Archives pour octobre 2011

Sans-sel : qui se sucre ?

SansselUne tranche de vie hélas si banale ! Avec, côte-à-côte, un même produit dans ses versions classique et allégée en sel. Et le choc des prix qui va avec… 1,85 euro les 4 tranches classiques, 2,35 euros les 4 tranches allégées. Soit, en facial, 27 % de plus pour 25 % de sel en moins. Mais, à bien y regarder, l’écart est plus important encore. Car les tranches du « Bon Paris – 25 % de sel » sont en effet… 50 % plus fines. Au final, le prix au kilo est cruel : 10,28 euros/kg d’un côté, 19,58 euros de l’autre. Herta ou Leclerc, y’en a forcément un des deux qui s’est – grassement – sucré !

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La chasse aux fans

FansAutant vous l’avouez (même si ça fait vieux con), je ne comprends toujours pas l’intérêt des pages FaceBook pour les enseignes. Mais, rassurez-vous, je me soigne ! La preuve : avec mon équipe, nous « furetons » les pages et les groupes FB histoire de comprendre les enjeux et les réalisations (à lire dans notre veille mensuelle VIGIE GRANDE CONSO). Et, dans ce benchmark, cette trouvaille : comment les enseignes obligent (presque) les internautes à devenir leurs « amis ». Simplement en remplaçant le « mur » par un écran intermédiaire dont, en apparence, la seule façon d’être libéré est de cliquer sur « j’aime ». Une véritable chasse aux fans en quelque sorte. Bon cela dit, va quand même bien falloir se rappeler que le chiffre d’affaires restera toujours plus important pour le compte d’exploitation que le nombre de fans, lequel ne se valorise pas davantage à l’actif du bilan !

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Odeurs de pâté et de commerce

PâtéJournée Penser-Client dans un hyper breton vendredi. Immersion le matin, restitution l’après-midi. Parmi les meilleures images de la journée : cette tranche de vie et ces merveilleuses odeurs de pâté et de… commerce. Rien de tel pour créer l’événement. Ce charcutier s’est installé jeudi après-midi et liquidera, m’assure-t-il, ses 200 kg de pâté de campagne d’ici à samedi midi. Joli score. Mais, au-delà, c’est la capacité d’une telle théâtralisation à susciter l’intérêt des clients. Ne serait-ce qu’en captant leur regard. Rapidement compté, un client sur deux s’arrête ou jette un regard appuyé. Enorme.

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Prêts ? Soulevez !

CocaCarrefour18Comme tant d’autres, Carrefour succombe au charme des gros volumes (je me répète à chaque fois, mais il suffit de regarder la part de marché de Cora sur les semaines de ses OP gros volume pour comprendre). Carrefour, donc, propose « d’économiser en grand ». Seule condition – quand même : une certaine force physique. Car ce n’est pas donné à tout le monde de porter sans souffrance 18 kg à bout de bras. C’est pourtant ce qu’induit cette offre Coca : 12 bouteilles de 1,5 l d’un seul tenant.

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L’anniversaire Leader Price vu de Pouzauges

LeaderPricePouzaugesAprès-midi vendéenne, à Pouzauges, chez Fleury Michon pour partager des vues sur la promo en général et le commerce en général. L’une des idées que je porte, illustrations à l’appui évidemment, est… la mort du hard-discount. « Mort » puisque rien désormais – ou presque – ne différencie le hard-discount d’un supermarché classique. Le hasard de la visite qui suit, toujours à Pouzauges, dans un Leader Price rutilant, ne peut que convaincre l’hésitant. Il y a l’entrée par les fruits et légumes, la lumière directionnelle, le rassemblement des produits bio dans un mini univers bio digne de ce nom, la zone parfumerie ou encore, en caisses, le consumer magazine Leader Price. Et, au milieu de cet ensemble : l’anniversaire Leader Price. Là encore, comme une enseigne « ordinaire », Leader Price prétexte son anniversaire pour animer commercialement son offre. Là encore, Leader Price singe les mécaniques promo les plus complexes avec des grandes marques remboursées de 25 à 100 % (c’est selon), mais de manière différée après renvoi d’un collector dûment complété. Bref, un supermarché comme un autre.

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La conso responsable selon Leclerc (suite)

IMG_0083Fin de la conférence de presse de Leclerc. 25 journalistes dans la grande salle du Pavillon Gabriel, autant dire qu’on était à l’aise. Sur le fond, rien de différent de la note précédente, si ce n’est la description des 39 sous-critères qui composent les fameux 5 grands critères (vous me suivez ?) sur lesquels se fonde la décision d’attribuer ou non le label Conso Responsable. Quelques chiffres aussi : 700 références labellisées début 2012, un objectif à terme de 3 000 produits pour 5 % du chiffre d’affaires. Chose promise, j’ai interrogé MEL sur la présence de l’acheteur dans le « jury » d’attribution du label (là aussi, voir la note précédente). « Le risque n’existe-t-il pas que des critères plus commerciaux que responsables ne guident le choix ? Ne fallait-il pas se passer de l’acheteur à ce stade ». Sa réponse : « Cette question a fait débat en interne, je le reconnais. Mais aujourd’hui, on assume. Ce sont tous les métiers de l’enseigne qui sont concernés. Les achats comme la qualité ou la logistique par exemple. Je n’ai ainsi pas voulu avoir une équipe dédiée Conso Responsable, j’ai voulu que ça irradie toute l’enseigne. Les acheteurs ne sont pas que des acheteurs de produits ou de service. Ils sont tout à fait à même, ils doivent, intégrer ces aspects-là. Ca fait partie du job. Si on sépare les fonctions Conso Responsable et achats, ce label ne sera qu’un élément marketing. Or je veux que ça soit un véritable changement pour l’enseigne. Et puis on nous jugera sur pièce ! ». A suivre donc.

