Archives pour septembre 2011

Bientôt disponible : Le FIDÉLOSCOPE

Fidéloscope2011-2012Une petite info pour ceux qui considèrent (comme moi) que la fidélisation des clients doit être un pilier central de la stratégie de toutes les enseignes. Je mets actuellement la dernière main à une nouvelle étude précisément consacrée aux programmes de fidélisation. Avec mon équipe, nous avons en effet passé au crible les programmes de 56 enseignes de la grande conso : alimentaires, bien sûr, mais surtout non-alimentaires, là où les programmes sont sans aucun doute les plus aboutis et reposent réellement sur une quête de la fidélisation. Vous me voyez venir : pour la plupart, les programmes des enseignes d’hypers et de supers n’ont de fidélité que le nom… Je vous en reparle bientôt.

Pour les curieux, un extrait gracieux de l’étude est d’ores et déjà disponible sur simple demande, ici.

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« Vouloir d’achat » : il y a cinq ans déjà…

Capture d’écran 2011-09-30 à 09.02.21Le « vouloir d’achat » est désormais un acquis sémantique. Vouloir d’achat par ici, vouloir d’achat par là. Je l’entends partout. A juste titre d’ailleurs, car la société de frustration qui caractérise la consommation s’explique non pas par la baisse du pouvoir d’achat (macro-économiquement, cette baisse est imaginaire) mais par l’explosion du vouloir d’achat. C’est précisément cet écart croissant entre pouvoir d’achat et vouloir d’achat qui engendre la frustration. Et, pour prolonger, j’avais envie de vous faire (re)partager cette Tribune Grande Conso. C’était il y a cinq ans. Déjà… Ce qui était une intuition (dont je revendique la paternité avec mon camarade Olivier Géradon de Véra, vice-président de ce qui s’appelait alors IRI Secodip) est  désormais une formidable réalité.

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Ca, c’est du commerce !

RicardCarrefour-BDCarrefour a promis des « surprises » pour son anniversaire. En voilà une : le commerce est de retour. Que dire qu’une pareille offre ? D’abord, qu’elle est « concernante », car c’est incontestablement une marque pilier de l’assortiment, le genre de marques sur lesquelles il est toujours utile (pour une enseigne) de se tailler une bonne tranche d’image-prix. Ensuite qu’elle est simple : 50 % de remise. Enfin, qu’elle est si sobrement communiquée qu’elle en est d’autant plus efficace. Bon, d’accord, les grincheux (ou les anti-Carrefour primaires) objecteront qu’il s’agit du format 70 cl et non du litre (le format de référence). OK. Qu’il s’agit d’une remise différée et non immédiate. C’est vrai. Que le prix ne figure même pas. Soit. Mais, franchement, si cette campagne marque le retour de Carrefour au « vrai » commerce, j’accepte de n’y voir aucune imperfection. Ca, c’est de l’encouragement !

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Cora et Auchan jouent au domino !

Capture d’écran 2011-09-27 à 17.25.22Les dominos, le retour ! Auchan en a fait le support de sa campagne collector de l’automne avec 36 dominos « d’Astérix  et ses amis » à collectionner. Pas bête pour renouveler le genre du collector, après le succès des cartes de l’an dernier. Dans un autre registre (très local celui-là), Cora a aussi choisi de jouer au domino. Si vous ne l’avez pas encore vu, regardez donc ce film tourné au Cora de Rennes-Pacé. Fallait y penser !

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De l’AG de la filière viande au fédéralisme européen

Ce matin, à Paris, j’animais l’AG du SNIV-SNCP. Pour faire simple le syndicat des entreprises de la viande (bœuf, porc, etc.). Et une belle tribune avec, entre autres, Jean-Paul Bigard (l’hôte de ces lieux et patron du groupe éponyme), Jean-René Buisson (le président de l’ANIA, l’association des industriels agro-alimentaires), Michel-Edouard Leclerc et Jacques Attali. Lequel, sans surprise, a fait… du Jacques Attali, c’est-à-dire de la prospective un peu « provoc », toujours passionnante à écouter pour challenger ses propres idées. Pour lui, le potentiel de croissance économique est là. Il identifie les 4 facteurs très positifs qui l’alimentent (le potentiel) : 1) l’effet démographique qui engendre toujours plus de consommateurs à la surface de la Terre ; 2) la disponibilité de l’argent (« c’est pas l’argent qui manque ») ; 3) le progrès technique ; 4) et, enfin, un esprit de liberté qui souffle sur la planète. Mais voilà, à ce potentiel de croissance de 6 % par an selon lui (autant dire pas loin de l’eldorado), répond la crise de l’endettement. Endettement privé d’abord, endettement public désormais. On est loin de la grande conso (encore que…, la santé de l’économie influant directement sur la demande des consommateurs), on est loin de la grande conso disais-je, mais j’avoue avoir été convaincu par le plaidoyer pro-fédéralisme de Jacques Attali. Sa démonstration est simple. Je la raccourcie, mais l’idée est là : historiquement le marché commun européen n’aurait pas pu tenir durablement sans la mise en place d’une monnaie commune. Laquelle monnaie ne peut durer sans une politique économique nettement plus unifiée qu’elle ne l’est actuellement. Comment y parvenir ? Par la mise en place d’une bonne dose de fédéralisme à l’échelle de l’Europe. Dit de manière très directe : que la France soit aux Etats-Unis d’Europe ce que la Californie ou l’Alabama sont aux Etats-Unis d’Amérique ? Si c’est le chemin du bonheur des peuples, pourquoi pas… Mais va quand même falloir leur vendre !

