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Petit conseil (gratuit et désintéressé) à Monoprix

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C’est un fait : Monoprix a les prix les plus élevés du marché. Et, sans surprise, la plus mauvaise image-prix. 5 % seulement des consommateurs interrogés mois après mois par Prométhée pour Kantar estiment que l’enseigne « propose des bons prix ». A titre de comparaison, sur ce même critère, Lidl caracole à 65 % (le meilleur score), Leclerc est à 54 % et Carrefour par exemple à 33 %.

Conscient de ses faiblesses en termes d’image-prix, Monoprix a ouvert un vaste chantier sur ce sujet avec ses « p’tits prix ». Une initiative salutaire, que je vous avais révélée en avant-première ici, et qui a quand même comme conséquence première de « cramer de la marge en taux » avant que les volumes ne compensent « en masse ».

Mais l’enseigne devrait en parallèle s’attaquer au chantier de la value for money (lire à ce propos Les Incontournables du Commerce de demain, c’est l’un des chapitres) : comment, sans toucher au prix, une enseigne peut améliorer la valeur perçue de son offre ? Exemple, ici, avec ce cassoulet de la gamme Gourmet. D’abord, Monoprix devrait rapporter le prix à la portion : ici 2,31 €, ce qui peut nourrir une promesse de « gourmet » à prix mini. Ensuite, pour gagner en impact, Monoprix serait inspiré de supprimer le verbiage habituel « on craque pour ce classique de la gastronomie proposé par Monoprix Gourmet » pour des points-clés, visuellement plus digestes. Par exemple la présence de confit de canard (noyée dans le verbiage) et de véritable saucisse de Toulouse (passée sous silence). De mon point de vue, la value for money est plus importante ci-dessous. Donc la perception du prix améliorée. Tant pour les clients de cassoulet que pour les non-acheteurs, lesquels auront malgré tout reçu le message, simplement en passant devant.

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