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Lemétayer botte en touche

Rappel des faits : samedi 11h, dans le cadre de l’émission politique de France 3 Ouest, je suis chargé de poser “la question qui dérange” à l’invité du jour Jean-Michel Lemétayer. La question (enregistrée à l’avance, sans “droit de suite” donc) : « Jean-Michel Lemetayer, vous pointez régulièrement du doigt la grande distribution, souvent avec véhémence, parfois même avec une certaine forme de violence. Pourquoi ne pas être aussi “violent” envers les pouvoirs publics qui sont tout de même responsables d’avoir laisser se creuser les distorsions dans les conditions de production entre pays ? Car, finalement, ne pourriez-vous pas partager cet avis que la grande distribution ne fait qu’utiliser des règles du jeu fixées par les pouvoirs publics ? » Evidemment, je n’imaginais pas une réponse en forme de mea culpa ! Non, mais au moins une analyse honnête – à défaut d’être brillante – de la situation. Et qu’avons-nous eu ? Une réponse sans grand intérêt : 1) Jean-Michel Lemétayer qui acte les différences dans les coûts de production (ça, merci, on le savait ! La responsabilité de la situation eût été plus intéressante) ; 2) Jean-Michel Lemétayer qui s’interroge sur la logique environnementale d’un lait produit “chez nous”, conditionné en Allemagne, avant de “revenir chez nous” pour être vendu. Pas franchement le problème soulevé ! D’autant que le fameux lait “de chez nous” qui part se faire embouteiller en Allemagne est, dans sa grande majorité, ce que l’on appelle un “lait transfrontalier”. Pas un lait breton qui traverserait deux fois la France. Je repasserai donc avec ma question !