Archives pour mai 2011

La foires aux vins chez U : 104 versions de prospectus

Passage chez Drouant sur l’heure du déjeuner. Le restaurant des Goncourt accueillait la dégustation de la foire aux vins de Système U. L’occasion de s’étonner d’un vin argentin… bio, un joli paradoxe à l’heure où certains tentent d’associer bio et développement durable (bonjour le bilan carbone !) et de glaner une info bigrement impressionnante. L’automne prochain, les U diffuseront 104 versions de leur prospectus foire aux vins. Première clé, évidente : la région de rattachement (Système U national est divisé entre 4 régions). Seconde clé, la taille des points de vente, avec 2 versions d’offre pour Hyper U, 5 pour Super U et 2 pour U Express. Enfin, dans certains cas, une offre par bassin de consommation. Exemple : dans la région Est, seuls les magasins de Franche Comté proposent les 25 domaines majeurs du Jura. Mélangez le tout et vous obtenez donc 104 versions.

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Limoges : les idées novatrices du dernier Cora rénové

Visitez en avant-première l’hypermarché Cora de Limoges, le dernier des magasins rénovés de l’enseigne. Après 8 mois de travaux et 12 millions d’euros d’investissement, celui-ci dévoile une surface de vente de plus de 10 000 m2 avec notamment 3 idées phares à retenir : l’exécution promo (suivez le rouge), la gestion de l’espace et de l’ambiance (adieu le carrelage), ainsi que de nouvelles implantations (la parfumerie sépare le textile homme du textile femme).

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Intermarché et les fruits et légumes

InterIssyF&L1-BDIntermarché est sans doute l’enseigne dont on a le plus souvent raillé le rayon fruits et légumes : implanté à l’entrée des points de vente (comme la majorité des supermarchés) mais trop souvent insuffisant, tant en termes de produits que de tenue. Mais, là, je pense avoir déniché le meilleur Intermarché sur ce rayon. Intermarché Issy les Moulineaux*. Le premier indice est à quelques centaines de mètres, au restaurant « Le Stade d’Issy ». Et là, à peine la porte franchie, surprise. Une ardoise : « Nos légumes proviennent de votre Intermarché Issy les Moulineaux ». Evidemment, du jamais vu ailleurs. Un restaurant qui revendique d’acheter ces légumes en grande surface ? Inouïe. Et chez Intermarché ? Impossible. Ben si… Certes, avec le temps, le patron du restaurant et le Mousquetaire ont sympathisé. Mais la seule sympathie ne peut expliquer que le restaurateur aille jusqu’à revendiquer ses achats ! Direction ledit Intermarché. Et là, émerveillement. Un magasin incroyable, malgré une surface plus que modeste (1 000 m2). Et un évident goût des produits. Bref, le Mousquetaire local, Thierry Cotillard, est un vrai commerçant. Le fruit et légume, donc, rompt avec les codes habituels. Tenue impeccable, massification de la marchandise, multiplication des modes de présentation, dégustation, etc., rien ne manque. Bien sûr, la clientèle d’Issy le permet. Mais savoir exploiter au mieux un potentiel est plutôt une qualité qu’un défaut non ? D’ailleurs, juste un chiffre : la semaine dernière, les fruits et légumes ont représenté 15,5 % des ventes du magasin. Je connais pas les chiffres de tous les Intermarché, mais je serais prêt à parier que c’est, là, le premier de l’enseigne.

* Intermarché Issy les Moulineaux est pour l’histoire le premier magasin de l’enseigne. Là où Jean-Pierre Le Roch, le fondateur de l’enseigne, a ouvert en 1959 sous l’enseigne… E.Leclerc

Inter

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Casino et les mamans

GéantAnnecyMaman-BDC’est la fête des mères ! Et vous savez quel est le distributeur qui aime le plus les mamans ? Casino. Le groupe s’octroie même le titre de « premier distributeur à reconnaître le statut de maman ». Rien de moins. Vrai ou faux, peu importe. Casino a fait sien le bon vieux principe : « on est jamais mieux servi que par soi-même » !

