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Résultats S1 Casino : rentabilité en forte hausse mais toujours faible (et annonce d’un non respect des “covenants” de fin septembre)

Les présentations de résultats financiers (par les groupes cotés en Bourse) ont leurs codes : il faut marteler un mot pour qu’il soit bien compris (et repris !). Chez Carrefour (faites attention, vous verrez…), les résultats sont toujours “solides”, comme pour rassurer sur la position du groupe. Pour Casino, le maître-mot c’est “rentabilité” (progression de la), comme pour rassurer sur sa capacité à rembourser l’immense ardoise laissée par Jean-Charles Naouri.

Donc, oui, la rentabilité de Casino progresse. Explose même 😉 En nettoyant le parc (plus de 250 fermetures) et en gérant au cordeau, Philippe Palazzi, le boss, a pu présenter un EBITDA doublé comparé au S1 2025 et un ROC enfin dans le vert (49 M€). Alors que, dans le même temps, l’activité commerciale est à peine positive : + 0,4 % en comparable. Dans le détail des enseignes, Monoprix recule en comparable, la faute à l’alimentaire (– 2 %, incluant des baisses de prix) tandis que Franprix, Casino et surtout Naturalia progressent. Problème : Monoprix est désormais le centre de gravité de Casino. Donc à la fois le problème et la solution. Voilà pourquoi Philippe Palazzi espère beaucoup du nouveau concept Monoprix dévoilé à Aix-en-Provence en début d’été.

Reste que, même en forte hausse, la rentabilité demeure faible. 2 % d’EBITDA et 1 % de ROC, c’est pas gras. Surtout face à une dette qui croît : + 200 M€ à 1,7 Md€ (l’essentiel en raison des frais financiers qui progressent toujours et d’un cash-flow encore négatif). Conséquence : comme le plan de refinancement n’a pas été signé dans les temps, le prochain “covenant” (la dette sur l’EBITDA) à fin septembre ne sera pas respecté. Casino (et je cite) “sollicitera de la part de ses prêteurs qu’ils s’engagent à ne pas utiliser le cas de défaut lié au non-respect du ratio de levier financier comme un quelconque moyen d’action“. En réalité, il y a peu de risques que Casino tombe pour défaut. Mais c’est, en creux, l’aveu que, faute de refinancement de la dette, Casino serait à terre. Donc que le chemin est encore long. Mais qui en doutait ?

NB : pour ceux qui étaient pressés, à la seconde de la publication des résultats de Casino, mon premier post était dispo (revoir ici). Mais je vous avoue que je n’en étais pas l’auteur. ChatGPT m’avait remplacé. Mais ce salaud m’avait surtout enlevé le plaisir de lire dans la détail les résultats de Casino et de réfléchir à “l’histoire” que je voulais partager avec vous. De fait (et parce que je suis aussi un p’tit chef d’entreprise qui doit réfléchir en “stratège” de son métier), je m’en vais affiner la promesse Editions Dauvers : “le + grand contenu d’infos retail conso en libre accès ET “homme made”. Comprenne qui voudra 😉

Pour les curieux du détail, c’est ici >>

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