
Des producteurs français d’emmental, emmenés par Jean-Michel Javelle, président de Sodiaal (Entremont), se retrouvent demain à l’Assemblée Nationale à l’occasion de l’examen du projet de loi d’urgence agricole. Ils seront notamment rejoints par plusieurs patrons d’enseignes, dont Carrefour, Coopérative U, Leclerc, Intermarché, etc. On connaît déjà le constat qui sera partagé : les importations d’emmental explosent : + 50 % depuis le début de l’année (soit un volume additionnel de 2 000 tonnes mensuelles, l’équivalent d’une fromagerie qui pourrait fermer si on n’endigue pas le flux). L’explication est connue : le différentiel de prix. En Allemagne par exemple, le lait est actuellement payé 50 € de moins la tonne aux éleveurs. Effet immédiat sur le prix de l’emmental.
Pour les premiers prix et plus encore pour l’emmental-ingrédient (dans les pizzas, les gratins, etc.), la tentation est grande d’ailleurs se fournir ailleurs. Et, ce, sans en donner l’information aux consommateurs ou alors de manière parcellaire. Exemple (parmi d’autres) : le premier prix Eco + de Leclerc. L’indication d’origine est certes présente mais vague : Europe. Mieux que rien mais nettement moins transparent que la MDD qui, elle, annonce un pays précis 😉 La France évidemment. Mais les plus mauvais élèves sont à chercher parmi les industriels (je n’évoque pas ici la restauration, mais j’y pense fort). Dans les mauvais élèves de la transparence, Marie par exemple. Fière de cuisiner en France du bœuf français, mais qui oublie (volontairement ?) d’indiquer l’origine de son emmental. Pas mieux, Sodebo… Le blé est français, l’entreprise française, mais l’emmental anonyme. Bande d’hypocrites ! Voilà pourquoi il est urgent d’adopter Origin’Info. De gré (par la pression politique / je donne déjà RDV le 6 juillet…) ou de force (par la loi). Comme mon p’tit doigt me dit qu’Olivia Grégoire pourrait remonter au créneau à brève échéance, je l’encourage de nouveau. Go, go…