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La première visite de Casino Shopping, c’est ici

CasinoShoppingLogoBravo à ceux qui l’ont deviné, la nouvelle enseigne qui vend du sirop de cactus à Marseille, c’est bien Casino Shopping. Une nouvelle enseigne pour la branche proximité de Casino et, surtout, un nouveau concept qui répond (au moins sur le critère de la modernité) aux nombreuses initiatives de Carrefour, au premier rang desquelles City, qui avaient quand même un peu ringardisé Petit Casino (le fameux épicier qui est « un type formidable », dixit Casino). Côté modernité, Casino a fait ce qu’il fait fallait, s’offrant les services de Malherbe Design. Le résultat ? Réussi, c’est l’évidence. Plus qu’un long discours, je vous laisse visiter le premier Casino Shopping de Marseille (voir le PDF à télécharger ci-dessous). A retenir comme « marqueurs du concept » : de nouvelles couleurs tendance (chocolat et fuschia) ; l’absence de faux-plafond et un plafond sombre qui concentre l’attention sur les produits et ce d’autant plus que la totalité de l’éclairage est directionnel ; de très extraordinaires portes de meubles frais (je m’emballe rarement mais, là, c’est absolument à voir / message à tous les « hommes-concept » des enseignes qui me sollicitent régulièrement sur les magasins à visiter) ; l’arrivée d’un rayon beauté digne de ce nom lorsque le précédent concept s’arrêtait schématiquement aux dentifrices ; ou encore la carte de fidélité sans contact. Voilà pour la modernité. Pour le reste, Casino Shopping est « parti » dans une direction quelque peu différente de Carrefour City. Lorsque City se veut rapide et finalement assez « efficace », Casino Shopping a voulu un magasin plus en douceur, plus lent. j’irai pas jusqu’à la « flânerie » que revendique Casino (les courses alimentaires sont sociologiquement devenues des achats très utilitaristes), mais la différence est notable. C’est notamment ce que véhiculent ces gondoles arrondies en début de parcours (voir sur les photos). Ouvert il y a une semaine, Casino Shopping n’est pour l’heure encore qu’un test (une dizaine d’autres suivront dans les prochaines semaines, dont les plus petits formats sous l’enseigne Shop). Officiellement, Casino dit vouloir attendre et voir. Mais, croyez-moi, c’est tout vu. Casino Shopping fonctionnera. Ne serait-ce que parce qu’il met un sacré coup de vieux à la précédente mouture vieille de… 14 ans !

Pour télécharger le PDF et visiter Casino Shopping en exclu, c’est ici…

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Qui se cache derrière ces sirops ?

Sirops-BDCe matin, à Marseille, découverte d’une toute nouvelle enseigne. Une enseigne de proximité qui a (pour une part de sa stratégie) fait le choix de mettre en avant ce qu’elle appelle des « produits iconiques » pour cultiver une image moderne, notamment ces sirops de cactus, géranium, rose pomme d’amour ou spéculos. Paradoxalement, c’est la plus… vieille enseigne du paysage. Qui est-ce ?

Je vous laisse réfléchir le temps de regagner Paris pour partager avec le top management d’une autre enseigne (concurrente) quelques vues sur : « L’innovation, poison du commerce ? ». Les deux infos n’ayant – évidemment – aucun lien. Encore que…

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Le RENNES CONSO nouveau

CouvRennesConsoComme tous les mois, voici le dernier numéro de RENNES CONSO* en téléchargement, dès sa diffusion. Pour les plus curieux d’entre-vous, c’est l’occasion de voir comment nous traitons en version grand public des sujets qui sont au cœur des métiers du commerce et donc souvent au cœur de nos publications professionnelles. Et pour les encore plus curieux, c’est l’occasion de suivre le positionnement prix des enseignes sur Rennes.

* RENNES CONSO est un magazine grand public que j’édite à Rennes depuis 2004. Il est diffusé tous les mois en boîtes-aux-lettres à 130 000 exemplaires.

Pour télécharger RENNES CONSO, c’est ici

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Serge Papin chez Carrefour, vous y avez cru vous ?

La semaine avance, et je n’ai pas encore eu le temps de revenir sur cette brève du Journal de Dimanche. « Serge Papin, président de Système U, a décliné cette semaine une offre étonnante : la direction de Carrefour France ». Ca, pour être étonnante, l’offre – si elle a bien été formulée –  est étonnante. Détonnante, même. Qui peut imaginer un instant – en tous les cas pas moi, mais promis je lui pose la question dès que je le croise – que Serge Papin ait pu être intéressé par le job, suffisamment en tous les cas pour qu’une proposition lui soit faite ? Tiens, tant qu’on y est, et pourquoi pas MEL ? Plus sérieusement (et n’en déplaise à Serge Papin et MEL) sont-ils vraiment faits pour le poste ? Patrons d’un groupement d’indépendants, leur « vie managériale » n’a qu’un sens : convaincre et non contraindre. Ne serait-ce que parce que leurs adhérents sont en fait leurs mandants. Pas tout à fait pareil que chez Carrefour, Casino ou Auchan !

