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La visite du premier Costco français à Villebon

Costco Villebon

Attendu tout autant que redouté mais… sans surprise (ou presque). Voilà en quelques mots Costco Villebon, inauguré ce mercredi soir, en présence de plusieurs centaines d’invités, parmi lesquels quelques concurrents avaient réussi à s’infiltrer ! Attendu, parce que Costco cherchait à s’implanter en France depuis près de 10 ans. Redouté parce que le concept Costco casse littéralement la structure de coût du retail. Par l’assortiment tout d’abord avec l’offre d’une (petite) supérette, 3 800 références, dans la coque d’un hypermarché (12 000 m2) ; par l’absence de services (pas de rayon “trad”, à l’exception de quelques crustacés de prestige vendus au poids, comme ces pattes de crabe royal) ; par l’absence de théatralisation, tous les produits étant présentés sur palettes ou sur table pour le textile et, dans tous les cas, sans effort particulier de présentation. Forcément moins coûteux que les dernières cathédrales de Carrefour, Auchan ou Leclerc (sur ce point, je reviens évidemment asap avec une étude complète sur le positionnement prix). 

Mais ce Costco est aussi… sans surprise. En tous les cas pour qui connaît l’enseigne. Je l’assume : c’est mon cas pour avoir visité des magasins Costco aux États-Unis, au Canada, en Espagne ou en Angleterre. Donc, en ce sens, aucune surprise. Le concept Costco est reproduit à l’identique partout dans le monde, jusqu’à la taille des palettes, obligeant les fournisseurs à faire appel à des prestataires spécifiques ou Costco, sur certains produits, à assumer une repalettisation ! Sans surprise aussi sur l’implantation générale : entrée par les TV, le textile au centre, le centre optique en arrière-caisses, etc. Sans surprise aussi le choix des meubles : pour les fleurs, pour les bijoux, etc. Du déjà vu ailleurs. Mais, après tout, pourquoi changer un concept qui gagne. J’aime à rappeler cette statistique impressionnante : avec 150 millions de dollars de chiffre d’affaires par entrepôt, Costco détient le record mondial de productivité par unité commerciale et, en ce sens, mérite au moins d’être analysé ! 

Surprise en revanche sur les produits. Pour le dire franco, je m’attendais à moins de produits US, certains souffrant d’ailleurs de non-stickage en Français, pourtant obligatoire (bon, OK, il reste aux équipes Costco la dernière nuit pour y remédier !). A l’inverse, surprise positive pour la politique marchandises en frais. Exemple : la boucherie volaille ou la quasi-totalité de l’offre est label rouge. Impressionnant. Impressionnant, à l’image quand même du concept dans sa globalité. En tous les cas pour ceux qui le découvraient ce soir (étonnant pour des pros, mais bon…) mais surtout pour les premiers clients demain matin. J’ai hâte de voir leur tête… 

Pour télécharger le diaporama de visite, un p’tit clic sur l’image…

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