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Nesfluid : on solde !

Nesfluid-BDNesfluid a confirmé la semaine dernière l’arrêt de son Nesfluid. Pour faire simple : une boisson qui… hydrate ! Un concept tout à la fois abscons et abstrait. Résultat, dans les rayons, c’est l’opération « on brade », Nestlé ayant promis aux enseignes de les aider à écouler les stocks. Cela dit, suis même pas sûr que ces fioles avec un bon de réduction de 80 centimes trouvent facilement preneur. A 99 cts (remise déduite) les 250 ml, ça reste encore cher. C’est dire que c’était juste hors de prix avant !

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Ah la… « mécanique » !

Mécanique-BDCompliquée la promo ? La démonstration n’est plus à faire… Même Carrefour Market le reconnaît, évidemment sans s’en rendre compte ! Prenez cet erratum (à lire donc), affiché jusqu’à ce soir dans ce supermarché. En fait, le lot de 3 dentrifice Colgate n’est pas en 2+1, mais en 1+1. Et comment Carrefour Market le communique-t-il à ses clients ? En invoquant une… « erreur de mécanique ». Et, comme chacun sait, la mécanique c’est compliqué !

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Imbattables escalopes de poulet

EscalopePoulet-BDHier, c’était au Carrefour Market du bout de ma rue de « supporter » mes achats familiaux hebdomadaires (clin d’oeil à Guillaume T, le franchisé, qui m’a plusieurs fois confié venir régulièrement ici…). Et juste pour voir la tête du chef de rayon, j’étais à « moins deux » de réclamer 720 barquettes d’escalopes de poulet pour la modique somme de 8,27 euros !

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Jusqu’où aller dans l’élargissement des assortiments ?

Dominique Mouton, l’un des tout bons consultants en matière commerciale, réactualise actuellement son ouvrage sur le merchandising. Il m’a demandé quelques lignes « libres et vives » sur ma vision des politiques d’assortiment. Quelques lignes que je voulais partager avec vous en avant-première.

C’est un fait acquis : le client aime le choix. Pis, interprètent certains, il « veut » du choix. Au fil des ans, nombre de commerçants justifient ainsi l’élargissement de leurs assortiments : plus de choix, c’est plus de satisfaction consommateur. Donc un élément d’attractivité favorable. En ce sens, c’est incontestable que le choix proposé et l’attractivité commerciale d’un point de vente sont directement corrélés. Certaines enseignes – Auchan en premier lieu – en ont fait leur point de différenciation. Au-delà, toutes les enseignes d’hypermarchés l’ont validé au gré des agrandissements de magasins. Chaque mètre carré nouveau générait mécaniquement un chiffre d’affaires additionnel par la grâce d’un choix élargi. CQFD.

Mais la règle a ses limites… Car l’élargissement des assortiments n’est pas sans risque. Le premier est évident : c’est la lisibilité de l’offre. Davantage de références sur une même catégorie c’est, pour le consommateur, davantage de choix, certes, mais également autant de messages supplémentaires à intégrer, donc le risque d’une certaine « indigestion visuelle » à laquelle même le merchandising le plus abouti ne pourra rien ! Quel intérêt, par exemple, de proposer outre la marque de distributeur et le premier prix jusqu’à 4 ou 5 marques nationales (ça se voit…) sur une même unité de besoin ? Au nom de la lisibilité de l’offre, assurément aucun ! Second dommage collatéral à l’extension sans limite des assortiments : la productivité. Chaque référence additionnelle dans un cadencier induit par principe une moindre productivité. Qu’il s’agisse de productivité des flux (logistique) ou productivité humaine (mise en rayon). Enfin, dernier inconvénient : la rotation des stocks. Depuis ses origines dans les années 1850 avec les grands magasins, le commerce dit « moderne » intègre dans ses fondements la rotation la plus rapide possible des stocks et ce, afin de nourrir une politique commerciale discount. Par essence même, l’élargissement des assortiments induit l’alourdissement des stocks. Autant de contraintes qui n’interdisent évidemment pas le choix, mais qui imposent de l’envisager comme un paramètre à actionner avec pragmatisme (« jusqu’où aller pour ne pas générer plus d’inconvénients que d’avantages ? »)  et non dogmatisme (« toujours plus »).

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Bravo Contrex !

ContrexIl y a de tout en matière de marketing viral. Du bon, du moins bon, du franchement pas bon. Mais, là, dans cette campagne Contrex, il y a tout de bon. De l’humour, une envie d’aller jusqu’ au bout du film (parce que la longueur n’effraie pas), une réalisation réussie et un message parfaitement en phase avec le territoire de la marque en guise de chute. En fait, le seul moment de « vraie » pub à la fin (je vous laisse le découvrir) est aussi un moment fort. Ce qui est encore plus… fort !

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