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L’acheteur, toujours plus malin que le vendeur

LES FAITS. Système U vient d’annoncer avoir racheté Telemarket (55 millions d’euros de CA en 2010). Un rachat qui, pour les U, s’inscrit dans leur stratégie de conquête de Paris dont ils sont aujourd’hui quasi-absents.
Pionnier et «mistigri». Tele-market est donc les deux à la fois. Pionnier du commerce alimentaire à distance tout d’abord. C’était en 1985 et le minitel le canal historique de l’enseigne. Treize ans plus tard, en 1998, le web supplantait le minitel et Telemarket marquait l’histoire en étant le premier supermarché en ligne. Pionnier donc. Mais également mistrigri que l’on se refile de mains en mains. Laser, Galeries Lafayette, le tandem Coutas/Le Gargean accompagné de quelques fonds et donc, depuis la semaine dernière, Système U. A chaque fois, la même conviction : cette fois, c’est la bonne ! Ou quand la foi fait loi. Car, plus de 25 ans après sa création, Telemarket n’a toujours que des perspectives à partager. L’enseigne n’aurait en effet encore jamais dégagé le moindre bénéfice. Nada. Rien. Et pourtant, à chaque modification du tour de table, Telemarket a toujours su séduire. Le dernier conquis, Système U, évoque un prix faible, sans pour autant le communiquer. Peu importe en fait. En l’espèce, l’essentiel n’est pas tant le montant de l’acquisition que le niveau des pertes… Un bon vieux principe de gestion !
Mais voilà, Telemarket est de ces entreprises qui séduisent indépendamment de leurs performances… Pionnière d’un marché qui fait encore rêver (mais pourquoi diable, au juste ? / voir encadré) ; et centrée sur la zone la plus lucrative de tout le pays : Paris. C’est évidemment ce qui avait séduit les précédents propriétaires. Ce à quoi se rajoute souvent, pour l’acheteur, la certitude de faire mieux que le vendeur. Et la conviction d’être enfin dans le timing de l’histoire. En 2006, c’est ainsi que Roland Coutas, fortune faite grâce à la revente de Travel-Price à Lastminute, justifiait son investissement dans Telemarket. «Je reviens sur le marché avec l’absolue conviction que la vraie révolution Internet aura lieu dans le secteur de la grande distribution et de la grande consommation», expliquait-il à         E-commercemag. A l’appui de ses convictions les «premiers résultats» : «Commandes et chiffre d’affaires ont bondi de 35 %». Implacable, en apparence. Et visiblement peu durable puisqu’après avoir culminé à 66 millions d’euros, le chiffre d’affaires n’était plus que de 55 millions en 2010. Bien que non publics, on imagine aisément les résultats et, en conséquence, la nouvelle conviction des propriétaires : mieux vaut finalement vendre à… plus confiant que soi. C’est donc U, persuadé que sa marque et ses conditions d’achat feront la différence. Peut-être… Mais de là à imaginer que Telemarket soit profitable rapidement, fin 2012 comme le clament aujourd’hui les U, il y a un (sacré) pas à franchir. Que justifie principalement (et comme toujours) la conviction de l’acheteur d’être plus malin que le vendeur.  Bref, de réussir là où il a échoué.
Olivier Dauvers

TGC98LES FAITS. Système U vient d’annoncer avoir racheté Telemarket (55 millions d’euros de CA en 2010). Un rachat qui, pour les U, s’inscrit dans leur stratégie de conquête de Paris dont ils sont aujourd’hui quasi-absents.

