’acte ? Évidemment peu. D’abord parce que c’est un changement profond de comportement. Ensuite – et surtout ! – parce que le niveau moyen d’implication des magasins est indigent.
Certes, au sein de chaque réseau concerné (par exemple U, Carrefour, Leclerc ou Auchan), il y a les bons élèves. Ceux qui relaient clairement le test en rayon (avec la pédagogie nécessaire) et qui « visibilisent » le collecteur violet. Mais, au-delà des rares bons élèves, il y a beaucoup (trop) de cancres. Oui, la machine est là. Mais plantée là où l’espace était vacant. Parfois donc planquée. Oui, les produits sont bien en rayons (parce que poussés). Mais noyés dans la masse. Il faut se balader en magasins comme j’aime à le faire pour mesurer le peu d’entrain des enseignes. Peut-être parce qu’il s’agissait d’un projet collectif sur lequel il n’y avait rien de spécifique à gagner en termes d’image. Peut-être…



