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Au nom des comparateurs de prix (Carrefour marche sur la tête)

La Tribune Grande ConsoSuite du post de samedi sur les prix promo Carrefour, plus agressifs en drive qu’en magasin. Après l’analyse nationale inédite grâce aux datas A3 Distrib (relire ici), place à l’immersion dans la vraie vie commerciale. Au hasard, Carrefour Avranches dans le Sud Manche. Pour constituer le panier, j’ai choisi des produits annoncés à 50 % de remise fidélité dans le prospectus en cours, histoire de jouer au consommateur opportuniste. Double objectif en fait : comparer la générosité de Carrefour via le cash-back et, tant qu’à y être, comparer les prix entre off-line et on-line.

Le résultat ? Effarant. J’ose même espérer qu’il surprendra chez Carrefour tant il laisse pantois… Le client en magasin aura payé 12 % de plus et il aura engrangé près de 20 € de cagnotte fidélité en moins. Injustifiable (pour reprendre l’édito de mon camarade Florent Vacheret de Linéaires que je partage à 200 %). En “off”, la seule justification à ces prix différenciés que l’on donne généralement chez Carrefour est de soigner son rang dans les comparateurs, dont Quiestlemoinscher de Leclerc. Mais comment décemment cautionner pareille stratégie à contre-courant du bon sens commerçant, niveau cours élémentaire première année ??? A contre-courant, d’abord par l’absurdité de vendre moins cher en drive, alors que le service rendu est plus élevé (et qu’il faut quand même tout faire pour éviter que les magasins ne se vident trop rapidement). Ensuite par le très étonnant système de calcul de la remise fidélité… En drive, le montant reversé sur le compte du client est fixe : 50 % du prix maximum national conseillé pour le produit. Donc si le prix pratiqué est plus agressif, le taux de générosité monte. Conséquence : sur ma commande drive, j’ai obtenu… 55 % de remise. Ah j’allais oublier : merci Carrefour ;-)

PS 1 : Il va sans dire que je suis à la fois passé par les caisses de l’hyper et par la “caisse” du drive et que les chiffres sont vérifiables sur pièces.

PS 2 : tout aussi étonnant, le cadre avec lequel je taille le bout de gras à quelques minutes de la fermeture de l’hyper qui m’assure que les prix sont identiques en drive. Et qui, vous l’aurez compris, peine à me croire quand je lui assure que ce n’est hélas pas le cas.