Pionnier et «mistigri». Telemarket est donc les deux à la fois. Pionnier du commerce alimentaire à distance tout d’abord. C’était en 1985 et le minitel le canal historique de l’enseigne. Treize ans plus tard, en 1998, le web supplantait le minitel et Telemarket marquait l’histoire en étant le premier supermarché en ligne. Pionnier donc. Mais également mistrigri que l’on se refile de mains en mains. Laser, Galeries Lafayette, le tandem Coutas/Le Gargean accompagné de quelques fonds et donc, depuis la semaine dernière, Système U. A chaque fois, la même conviction : cette fois, c’est la bonne ! Ou quand la foi fait loi. Car, plus de 25 ans après sa création, Telemarket n’a toujours que des perspectives à partager. L’enseigne n’aurait en effet encore jamais dégagé le moindre bénéfice. Nada. Rien. Et pourtant, à chaque modification du tour de table, Telemarket a toujours su séduire. Le dernier conquis, Système U, évoque un prix faible, sans pour autant le communiquer. Peu importe en fait. En l’espèce, l’essentiel n’est pas tant le montant de l’acquisition que le niveau des pertes… Un bon vieux principe de gestion !

Mais voilà, Telemarket est de ces entreprises qui séduisent indépendamment de leurs performances… Pionnière d’un marché qui fait encore rêver (mais pourquoi diable, au juste ? / voir encadré) ; et centrée sur la zone la plus lucrative de tout le pays : Paris. C’est évidemment ce qui avait séduit les précédents propriétaires. Ce à quoi se rajoute souvent, pour l’acheteur, la certitude de faire mieux que le vendeur. Et la conviction d’être enfin dans le timing de l’histoire. En 2006, c’est ainsi que Roland Coutas, fortune faite grâce à la revente de Travel-Price à Lastminute, justifiait son investissement dans Telemarket. «Je reviens sur le marché avec l’absolue conviction que la vraie révolution Internet aura lieu dans le secteur de la grande distribution et de la grande consommation», expliquait-il à E-commercemag. A l’appui de ses convictions les «premiers résultats» : «Commandes et chiffre d’affaires ont bondi de 35 %». Implacable, en apparence. Et visiblement peu durable puisqu’après avoir culminé à 66 millions d’euros, le chiffre d’affaires n’était plus que de 55 millions en 2010. Bien que non publics, on imagine aisément les résultats et, en conséquence, la nouvelle conviction des propriétaires : mieux vaut finalement vendre à… plus confiant que soi. C’est donc U, persuadé que sa marque et ses conditions d’achat feront la différence. Peut-être… Mais de là à imaginer que Telemarket soit profitable rapidement, fin 2012 comme le clament aujourd’hui les U, il y a un (sacré) pas à franchir. Que justifie principalement (et comme toujours) la conviction de l’acheteur d’être plus malin que le vendeur.  Bref, de réussir là où il a échoué.

Olivier Dauvers

Pour télécharger le PDF, c’est ici

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Cher Lars, un p’tit truc pour vendre plus…

PanachagePossibleLars Olofsson ayant désormais « pris la France en direct », c’est donc à lui que je m’adresse pour lui proposer de vendre plus (ce qui, me semble-t-il, est sa préoccupation du moment). D’abord, un fait. C’était samedi. J’avais choisi Carrefour pour faire mes courses familiales de la semaine. Dès l’entrée un bac promo avec les différents parfums d’Activia en lot virtuel 2+1 gratuit. Je m’approche. Une cliente s’interroge et (me voyant assez spontanément curieux de son problème) m’interroge : « Je peux prendre plusieurs parfums, ça va marcher vous croyez ? » Sous-entendu : le troisième gratuit. Pas complètement hors du coup sur le sujet, je lui dis oui, évidemment. « Mais pourtant, c’est pas marqué », m’objecte-t-elle, avant de tourner les talons. Et voilà ! Encore une vente de perdue, par la faute d’une exécution défaillante. Je pense l’avoir répété au moins 250 000 fois mais le premier des commerçant qui comprendra que « dans une économie de sur-capacité, le doute est le premier ennemi de l’achat » prendra une sacrée avance sur ses concurrents. Donc, concrètement, que faire ici ? Si simple. Répondre à la seule question que le client se pose dès qu’il est confronté à un lot virtuel avec plusieurs parfums : le panachage est-il possible ? Désormais, regardez les deux photos. Demandez-vous simplement laquelle est la plus orientée client. Celle de Carrefour, à gauche ? Ou la mienne ? Allez, Lars, ce p’tit truc, c’est cadeau. Ma participation à la recovery de Carrefour que, comme beaucoup, j’espère.

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