Parmi les autres questions, j’en retiens une. Un journaliste de Philosophie Magazine (vous avez bien lu, 25 journalistes, dont Philosophie Magazine). Question intéressante : « Vous parlez de mieux consommer. Mais un jour ne faudra-t-il pas moins consommer. Et quel serait alors votre rôle ? ». Réponse du « maître » en philo MEL, à la hauteur de la question : « Dans les faits, c’est probable. Dans le rôle, je ne pense pas que ça soit à nous de dire qu’il faille déconsommer. Nous devons pas devenir des censeurs ». Et MEL de s’inspirer d’André Compte-Sponville et de ses Pensées sur la morale : « On ne doit pas faire la morale au consommateur, on doit lui donner les moyens de sa morale ».

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La conso responsable selon Leclerc

LeclercConsoResponsableCe matin, direction Paris pour la présentation par Michel Edouard Leclerc du label « Conso Responsable » mis sur pied par l’enseigne. Présenté en intro de prospectus il y a 15 jours et déjà visible dans quelques magasins depuis plusieurs mois, ce label vise à promouvoir des produits performants sur au moins 2 des 5 critères de responsabilité définis par Leclerc : la composition (qualité des ingrédients), la fabrication (process qui réduit l’impact sur l’environnement), l’emballage (matériaux utilisés et recyclabilité), utilisation (usage moins impactant sur l’environnement) et information (qualité des infos sur le produit). Evidemment, aux yeux de quelques « intégristes », la démarche de Leclerc est réductrice, simpliste, etc. Et alors ? Leclerc s’adresse à tous et non à quelques érudits. En ce sens, l’enseigne est fondée à simplifier. Mieux, elle se doit de simplifier pour espérer sensibiliser et convaincre le plus grand nombre et, in fine, modifier les comportements. En revanche, et dans l’attente des explications de MEL, j’ai encore un doute sur « la composition du jury ». « Nos ingénieurs qualité et acheteurs », était-il précisé dans le prospectus de lancement. A mon humble avis, il eût été particulièrement pertinent d’éviter de mêler les acheteurs à l’attribution d’un logo valorisant et potentiellement impactant sur les ventes. Quand bien même leur décision serait réellement indépendante de toute problématique commerciale, il n’empêche, un fond de doute existera. Promis, je reviens vers vous avec la réponse de MEL tout à l’heure.

Pour ceux qui n’ont pas vu les 3 pages de présentation de Conso Responsable dans le prospectus Leclerc, les voici en téléchargement.

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Rue Mouffetard

Parici-BDObjaitrouvé2-BDD19-BDLa rue Mouffetard est l’une des quelques rues de Paris que tous les commerçants soucieux de leur merchandising (au sens multi-sensoriel du terme) devraient arpenter de temps à autre tant la stimulation est permanente ! Mais, aujourd’hui, ce n’est pas mon propos. Soyons plus léger… La rue Mouffetard recèle quelques belles perles d’enseignes : la boutique de souvenirs joliment baptisée « Par’ Ici » ; le bazar gadgets-cadeaux qui joue sur les mots avec « OB j’ai trouvé » ; ou encore le très étonnant D19 dont la charte graphique reprend trait pour trait celle de G20 !

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Débouché ou cible ?

BoucherieAgriPassage dans un hyper normand pour une journée « Penser-Client ». En boucherie, rien ne manque. Le stand « trad » est là et bien là. Les « plaques » de concours qui attestent de la qualité de l’approvisionnement aussi. Et, enfin, cette affichette « Chers agriculteurs » à multiples entrées. L’hyper y fait de la retape pour acheter des bœufs ou génisses « de qualité » aux agriculteurs. Premier bénéfice : s’approvisionner localement et cour-circuiter les intermédiaires ; Second intérêt : nourrir l’image qualitative du rayon (le bœuf d’ici est toujours meilleur que la vache de là-bas !). Dernier avantage, et non des moindres : montrer aux paysans du cru que l’hyper est d’abord un débouché avant d’être une cible. Ce qui va sans dire va si souvent mieux en le disant !

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Collision promo

BigBang-BDPas eu l’occasion de vous faire partager cette observation la semaine dernière. Mais mieux vaut tard que jamais ! Le big-bang était en effet le thème promo chez Leclerc (prospectus de gauche) et chez Géant Casino (en dessous). Et, comme pour en rajouter dans la collision promo, les deux enseignes avaient choisi le même code couleur. Au point d’alimenter la suspicion de collusion ?

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