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L’obligation d’affichage de l’origine en débat à l’Assemblée : l’occasion pour les députés de montrer leur attachement (ou pas) à la Ferme France…

Début aujourd’hui à l’Assemblée Nationale de l’examen de la loi d’urgence agricole. A n’en pas douter, les clivages de la loi Duplomp reviendront. Par exemple sur la souplesse qu’il faut ou non donner aux créations de nouvelles unités de production. Notamment la volaille, où la Ferme France est structurellement déficitaire. Les “pour” (j’en suis, je le revendique) mettront en avant l’absurdité d’interdire les nouvelles installations au nom de de considération environnementales ET l’importation massive où des filets de poulet traversent l’Europe en camion. Les “contre” évoqueront les “usines à poulet” pour mieux frapper (et influencer) les esprits, ignorant quand même que les poulaillers français sont 10 à 50 plus petits que leur concurrents polonais ou ukrainiens. Bref, chamailleries à prévoir sur les bancs de l’Assemblée.

Un sujet pourrait, devrait même, rapprocher les points de vue. A l’initiative du collectif En Vérité, les groupes Horizons et Liot vont en effet déposer un amendement visant à rendre obligatoire (mais pour une période expérimentale de 3 ans, ce qui peut le rendre Bruxelles compatible) l’affichage de l’origine des ingrédients. Sous la forme du logo Origin’Info ou autre, mais en indiquant bien le pays. Évidemment j’approuve, au nom du soutien à la Ferme France (pour rendre plus claire l’offre en rayon, entre ce qui vient d’ici et ce qui vient d’ailleurs). Mieux, je lance le défi aux députés de tous bords de se retrouver sur une évidence : qui, parmi leurs électeurs, peut être contre cette transparence ? Qui ? Personne évidemment. D’ici au vote, les lobbystes vont s’activer. Notamment les fédérations d’industriels que j’ai rarement trouvées en soutien sur ce chemin de la transparence. Si ça peut aider les députés indécis, je donnerais le détail des “pour” et des “contre”. Ici bien sûr, mais aussi sur mes canaux d’expression grand public. Amis députés, c’est donc l’heure de se compter… Qui est donc vraiment “avec les paysans français” ? De manière simpliste (je revendique encore et toujours l’efficacité de la simplicité), ceux qui ne sont pas “pour” seront donc… “contre”.

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