
La canicule est presque derrière nous. La probable prochaine (canicule) devant, hélas. L’heure est donc au bilan. La supply a globalement tenu (malgré des conditions parfois dantesques). Pour le froid en magasin, c’est plus hétérogène. Dans mes balades commerciales la semaine dernière (Rennes, Lille, Bordeaux, Ile de France Ouest et Sud), j’ai été frappé du nombre de situations avec un ou plusieurs meubles HS. Dans quelques cas (comme le Auchan super évoqué dans SAMEDI CONSO), la panne était très antérieure à la vague de chaleur. Le plus souvent, c’est la violente et longue canicule depuis mi-juin qui en était la cause, pointant de facto le besoin de réinvestissement régulier dans “le froid”. Un équipement neuf ne garantissait pas de passer la période sans dommage (j’ai l’exemple d’un Auchan fraîchement rénové dans le Nord qui était “planté” jeudi). Pour autant, sur mes observations, il était quand même possible d’établir un lien entre récence du matériel (souvent chez les indépendants) et robustesse…
De fait, les “frigoristes” peuvent se frotter les mains. Les dizaines de mètres linéaires HS comme dans cet hyper bordelais samedi génèrent une perte sèche et facile à calculer. Perte qu’il faudra mettre en regard d’une ligne d’amortissement dans le compte d’exploitation. On l’oublie parfois, mais les amortissements dans le matériel ont une grande utilité dans le retail. Ils préparent l’avenir : la qualité de l’expérience (pour maintenir les actifs dans leur époque) comme la possibilité même d’exposer des produits. La canicule l’aura rappelé à ceux qui l’avaient oublié.





