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Découvrez la proposition de loi d’Antoinette Guhl pour instaurer un panier de produits sains à prix (presque) coûtant

C’est la suite de la Commission d’enquête sénatoriale dont elle était la rapporteure : voici donc la proposition de loi Antoinette Guhl. Le texte déposé il y a quelques jours est un subtil mélange entre la volonté de coercition vs la distribution (que l’on sentait bien dans les travaux de la commission) et l’ambition de rendre plus accessibles les produits les plus sains.

Concrètement, si elle aboutit, la loi Guhl (qui a son pendant à l’Assemblée Nationale via le député Boris Tavernier) se traduira par une liste d’au moins 80 produits vendus à prix coûtant. Liste composée par les enseignes en s’inspirant du Programme Nutrition & Santé. En clair, oui aux fruits et légumes (pas uniquement frais mais également surgelés ou en conserve), mais non aux sodas dans ce panier à prix coûtant ! Louable, évidemment, tant le lien entre alimentation et santé est établi.

Au-delà d’un sentiment de déjà vu (les “anciens” en ont vu passer des “listes” comme ça), reste comme toujours à mettre en œuvre, avec le risque de l’usine à gaz. Déjà sur la notion de prix coûtant, plus large qu’habituellement. Au coût d’achat majoré du transport se rajouteront notamment les coûts de mise en rayon, la démarque et un quota des charges communes du magasin. Pour le coup, j’imagine les enseignes se réjouir de la définition d’Antoinette Guhl… En clair, avec une telle définition, difficile de savoir ce qui revient vraiment au maraîcher quand la salade est vendue (comme actuellement) à 1,89 € !

Sur le fond, si elle est adoptée, le niveau de contraintes pour les enseignes sera finalement assez faible. Et comme l’effet d’affichage politique sera fort (donner le sentiment de changer le monde), toutes les parties ont intérêt à la voir adoptée.

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